Discours du Président de l'Assemblée Nationale

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Monsieur le Président du Bureau Provisoire,
Mes jeunes Collègues Secrétaires dudit Bureau,
Mesdames et Messieurs les Communicateurs,
Très chers collègues Députés fraichement élus,
Nous voici parvenus quasiment au terme du processus aussi exaltant que passionnel de renouvellement de l’Assemblée Nationale, à l’issue de la mise en place de l’organe directeur de cette institution constitutionnelle appelée à juste titre,  la représentation nationale.
En effet, cette étape revêt une importance capitale, dans la mesure où elle  consacre le début du mandat, et donc  l’entrée en fonction des Députés de la 13ème législature, conformément aux dispositions des articles 35 de la Constitution et  2 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.
Permettez que j’axe d’abord mon propos  sur de multiples remerciements, avant d’effectuer un bref survol de quelques observations prospectives sur notre pays.
Aussi, aux noms de l’ensemble de mes collègues élus, je rends avant tout un vibrant hommage au peuple gabonais, pour avoir bien voulu nous accorder la majorité des suffrages dans nos circonscriptions respectives.
Le civisme dont ils ont fait preuve témoigne de la maturité qui caractérise les Gabonaises et Gabonais depuis notre accession à la souveraineté nationale, de manière pacifique.
A vous, Mr le Président du Bureau Provisoire, aux Jeunes collègues Secrétaires, nous disons merci et félicitations pour l’efficacité dont vous avez fait montre.
Quant à nos Partis ou Regroupements politiques qui nous ont permis de défendre leurs couleurs respectives, nous exprimons notre profonde gratitude, particulièrement au PDG et à son Président.
De même, comment ne pas relever la prouesse réalisée par le CGE qui vient, de manière satisfaisante d’organiser pour la première fois dans notre pays, des élections jumelées.
Le  rôle délicat, mais éminemment salutaire de la Cour Constitutionnelle qui, en plus de rendre justice en matière électorale, interprète et comble des lacunes de la Constitution, contribuant ainsi au bon fonctionnement de nos institutions, mérite d’être souligné.

Quoi qu’on en dise, la Présidente de cette haute juridiction est une valeureuse compatriote et ses collègues, de braves juges.
Nous n’oublierons pas non plus, ni nos adversaires des 6 et 27 Octobre 2018, ayant eu moins de chance cette fois-ci, ni encore moins nos prédécesseurs Président, Membres du Bureau et Députés, des précédentes législatures. Leur apport au rayonnement de notre institution est indéniable.
Que tous trouvent ici, l’expression de la reconnaissance du peuple gabonais.
En outre, à mon nom et aux noms des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, j’adresse nos sincères remerciements aux Députés qui viennent de placer en nous leur précieuse confiance, pour assurer au mieux, le bon fonctionnement de cette institution constitutionnelle.
La rentrée parlementaire, à l’occasion de la prochaine session ordinaire, qui sera la première de la présente législature, nous donnera l’occasion d’évoquer des sujets d’actualité.
Toutefois, nous ne pouvons passer sous silence celui qui préoccupe autant les Gabonais que nos amis et partenaires, à savoir la situation du Président de la république, S.E. Mr Ali BONGO ONDIMBA.
Aussi dois-je, en mon nom propre et au nom du peuple gabonais que nous représentons pour cinq ans à compter de ce jour, exprimer notre profonde compassion à l’égard de la famille de notre Président, Ali BONGO ONDIMBA, former le vœu de son prompt rétablissement et son rapide retour au GABON.
Un précepte de la sagesse Bantu nous recommande de : « DEPLORER LE MAHEUR D’AUTRUI, PLUTOT QUE DE NOUS EN REJOUIR », car nul ne sait de quoi demain sera fait…
Nous mettons à profit cette occasion, pour remercier solennellement leurs Majestés les Rois d’Arabie Saoudite et du Maroc, pour leur contribution fraternelle et déterminante dans la prise en charge médicale judicieuse dont a bénéficié notre Chef de l’Etat, ainsi que la communauté internationale, nos partenaires et amis, pour leurs soutiens multiformes, notamment par des messages au lendemain des malheureux événements du 7 janvier 2019.
Il importe aux autorités compétentes d’en tirer toutes les leçons et de prendre avec détermination des mesures idoines afin que nous ne connaissions plus jamais de tels dérapages.

En tant que Président de l’Assemblée Nationale, ma mission va consister à représenter le Bureau, en assurer l’exécution des décisions, diriger l’institution en son nom et contrôler les services dont nous avons la charge.
Avec l’ensemble du Bureau et votre comportement exemplaire, dont je ne doute pas un seul instant  chers Collègues, nous allons œuvrer à préserver la crédibilité de notre représentation nationale, car des institutions dignes, fonctionnant convenablement, contribuent davantage au développement que des hommes forts, pour paraphraser une illustre personnalité de ce monde.
C’est dire que l’Assemblée Nationale et la république qui incarnent le peuple, comptent davantage que ma modeste personne.
Nous mettrons en œuvre tous les mécanismes appropriés d’écoute de la population, afin que cette noble institution, jouissant de la légitimité populaire et comportant désormais une représentation significative de tous les bords politiques, reflète davantage toutes les opinions.
Ainsi, en vue de contribuer résolument à l’oxygénation de notre jeune démocratie, à l’apaisement du climat socio-politique, et à l’assainissement de l’environnement des affaires, l’Assemblée Nationale, tribune par excellence du débat démocratique, restera ouverte à l’examen de toute proposition objective, d’où qu’elle vienne, dans le respect des procédures légales.
La modernisation de notre législation, eu égard aux évolutions raisonnables de notre société, à commencer par l’adaptation de notre loi fondamentale aux nécessités du moment et aux perspectives prévisibles, constituera entre autres, avec les reformes à caractère social et économique, des préoccupations prioritaires de la 13ème législature.
Aussi, des pratiquants du droit, des intellectuels, des groupements représentatifs de divers secteurs, et même des Citoyens de tout bord seront-ils consultés, le cas échéant, afin d’inspirer l’adoption des réformes, initiées par le Gouvernement ou proposées par le Parlement.
C’est de cette manière, croyons-nous savoir, que fonctionnent des démocraties aguerries, qui améliorent opportunément leur arsenal  juridique, sans éprouver le besoin de réinventer de nouvelles constituantes.



Mesdames, Messieurs,
Le PATRIOTISME, le RESPECT de soi et d’autrui, ainsi que l’EXEMPLARITE, constituent entre autres, des gages de stabilité et de prospérité, susceptibles de contribuer à la magnificence de notre nation.
Ces trois valeurs sont censées animer tout élu national ou local, tout responsable politique ou administratif,  voire tout citoyen.
Je m’en voudrais de terminer mon propos sans réitérer le caractère fondamentalement pacifiste du peuple gabonais, ainsi que son aspiration légitime au bien-être et à un avenir meilleur.
Souvenons-nous de  ces cris du cœur des Gabonaises et des Gabonais, lancés au passage de la dépouille de notre illustre Président Omar BONGO, et qui demeurent plus que d’actualité aujourd’hui, à savoir :
« Nous voulons la paix ! Nous voulons la paix ! Nous voulons la paix ! »
LE GABON A BESOIN D’UN RESSAISISSEMENT OPPORTUN de ses fils et ses filles.

De ce fait, l’Amour véritable pour le GABON et son peuple, que revendiquent tous les leaders politiques, syndicaux, autorités, ou citoyens nourrissant des ambitions, somme toute légitimes, exige qu’ils transcendent leurs  divergences, leurs rancœurs, leurs inimitiés.
Enfin, chers Collègues, chers Compatriotes,
Faisons preuve de Patriotisme, en déployant nos énergies, nos intelligences, nos ressources, non pas à compromettre notre vivre-ensemble et l’image de la nation, mais plutôt à améliorer nos acquis sociaux, à préserver et consolider ce bien précieux qu’est la PAIX, afin que vive le GABON, dans l’unité, la concorde et la prospérité.
Merci beaucoup.


Publié le : 18 / 02 / 2019