Travaux : Paul-Marie GONDJOUT défend le Projet de loi de création et de transformation de Gabon 24 en EPIC au Palais Léon MBA.

Le Ministre de la communication et des médias a été auditionné le vendredi 24 Octobre 2025 par la Commission des Lois, des Affaires Administratives et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale de la Transition. Les échanges entre Paul-Marie GONDJOUT et les députés de la transition ont porté exclusivement sur le projet de loi autorisant la ratification de l’ordonnance n°0003/PR/2025 du 12 août 2025 relative à la création, l’organisation et le fonctionnement de la chaîne d’information nationale Gabon 24. Concrètement, cette ordonnance transforme Gabon 24 en Établissement Public à Caractère Industriel et Commercial (EPIC), un statut qui lui confère davantage de flexibilité budgétaire et managériale. Dans son exposé des motifs, le ministre a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité institutionnelle exigée par l’article 94 de la Constitution. Selon lui, « la ratification de cette ordonnance permettra de corriger les dysfonctionnements structurels observés depuis la création de Gabon 24, tout en dotant la chaîne d’une autonomie de gestion indispensable à sa modernisation ». Cette évolution vise à garantir un modèle économique viable, à renforcer la gouvernance à travers un Conseil d’Administration et une Direction Générale clairement définis, et à adapter la gestion du personnel aux standards du secteur audiovisuel moderne. La fin de l’exposé des motifs du membre du Gouvernement a donné lieu à un questionnement de la part des Représentants du peuple sur la mise en œuvre pratique de la réforme. Un député a notamment insisté sur la nécessité d’assurer « la transparence dans la gestion des ressources publiques et la garantie du pluralisme éditorial ». Occasion pour un  autre de rappeler que « Gabon 24 doit rester un outil d’information au service de tous, et non une vitrine institutionnelle », soulignant l’importance de préserver l’indépendance journalistique dans le cadre du nouveau statut. Se voulant rassurant, le ministre GONDJOUT a signifié que le texte « consacre le principe d’un service public d’information moderne, rigoureux et ouvert sur le monde », tout en précisant que les missions de la chaîne incluront désormais : La valorisation de la culture gabonaise à l’international, La diversification des formats éditoriaux, Et l’adoption d’une approche plurilingue pour toucher un public plus large. La ratification de ce projet de loi marque une étape décisive dans la refondation du paysage audiovisuel gabonais. « Gabon 24 doit devenir un vecteur de rayonnement du pays, un miroir de la vitalité démocratique et culturelle du Gabon », a conclu le ministre.   Juniorette ITATY

Séminaire : Octobre rose : Le Réseau National des Femmes Députées en première ligne contre les cancers féminins.

Dans le cadre de l’édition 2025 de la campagne « Octobre Rose » célébrée à travers la planète, le Réseau National des Femmes Députés (RENAFED) a organisé ce mardi au Palais Léon MBA, le siège de l’Assemblée nationale de la transition, un séminaire de sensibilisation dédié à la lutte contre les cancers féminins, principalement le cancer du sein et du col de l’utérus. Placée sous le thème « Unis par l’unique, au-delà d’Octobre Rose », la campagne nationale entend prolonger l’engagement citoyen contre les cancers féminins au-delà du seul mois d’octobre, pour en faire une mobilisation continue tout au long de l’année. Les manifestations qui s’étendent du 28 au 30 Octobre prochain sont fortement axées sur l’action et combinent outre le séminaire de sensibilisation, la séance de dépistage gratuit et l’activité sportive (fitness) afin d’allier prévention, information et bien-être. Ouvrant les hostilités, l’honorable Albertine MAGANGA MOUSSAVOU, 5ᵉ VPANT et Présidente du RENAFED, a exhorté les femmes à ne plus être de simples cibles de sensibilisation mais des actrices engagées de cette lutte. « Ce thème nous interpelle toutes : faisons front comme une seule armée pour combattre les cancers féminins. L’urgence est réelle. La prévention, le dépistage précoce, la solidarité et la mobilisation de masse doivent devenir notre réflexe permanent », a-t-elle déclaré, invitant  par la même occasion ses collègues du RENAFED à transformer Octobre Rose en culture de vigilance durable. Venu rehausser par sa présence, l’éclat de cet évènement annuel, le Président de l’Assemblée nationale de Transition, Jean-François NDONGOU a salué l’initiative, tout en exhortant les femmes à jouer un rôle moteur dans la transmission de l’information, notamment auprès des jeunes. « Faites-vous dépister pour éviter un diagnostic tardif. Brisons les tabous et parlons-en avec nos filles, nos sœurs, nos communautés. La prévention ne doit plus être un sujet silencieux », a-t-il insisté. Cette rencontre a été marquée par des interventions de spécialistes de renom du corps médical qui ont donné des outils essentiels aux participantes. Le Médecin-Colonel Koumba a par exemple, présenté le fonctionnement de l’Institut de Cancérologie d’AKANDA (ICA) et le parcours lié à la prise en charge des patientes, de la consultation au traitement. Pour sa part, le Professeur Assoumou, gynécologue-obstétricien, a livré un exposé très apprécié sur les gestes d’autopalpation, l’hygiène de vie préventive, ainsi que les signes auxquels les femmes doivent être attentives. Au terme de cette journée inaugurale, les participantes sont reparties mieux édifiées et engagées à devenir des ambassadrices de la prévention dans leurs familles, administrations et communautés respectives.   Juniorette ITATY

Travaux : Les députés de la transition rendent le tablier après deux ans de service.

Après deux années d’intenses travaux législatifs, les députés de l’Assemblée Nationale de la Transition ont officiellement achevé leur mission ce jeudi 13 novembre 2025. La cérémonie solennelle de clôture s’est tenue dans l’hémicycle du Palais Léon Mba, sous l’égide de l’Honorable Jean-François NDONGOU, Président de l’institution. Ce moment hautement symbolique a réuni, le Président du Sénat de la Transition Paulette MISSAMBO, le Vice-Président du Gouvernement, Hugues Alexandre BARRO CHAMBRIER, les membres du Gouvernement, les présidents des institutions constitutionnelles, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Guy NZOUBA NDAMA, les diplomates, ainsi que l’ensemble du personnel et le public venu nombreux. L’évènement a été marqué par les témoignages des trois composantes des députés  de la transition : politique, militaire et société civile avec comme maître mot, l’exhortation à la consolidation de l’unité nationale pour un Gabon qui gagne. Dans son discours de clôture, Jean-François NDONGOU est revenu sur le rôle historique joué par cette Assemblée de la Transition « la mandature qui s’achève ce jour a constitué une séquence de forte activité législative. Les députés de la transition se sont employés, dans la sérénité qui les caractérise, à examiner 105 textes, dont 85 ont été adoptés », a-t-il indiqué, citant notamment la loi référendaire, la nouvelle Constitution, le Code électoral, la loi sur les partis politiques, le statut des greffiers ou encore le Code de la santé…  Il a également précisé que « parmi les textes examinés et adoptés, figurent dix propositions de loi, dont certaines ont été transmises au Gouvernement pour promulgation », a-t-il fait savoir en rappelant le travail de contrôle parlementaire effectué durant cette période  « Nous avons adressé au Gouvernement 11 questions orales, 8 questions d’actualité et 1 question écrite, portant sur des sujets aussi variés que la gestion foncière, le relogement des déguerpis de Pleine Orety, la situation des enseignants bénévoles, les déraillements de train, la gestion des Archives nationales ou encore l’insécurité en milieu scolaire », a indiqué NDONGOU, saluant à cette occasion le dévouement, la rigueur et le sens du devoir de ses collègues députés tout au long du mandat, sans ignorer le professionnalisme de l’administration parlementaire et des médias ayant couvert leurs travaux. Jean-François NDONGOU a par ailleurs mis en avant « la diplomatie parlementaire active et constructive » menée par l’Assemblée Nationale de la Transition, au service du rayonnement international du Gabon. Profitant de cette tribune, il a lancé un appel solennel au Gouvernement afin que celui-ci veille scrupuleusement au respect de l’État de droit « en toute circonstance, les exigences de l’État de droit doivent être respectées dans leur plénitude, avec responsabilité et transparence. Le Gouvernement doit lutter contre les anti-valeurs telles que la corruption, l’impunité et le clientélisme. Si nous voulons donner à notre pays les moyens de son développement moderne, il faut que l’éthique républicaine soit de rigueur ». Cette cérémonie de clôture a permis aux acteurs issus des composantes militaire, politique et civile de la Transition de partager un moment empreint d’émotion, marquant la fin d’une étape déterminante de la vie politique du Gabon.       Julien LEPACKA.

Travaux : Michel Régis ONANGA M. NDIAYE appelle à bâtir une Assemblée Nationale unie et moderne.

À l’issue de l’élection suivie de l’installation du nouveau Bureau de la quatorzième législature, le Président fraîchement élu, a livré un discours empreint de solennité, d’ambition et d’un profond sens de l’État. Devant ses collègues députés réunis en session inaugurale, Michel Régis ONANGA M. NDIAYE a situé sa présidence sous le signe d’une vision « gabonaise unifiée et moderne ». Dès l’entame de son propos circonstanciel, le nouveau Président a salué « la rigueur, la dignité et la maîtrise » du Président du Bureau de séance notamment, le député le plus âgé et ses deux collègues les moins âgés, dont le travail a permis « un déroulement exemplaire de cette séance inaugurale ». Non sans remercier l’ensemble des parlementaires pour la confiance accordée, rappelant que ce vote, engage toute leur responsabilité. « L’honneur d’une charge publique ne se mesure qu’à la responsabilité qu’on accepte d’assumer pour les autres », a-t-il rappelé, citant en référence Feu Nelson Mandela, l’ancien Président Sud-Africain. Le Patron de la Chambre basse est ensuite revenu sur le rôle fondamental du Président de l’institution, à savoir : garantir la régularité des débats, protéger les droits de tous les députés et incarner la dignité du pouvoir législatif. « Cette fonction impose neutralité, équité et rigueur », a-t-il précisé, avant d’appeler ses collègues à dépasser les clivages politiques : « Nos sensibilités peuvent diverger, et c’est sain. Mais en commission comme en séance, nous devons défendre l’intérêt supérieur de la Nation. » S’appuyant cette fois-ci sur Montesquieu, il a insisté sur la culture du débat constructif, l’Assemblée éponyme étant le lieu par excellence du débat démocratique : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Voilà ce qui doit guider nos échanges : rigoureux, respectueux et tournés vers la République. » Michel Régis ONANGA MAMADOU NDIAYE a également dévoilé les principaux chantiers qui marqueront la présente mandature. « Nous devons moderniser en profondeur notre Institution », a-t-il affirmé. Parmi les priorités annoncées : La révision du Règlement intérieur, L’adoption d’un Code de bonne conduite du Député, L’adaptation de l’Arrêté 307 pour moderniser l’administration parlementaire, La digitalisation du travail législatif, Et la matérialisation de la fonction publique parlementaire. Autant d’outils qui devront, selon lui, garantir « une Assemblée efficace, crédible et pleinement au service du peuple gabonais ». S’adressant à l’administration parlementaire, le Président a souligné son rôle décisif dans la qualité des travaux législatifs, appelant à « un professionnalisme constant, une discipline exemplaire et une loyauté sans faille ». Enfin, dans un appel solennel à la mobilisation générale a été lancé. D’où, a-t-il a exhorté les représentants du peuple à se mettre immédiatement à la tâche : « Discipline, loyauté envers la République, devoir envers les générations futures… voilà ce qui doit guider chacune de nos décisions. Nous ne légiférons pas pour nous-mêmes, mais pour la prospérité du Gabon. »   Juniorette ITATY.

Travaux: les députés examinent la réforme de la taxe forfaitaire d’habitation

Au terme du séminaire d’immersion à leur intention, les honorables députés se sont lancés le vendredi dernier dans l’examen d’autres dossiers urgents et structurants . Notamment, l’audition du ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la Vie Chère, Henri Claude OYIMA, suivie d’une conférence des Présidents et de la Plénière. L’objectif recherché par la première séance : simplifier le système, renforcer l’équité fiscale et améliorer le financement des collectivités locales. Dans son allocution introductive, le membre du Gouvernement a rappelé la philosophie du texte : Nous voulons un système clair, équitable et adapté aux réalités de chaque territoire. Chaque citoyen doit contribuer selon le niveau d’équipements dont il bénéficie dans son environnement, a-t-il déclaré. Selon lui, les recettes additionnelles attendues estimées à 17,95 milliards FCFA, seront versées au Fonds d’Initiative Départemental (FID) afin de renforcer les projets de proximité : voiries, infrastructures de base, habitat, services publics locaux. 1.Une nouvelle cartographie fiscale du territoire Chaque Commune ou Secteur Urbain est désormais classé en zones selon : .La densité et la qualité des infrastructures de base, . L’accessibilité et les voies de circulation, .Le niveau de développement urbain, .Les équipements collectifs disponibles. Cette classification, a expliqué le ministre d’État, permettra de refléter justement les services publics offerts aux habitants . 2.Un forfait unique dans chaque zone Pour garantir la simplicité : .Un montant forfaitaire est fixé zone par zone ; .Il s’applique uniformément à tous les occupants ; .Les zones mieux équipées acquittent un montant supérieur, tandis que celles moins dotées bénéficient d’un forfait réduit. Henri Claude OYIMA a insisté sur les bénéfices concrets : Cette réforme rend la taxe prévisible, transparente et proportionnelle. Elle simplifie le recouvrement et assure un financement durable des infrastructures locales. Il a également précisé les impacts budgétaires, notamment : . Une baisse de recettes de 226,6 milliards FCFA liée à la réduction du taux de contribution pour l’amélioration du cadre de vie (de 10% à 7%); . Une hausse nette consolidée de 179,9 milliards grâce à la revalorisation de la taxe d’habitation ; . Une réduction des dépenses de souveraineté, de 139 à 30 milliards FCFA. Les députés ont salué la clarté du dispositif tout en exprimant plusieurs préoccupations pratiques. Justine Judith LEKOGHO a voulu des précisions sur la périodicité du paiement : Le paiement sera-t-il annuel, semestriel ou mensuel ?Les contribuables doivent être édifiés. Alexandre AWASSI, a évoqué la responsabilité du règlement : Qui doit s’acquitter de cette taxe : le propriétaire ou le locataire ?. Marie Paulette Parfaite AMOUYEME OLLAME ép DIVASSA s’est intéressée sur le fondement juridique du recouvrement : Sur quelle base la SEEG est-elle habilitée à prélever cette taxe ? Nous devons garantir la conformité et la transparence du mécanisme. En réponse, le ministre d’État OYIMA a rassuré l’assistance en ces termes : Toutes les préoccupations exprimées ici seront intégrées dans les textes d’application. Juniorette ITATY Sylvain MAGANGA MOUNGUENGUI