REUNION DU BUREAU DE L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE 2022

DISCOURS D’OUVERTURE DE M. Faustin BOUKOUBI, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU GABON MEMBRE DU BUREAU DE L’APF PRESIDENT DE LA REUNION Libreville – Gabon 27 janvier 2022 Madame le Président du Sénat, Madame le Président de la Cour Constitutionnelle, Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, Vénérables Sénateurs, honorables Députés, Chers collègues parlementaires francophones, Distingués Invités, Mesdames, Messieurs. A l’entame de ce propos, je voudrais au préalable réitérer ce que vient de dire Monsieur le Secrétaire Général Parlementaire, Monsieur KRABAL, à savoir que j’interviens ici par délégation de Monsieur Amadou SOUMAHORO, Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et Président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), qui comme ce fut le cas récemment à Kigali, m’a mandaté pour présider la présente rencontre internationale. C’est pour cela que vous constaterez que le discours de Monsieur KRABAL est plus gabonais que le mien. Empêché par des contraintes indépendantes de sa volonté, Monsieur SOUMAHORO qui avait souhaité lui-même diriger notre réunion, vous prie de bien vouloir accepter ses excuses. J’en profite pour lui adresser solennellement nos salutations fraternelles et amicales, de même qu’à mon cher aîné le Président MOUSTAPHA NIASSE, notre doyen, également empêché. Excellences, Mesdames et Messieurs, C’est pour moi un réel plaisir, après deux années de visioconférences, de nous retrouver ici à Libreville, à l’occasion de la Réunion du Bureau de notre organisation, incarnation de la démocratie parlementaire dans l’espace francophone. Malgré les masques auxquels nous a désormais astreint la pandémie de la covid-19, j’entrevois le visage rayonnant de chacun d’entre vous, chers collègues, ce qui est pour moi une source de satisfaction. Tout comme vous, nos rencontres chaleureuses, fraternelles et amicales, nos échanges directs, sans intermédiaires logistiques, m’ont particulièrement manqué. Toutefois, se tenant également en hybride, une partie des membres du Bureau se trouve ici et l’autre en visioconférence, contraint par les restrictions sanitaires. C’est le cas des collègues des sections des Régions Amérique et Asie-Pacifique. Vous qui avez veillé toute la nuit ou vous êtes réveillés très tôt pour se joindre à nous, je vous salue particulièrement et vous remercie mes chers collègues, pour votre présence virtuelle. Quant à vous qui êtes ici à Libreville, recevez également mes cordiales salutations et mes sincères remerciements, pour avoir bravé toutes les contraintes que nous imposent désormais le contexte sanitaire actuel, afin que nous puissions renouer avec notre agenda habituel, tant bien que mal et poursuivre ensemble notre œuvre commune, celle de porter la voix des Peuples francophones et de défendre leurs intérêts, face aux nombreux risques et enjeux du moment. Mesdames, Messieurs, Depuis la création de l’APF en 1967, la réunion du Bureau a toujours été le cadre idoine pour envisager des solutions sur toutes les questions auxquelles sont confrontées les sections et particulièrement les questions d’actualité. Chers collègues, le Président SOUMAHORO, Président de l’Assemblée Nationale d’un pays membre de la CEDEAO, en l’occurrence la Côte-d’Ivoire, ne saurait ignorer que cette actualité, est marquée ces derniers jours par le coup d’Etat au Burkina Faso et la détention de Monsieur le Président Roch Marc Christian KABORE, ancien Président de l’APF. Une situation qui vient s’ajouter aux nombreuses autres crises sociopolitiques, sécuritaires, sanitaires, économiques et climatiques actuelles que nous connaissons et dont certaines sont inscrites à l’ordre du jour de nos travaux. Nous exprimons notre solidarité au peuple frère du Burkina, de même qu’à ceux de Guinée, du Mali et du Tchad. C’est le lieu d’engager une réflexion sur les racines profondes de ces maux qui nous affectent et nous affligent ; c’est également cela notre rôle, individuellement et surtout collectivement. Tout peuple a besoin d’un Etat qui garantit ses droits, assure sa sécurité et promeut son bien-être durable, tout en préparant judicieusement l’avenir de la jeunesse, notamment par une éducation appropriée. Plus que par le passé, l’heure est donc à la solidarité internationale. Notre communauté et notre organisation, représentées sur les cinq continents doivent résolument contribuer au développement et à la prospérité de nos pays, s’ancrer dans le quotidien des populations, dans la recherche de leur bien-être durable. Toutefois, il est juste de reconnaître que le rôle des élus n’est pas aisé. Face au dilemme de servir deux maîtres à la fois, en l’occurrence la population, à priori souveraine et le bord politique sensé représenter la majorité de la population, la tâche du parlementaire en général, du Député en particulier ne peut être facilitée que s’il y a concordance entre la posture dudit bord politique et l’avis dudit bord politique et l’avis de l’opinion majoritaire. Sinon, le Parlementaire exerce en permanence dans une position inconfortable et est constamment vilipendé d’un côté ou de l’autre. Cela nous contraint à toujours rechercher laborieusement l’harmonie avec notre propre conscience. Le thème de la résilience de cette rencontre arrive à propos. Mesdames et Messieurs, Honorables parlementaires, Au-delà des grandes questions de l’heure, l’avenir de notre organisation nous interpelle aussi. L’APF doit évoluer, s’ouvrir un peu plus au monde, à la jeunesse et donner un caractère plus concret à ses actions de coopération, au service de nos Parlements nationaux et des parlementaires. Nul doute que cette rencontre participera à nous y mener progressivement. Mesdames et Messieurs, Distingués invités, Chers collègues parlementaires, Tout en vous réitérant les vifs remerciements de Monsieur le Président Amadou SOUMAHORO, notre souhait est donc que ces travaux de Libreville, placés sous le sceau de la résilience, servent de relance à nos activités en présentiel, pour une plus grande efficacité de nos actions. Sur ce, au nom de Monsieur le Président de l’APF, je déclare ouverts les travaux de cette Réunion du Bureau de l’APF à Libreville. Vive la francophonie Vive l’Afrique Vive le Gabon Je vous remercie.
ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE (APF)

DISCOURS DE L’HONORABLE ISSAKA SIDIBE A LA 8ème CONFERENCE DES PRESIDENTS D’ASSEMBLEES ET DE SECTION DE LA REGION AFRIQUE DE L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE (APF) Monsieur le Président de l’Assemblée Parlementaire de l’APF Monsieur le Secrétaire Général parlementaire de l’APF Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Gabon et président d’honneur de l’APF Mesdames et Messieurs les Présidents d’Assemblées et Chefs de délégation, Mesdames et Messieurs, Chers collègues, Par ma voix, les membres de l’Assemblée Nationale du Mali vous adressent leurs salutations chaleureuses et fraternelles. Ces salutations s’adressent singulièrement au Président GUY NZOUBA NDAMA, Président de l’Assemblée Nationale du Gabon, pour l’invitation qu’il a bien voulu nous adresser et surtout pour l’hospitalité dont ma délégation et moi-même sommes l’objet depuis notre arrivée à Libreville. Chers collègues, nous comprenons que cette adresse doit être axée sur la situation politique et sociale de nos pays respectifs, mais permettez-moi au préalable de réitérer à chacun de vous la reconnaissance du Parlement malien pour l’élan général de solidarité déployé en direction du Mali dans la gestion de la crise pluridimensionnelle dont il sort progressivement. Cet accompagnement s’est produit depuis Ottawa, par l’éligibilité de notre Parlement au Programme Multilatéral de développement parlementaire, confirmée par le Bureau lors de sa réunion de janvier 2015 en Suisse. Parmi les nombreuses actions menées, depuis, au Mali par l’APF, figurent la création du site internet de l’Assemblée Nationale, le séminaire organisé en septembre 2015 à l’intention des Députés et celui organisé en novembre 2015 pour le personnel parlementaire. C’est au cours de cette dernière activité, chers collègues, que Monsieur Geoffrey DIEUDONNE, Haut fonctionnaire au Parlement Belge, Expert intervenant dans ce séminaire à malheureusement perdu la vie lors de l’attaque terroriste perpétrée à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre 2015. Ce drame prouve à suffisance que la lutte contre le terrorisme doit être poursuivie sans relâche à tous les niveaux et qu’aucun effort ne serait de trop pour éradiquer ce fléau. La guerre asymétrique déclarée par le terrorisme dans mon pays se traduit régulièrement par des attaques perpétrées contre des populations civiles, des éléments des forces armées et de sécurité maliennes, la MINUSMA avec plusieurs attentas enregistrés dont le dernier a fait sept (7) morts dans le contingent guinéen à Kidal. Chers collègues, à la mémoire de Monsieur Geoffrey DIEUDONNE et de toutes les autres victimes civiles et militaires innocentes touchées par ces actes barbares et observer une minute de silence. Je vous remercie. Chers collègues, Mesdames et Messieurs, Ces attaques terroristes ne doivent pas cacher, les avancées politiques et sociales majeures que connait le Mali depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation aux mois de mai et juin 2015 entre les mouvements armés et le Gouvernement. Un comité de suivi de l’Accord a été mis en place. Ce comité travaille au quotidien à la mise en œuvre rapide dudit accord pour le bonheur de l’ensemble des maliens et de la communauté internationale. A ce sujet, le Gouvernement vient de procéder à la nomination des Gouverneurs des nouvelles régions de Ménaka et de Taoudéni. L’administration civile et militaire, quant à elle, s’installe progressivement dans toutes les régions du nord à l’exception de Kidal où les mouvements armés (CMA et Plateforme) parviennent néanmoins à trouver un « Modus vivendi » depuis quelques temps. Des consultations ont eu lieu entre ces mouvements armés et le Gouvernements du 169 au 26 février dernier à l’issue desquelles, ils se sont engagés à tenir un grand forum sur la paix à Kidal du 27 au 30 mars prochain. C’est lieu de saluer la synergie d’actions existant entre le Parlement et le Gouvernement dans le processus de mise en œuvre de l’Accord. En effet, après avoir participé à toutes les rencontres d’Alger ayant abouti à la signature de l’Accord pour la Paix et le Réconciliation, le Parlement à initié une série d’écoutes des différentes acteurs aux fins de créer, en son sein, une commission Parlementaire chargée du suivi dudit Accord. Au niveau de l’Assemblée Nationale, nous saluons l’identification des sites de cantonnement et souhaitons vivement le démarrage du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) Aussi, je voudrais vous informer que le Parlement est actuellement en session extraordinaire et l’un des projets phares que nous nous apprêtons à étudier est le projet de loi portant modification du code des lignes dans l’exécution de l’Accord et devrait ouvrir la voie à la mise en place des autorités transitoires dans lesdites collectivités. Chers Collègues ; Mesdames et Messieurs ; Dans le cadre de la Réconciliation Nationale, la Commission Vérité, Justice et Réconciliation a été mise en place depuis le 2ème semestre de 2015 et est opérationnelle. Le retour de nos populations réfugiées dans les pays amis se poursuit. Au plan politique, il faut également rappeler l’adoption de la loi portant statut du chef de l’opposition. Aussi, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès des femmes aux fonctions nominatives et électives a été votée par l’Assemblée Nationale, lors de la session d’octobre dernier. Messieurs les Présidents d’Assemblées, chers collègues députés, avant de clore mon intervention, permettez-moi de vous réitérer notre fierté à vous recevoir en terre africaine du Mali, à la faveur de la prochaine Assemblée Régionale Afrique. La commission d’organisation, présidée par l’Honorable Aicha Belco MAIGA, Présidentes déléguée de la Section APF, est déjà à pied d’œuvre pour la réussite de cet important rendez-vous. Je vous remercie de votre attention.
Discours du Président de l’Assemblée nationale de la RDC à la Conférence des Présidents d’Assemblées et de Section de la Région Afrique de l’APF

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Gabon et président d’honneur de l’APF Madame la Présidente du Sénat, Mesdames et Messieurs les Présidents d’Assemblées et Chefs de délégation, Monsieur le Chargé de Mission de la Région Afrique, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs, Qu’il me soit permis d’abord et avant tout de saluer et de remercier la section gabonaise et son président Guy NZOUBA NDAMA, ainsi que tout le Parlement du Gabon, pour leur accueil empressé et chaleureux. La grande Libreville, si délicatement adossé sur l’estuaire du Komo est un délice pour les yeux et pour les sens, d’autant plus qu’en arrivant ici, nous éprouvions la quiétude de savoir que nous venions en territoire ami ou notre civilisation Bantu prend toute sa place. Le Gabon est un pays et un territoire ami, en raison bien entendu de la confraternité qui caractérise au plus haut point L’Assemblée Parlementaire de la Francophonie sous les auspices de laquelle nous sommes réunis. Mais bien au-delà, je dirais pour ma part que c’est un pays et un territoire ami parce qu’avant tout, nous partageons tous ici même de toute les sections de la Région Afrique de l’APF, est représentative de cette confraternité. Mes chers collègues, L’action de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a été marquée au début de cette année, par la tenue du Bureau de Siem Reap à laquelle certaines des sections ici présentes ont été représentées. Cette importante activité statutaire a été l’occasion de revenir sur les questions importantes qui redéfinissent sensiblement les défis auxquels notre institution fait quotiennement face. Il s’agit des défis traditionnels de respect de l’Etat de droit et de la démocratie, de promotion des droits de l’homme et de l’égalité homme-femme d’une part ; et il s’agit aussi d’autre part, de développement économique, de sécurité et de quiétude dans les diverses actions et missions que nous entreprenons tel que les événements de novembre dernier à Bamako y ont tragiquement appelé notre attention. Mesdames et Messieurs, Les événements de Bamako, loin de mettre à l’index un pays et sa capitale dont les succès restent pourtant visibles en matière de stabilité des institutions, de respect de la démocratie et de sécurité, ceci malgré l’environnement régional de moins en moins propice ; ces évènements de Bamako révèlent plutôt que nul n’est désormais à l’abri du fanatisme et de l’extrémisme, pas plus Paris qui a subi des attaques terribles le 13 novembre dernier que le Caire ; pas plus Tunis que Bruxelles. Plus que dans ces lointains espace territoriaux que nous avions longtemps crus les cibles privilégiées du terrorisme mondial, c’est désormais à notre porte et contre nos valeurs africaines de fraternité, de vivre-ensemble et de solidarité, que s’insurgent violemment ces mouvances radicales. Et notre réponse devrait être commune, cohérente et globale. En nous inspirant de la sagesse africaine bien rendue par le proverbe gabonais qui rappelle qu’ « un seul doigt ne lave pas la figure » c’est ensemble, je crois qu’il nous serait plus utile d’apporter cette réponse. Ensemble, disais-je, et j’ajouterais, galvanisés par nos valeurs et nos convictions partagées, celles-là même qui justifient et légitiment notre présence aujourd’hui à Libreville. Chers collègues, cette affirmation de nos valeurs communes passe par l’affermissement de la stabilité de nos institutions et leur ancrage dans des normes et procédures fortes et transparentes. Il en va de la légitimité de celles-ci et de la qualité de l’image que nous renvoyons à nos parlementaires. A ce titre, permettez-moi de me féliciter de l’exemple que nous en donnent les récentes élections en République Centrafricaine et au Niger. Les premières sont la preuve que les consultations électorales apaisées sont toujours possibles, même dans les contextes difficiles de sortie de crise, et les secondes démontrent s’il fallait encore, que les peuples qui nous élisent ne demandent qu’à exprimer librement leur choix et sauront toujours nous accompagner dans l’enracinement de la démocratie. C’est pourquoi je reste persuadé que les échéances électorales qui se profilent sur notre continent pour la suite de cette année 2016 affermiront ces valeurs de liberté et de transparence des choix, de démocratie et de respect des différences, dans un dialogue constructif et inclusif. Bien évidemment, l’Assemblée parlementaire de le Francophonie st pour sa part fortement disposée à apporter son soutien à ces élections, afin qu’elles se déroulent au mieux. Mes chers collègues, je m’en voudrais de conclure mon propos sans remercier à nouveau le Parlement gabonais pour les dispositions qu’il ne cesse de prendre afin de rendre agréable notre séjour et nos trvaux de cette 8ème conférence des Présidents de la région. Je ne doute pas que de nos travaux sortiront des directives et des lignes de conduite fermes et pertinentes, pour non seulement marquer positivement l’empreinte de notre région au sein de l’APF, mais aussi impulser des dynamiques positives dans notre institution commune. Nous nous le devons à nous-même, nous le devons à l’Afrique, et nous le devons par-dessus tout aux peuples africains qui nous ont élus pour les représenter à divers niveaux. Et nous ne failliront pas à nos engagements. J’ai dit. Je vous remercie.
Discours du Président de l’Assemblée Nationale du Gabon à la Conférence des Présidents d’Assemblées et de Section de la Région Afrique de l’APF

Monsieur le Président de l’APF , Mesdames et Messieurs les Présidents d’Assemblées et de Sections, Mesdames et Messieurs les Parlementaires et chers Collègues. C’est pour moi un grand plaisir de prendre la parole ce matin, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 8ème conférence des Présidents d’Assemblées et de Sections de la Région Afrique de l’Assemblées Parlementaires de la Francophonie. Je voudrais à cette occasion souhaiter la plus cordiale des bienvenus à vous tous, mes chers collègues, vous qui en dépit de vos nombreuses obligations avez honoré de votre présence le rendez-vous de Libreville. Cela illustre à suffisance l’intérêt que vous accordez à ces rencontres que nous avons su perpétuer et qui constituent l’aboutissement d’un travail collectif entamé depuis huit ans déjà, lorsque notre région commençait sa mue progressive au sein de la grande faille de l’APF après les assises de Dakar et de Paris. C’est le lieu pour moi de me réjouir de cette initiative, partagée par certains de nos collègues Présidents à l’époque, qui aujourd’hui reste le lieu privilégié d’échange sur les questions liées à la démocratie et celles spécifiques à notre Région. Je saisis par conséquent cette opportunité qui est offerte au Parlement gabonais d’abriter pour la seconde fois cette conférence, pour rendre hommage à mes amis, frères et collègues, anciens Présidents des Assemblées du Sénégal, du Tchad, du Burkina-Faso, du Mali, du Togo et du Bénin qui ont posé avec moi la pierre angulaire de notre édifice ici même à Libreville au palais Léon MBA les 24 et 25 avril 2009. Je reste convaincu que ces pionniers continuent de défendre inlassablement les idéaux de la Francophonie. Mesdames et Messieurs, Depuis la session inaugurale de 2009, le taux de participation ne cesse de s’accroitre. Il est passé du simple eu triple. Cependant, beaucoup reste à faire et ce, de manière concertée afin d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Les thèmes inscrits à l’ordre du jour de la présente rencontre à savoir : « défis et espoirs de la COP21 pour l’Afrique » et « Médias sociaux et Développement démocratiques en Afrique Francophone » soulèvent des questions cruciales de notre ère. Le premier sujet nous permettra de faire le point de la participation de l’Afrique à la conférence parlementaire sur les changements climatiques qui a eu lieu à Paris en novembre 2015. Le second quant à lui, donnera l’occasion de poser les jalons d’une discussion sur le rôle des médias sociaux sur le développement en Afrique. Les discussions sur ces deux thèmes ainsi que l’ensemble des travaux de la présente Conférence seront dirigés, conformément aux dispositions de l’alinéa 1er de l’article 6 du règlement de la R2GION ? PAR Monsieur Aubin MINAKU, président de l’Assemblée nationale de la République du Congo et Président en exercice de l’APF. Monsieur le Président, Je voudrais saisir la solennité que nous offre cette occasion pour vous réitérer au nom du comité d’organisation et en mon nom propre, nos sincères félicitations à l’occasion de votre accession à la tête de notre Assemblée depuis la session de juillet 2015 à Berne. Nous voudrions vous rassurer de notre disponibilité entant que Section Membre à soutenir votre action durant tout votre mandat. C’est sur ces mots d’engagement que je souhaite pleins succès à nos travaux et surtout un excellent séjour à Libreville. Vive la diplomatie parlementaire Vive l’APF Vive le parlement Gabonais Je vous remercie.
Discours d’ouverture du Président de l’Assemblée Nationale

I. INTRODUCTION : DE LA PAROLE À L’ACTION Monsieur le Premier Ministre, Alors qu’elle entreprend d’examiner le destin des objectifs du Développement Durable, la 132ème Assemblée de l’Union Interparlementaire qui s’est tenue à Hanoï au Viet Nam du 28 mars au 1er avril 2015, avait cru bon de préciser dans le thème du débat général, je cite : « Passer des mots à l’action » fin de citation. Au-delà de la simple formule destinée à sensibiliser la conscience parlementaire sur le besoin d’accompagner l’accomplissement des ODD, et si cet intitulé mettait plutôt le doigt sur l’une des causes profondes du discrédit qui affecte la vie politique ? C’est-à-dire, cette impression que la politique est désormais réductible à la parole. La parole comme véhicule d’un catalogue de bonnes intentions que les responsables politiques ont pris fâcheuse habitude de ressasser à volonté sans spécialement donner le sentiment qu’ils se soucient d’en trouver une traduction concrète ? Telles sont les interrogations qui m’ont spontanément envahi en découvrant cette sorte de consigne et d’incitation sous entendu dans le thème évoqué. La politique ne peut certes se passer des mots. Nous en expérimentons présentement l’importance. C’est à travers les paroles que se dévoilent les ambitions politiques. C’est à travers les paroles que les femmes et les hommes politiques lèvent le voile sur les ardeurs qui les animent autant que sur le mystère de leur personnalité. Les paroles peuvent aussi créer du lien, de la proximité avec le peuple qu’elles assurent et rassurent à l’occasion. Mais la parole sert aussi à formuler des promesses. Lesquelles promesses suscitent l’espoir et entretiennent l’espérance voire la croyance en une sorte de fonction magique de la politique, susceptible de changer le cours des événements dans la singularité des vies mais aussi dans la communauté de celles-ci. Pour autant que la politique ait pour vocation d’apporter le bien être dans la cité. Or, notre époque est si obnubilée par le souci performatif du discours politique, que celui-ci donne à plusieurs égards le sentiment d’être maintenant une sorte de fin en soi ou d’avoir sa finalité en lui-même. La vertu qui devrait résider dans l’adéquation entre les paroles et les actes semble désormais abandonnée à elle-même. La valeur quasi sacrée de la parole qui formule des promesses dans le souci de les réaliser, ne semble plus contenir une quelconque importance pour certains acteurs politiques. La parole censée engager l’honneur et la dignité de l’homme politique devient entre certaines lèvres, une forme de fanfaronnade, ventilateur de farces à mauvais goût qui abusent de la patience mais surtout d’une certaine forme de crédulité d’une partie du peuple. Toute chose qui aboutit finalement à exacerber le mépris, le ressentiment voire le caractère haïssable de la politique et même des responsables politiques ; qu’on finit par considérer comme une espèce de messies foireux auxquels on ne devrait plus croire, à force de prêcher des miracles qui ne se produisent jamais. D’où la 132ème Assemblée de l’Union Interparlementaire a eu beau jeu de prescrire ce qu’elle a appelé : le passage des mots à l’action. Mais que pourrait alors signifier : passer des mots à l’action ? II. DÉFINITION DU PASSAGE À L’ACTION Mesdames et Messieurs, A notre humble avis, et sans vouloir dérouler un Discours de la méthode, passer des mots à l’action, c’est : Car, la femme ou l’homme politique devrait assumer un certain statut. Le statut de femme ou d’homme supérieur au sens où une sagesse enseignée par Confucius déclare à ce propos, je cite : «L’homme supérieur est celui qui d’abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions » fin de citation. En d’autres termes, si gouverner c’est communiquer, les femmes et les hommes politiques devraient avant tout agir. C’est-à-dire changer le cours des événements et produire des résultats tangibles. Voilà par quoi, ils doivent commencer pour regagner la confiance des peuples. Marcel Proust disait justement dans son livre bien nommé A la recherche du temps perdu, je cite : « Agir est autre chose que parler, même avec éloquence, et que penser, même avec ingéniosité » fin de citation. Dans le même dossier, je ne puis résister à l’envie de verser une autre pièce tirée de cette diatribe du Général De Gaulle quand il souligne : « Je parle. Il le faut bien. L’action met les ardeurs en œuvre » fin de citation. III. SALUTATIONS ET PROTOCOLE Mesdames et Messieurs, A l’évocation de l’auteur du célèbre appel du 18 juin 1944, c’est aussi pour moi, l’occasion de saluer à présent toutes celles et ceux qui ont eu l’amabilité de répondre favorablement à l’appel ou plutôt à l’invitation du Palais Léon MBA pour cette circonstance. 1. Le Premier Ministre et le Gouvernement Je pense tout d’abord à Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Professeur Daniel ONA ONDO. Et autour de lui, à tous les ministres qui l’accompagnent. Monsieur le Premier Ministre, depuis votre arrivée à la tête du Gouvernement, l’Assemblée Nationale n’a cessé de souligner vos efforts inlassables pour établir une collaboration harmonieuse entre le pouvoir Exécutif et le pouvoir Législatif. Le tout, dans le cadre de la coproduction normative qui nous engage. De même, la Représentation Nationale aime à relever l’optimisme intelligent que vous inoculez au sein de l’équipe gouvernementale, afin d’affronter dignement les aléas du moment. Cet optimisme est doublé d’une autre vertu que j’appellerais le refus d’auto-complaisance qui s’est notamment exprimé le 12 janvier dernier, lorsque vous avez émis ce constat lucide, à l’occasion des vœux que les Membres du Gouvernement ont bien voulu vous adresser en notant, je cite : « une insuffisante collégialité, une propension à travailler seul ou encore, une tendance à confondre vitesse et précipitation » parmi certains éléments de votre équipe. Monsieur le Premier Ministre, l’Assemblée Nationale vous sait capable de relever n’importe lequel des défis soumis à votre manœuvre. Néanmoins, si les impondérables du moment devraient entraver ou contrarier vos capacités de conduire ce navire vers le cap de « Bonne Espérance », le jugement de
Discours du Président de l’Assemblée Nationale

Chers membre de la famille, Chers collègues, Mesdames et Messieurs, en vos noms grades et qualités tout protocole observé, C’est dans la matinée du 22 Décembre 2015 que j’ai appris la douloureuse nouvelle relative au décès de l’Honorable Luc MARAT ABYLA, député du 1er siège du Département de Léconi-Lékori, commune d’Akiéni et Président du Groupe Parlementaire PDG à l’Assemblée Nationale. Une fois de plus, le sort vient d’endeuiller la grande famille du Palais Léon MBA. Une fois de plus, les mêmes interrogations sur le phénomène de la mort. Pourquoi ? Comment ? Une fois de plus, la désolation et vide devant la manque de réponse apaisante. Pour la dédramatiser, une vieille sagesse grecque enseigne que la mort ne nous concerne pas ; puisque nous ne la rencontrons jamais. Car vivants, nous ne sommes encore mort. Et morts, nous ne sommes plus vivants pour nous apitoyer sur notre propre sort. Pourtant, le mystère reste entier, épais comme un brouillard de saison sèche. En effet, force est de constater que nul ne parvient à dompter ni la douleur, ni le chagrin, ni le sentiment d’injustice dû au décès d’un proche. Face à la mort, la vie demeure un sempiternel torrent de larmes que rien ni personne ne sait encore apprivoiser. Quel que soit l’âge, et en dépit de la maladie, nous sommes chaque fois habités par un amer sentiment qui fait dire que les personnes qui nous quittent, partent toujours trop tôt. Comme à l’improviste, sans prévenir. Tant nous aimerions encore les garder auprès de nous, les voir simplement, les aimer, les chérir et même les chamailler. Puis se réconcilier, puis les chérir encore un peu plus dans un cycle infini de chaleur humaine fait de hauts et de bas pourvu qu’il nous garde ensemble et que nul ne s’égare dans les méandres de l’éternité. Tant nous avons le sentiment que les gammes musicales de l’existence de ceux qui partent vers l’autre rive peuvent encore délivrer plusieurs mélodies. Hélas, il faut se résoudre à accepter cette fatalité. D’où ce matin, ce sont encore tous ces sentiments mêlés d’incompréhension, d’injustice, de regrets et d’impuissance qui nous envahissent au moment où nous sommes ici rassemblés pour matérialiser l’hommage de la représentation nationale à l’un de ses plus dignes serviteurs. Né en 1944 à Akiéni, l’Honorable président du Groupe parlementaire PDG, Luc MARAT ABYLA était l’un des ainés de cet hémicycle du Palais Léon MBA. Un ainé qui inspirait la quiétude, le calme et la sérénité. Très apprécié de ses collègues de tout bord, l’Honorable Luc MARAT ABYLA bénéficiait d’un capital sympathie et d’une autorité quasi naturelle au sein de cette Assemblée. Pour autant, que cet ainé était aussi pour la plupart de ses collègues députés, l’enseignant et le Proviseur qui aura marqué les esprits de plusieurs générations entre 1972 et 1979 au Lycée National Léon MBA. A l’instar de son ami et frère Jean Pierre NZOGUE NGUEMA pour qui nous pouvons aussi avoir une pensée pieuse en cet instant, tous les témoignages s’accordent à reconnaitre que sous l’égide du Proviseur Luc MARAT ABYLA, le Lycée Léon MBA était la vitrine de l’école gabonaise. Son étoile la plus luisante. A la fois en terme d’excellence au travail qu’en terme de rigueur et de discipline comportement des élèves. Pointilliste jusqu’au bout de l’ongle, l’homme pouvait donner l’impression d’être à la fois l’enseignant, le proviseur mais aussi le surveillant général de son cher établissement. Conscient du caractère icône du lycée nommé Léon MBA, Monsieur le Proviseur avait à cœur de lever le symbole à la hauteur du prestigieux personnage que fût le Père de la Nation Gabonaise. Ce qui permet de constater à l’évidence combien le jeune serviteur de l’Etat était déjà imprégné d’un sens aigu de la République et des valeurs qu’elle devrait promouvoir afin que les filles et les fils du Gabon soient taillés dans le même bois, de la même essence : GABON D’ABORD. Toute chose que lui rappelait d’ailleurs la même formule gravée à l’entrée de son lycée et qui devait sonner dans son entendement de patriote résolu comme une injonction, comme un hoquet qui devrait secouer les entrailles du patriotisme de la jeunesse gabonaise soumise au façonnement du moule académique légendaire dont il assurait la gestion. Le Président Luc MARAT ABYLA a occupé ses fonctions de Proviseur cumulativement à celles de Directeur Général Adjoint des Enseignements et de la Pédagogie. Mais il fut aussi Directeur de l’Enseignement du Second Degré, Directeur Général de l’Education Nationale et même Haut Commissaire auprès du Ministre de l’Education Nationale. Toutes les cordes ici déclinées appartiennent à un même arc : l’univers de l’Education Nationale. C’est aussi dans cet univers que j’ai eu l’honneur de rencontrer et de connaitre personnellement l’Homme avant l’épisode du Palais Léon MBA qui a permis à nouveau le croisement de nos itinéraires. Qu’il me soit alors permis ce petit témoignage. Après l’épreuve particulièrement pénible de mon passage à la case prison, je suis immédiatement affecté par le Ministère de l’Education Nationale au Lycée d’Etat de Lambaréné comme nouvel enseignant de philosophie. Alors que je venais de rencontrer Monsieur le Secrétaire Général Luc NZE qui à l’occasion m’avait notifié l’affectation, j’ai eu la chance de croiser les pas de Monsieur Luc MARAT ABYLA dans les locaux du Ministère. Ses premières paroles envers ma modeste personne furent des propos d’un grand réconfort et d’une immense tendresse quasi paternelle. Parlant en effet de mon séjour carcéral, et de la fin sinon prématurée ou du moins précipitée de mes études, il me dit ce jour-là : « petit, il faut pouvoir tenir le coup. Ça fait partie de la formation de l’homme que de survivre à de telles épreuves ». Et de me poser la question : « Que vas-tu faire maintenant ? » J’avais répondu en expliquant que je viens d’être notifié d’une décision d’affectation au Lycée d’Etat de Lambaréné. J’ai senti l’homme comme offusqué et indigné par cette décision qui ressemblait à un prolongement de peine. « A Lambaréné, avait-il rétorqué, on te
Programme de la Journée Internationale de la Démocratie

PROGRAMME Journée Internationale de la Démocratie Libreville, Gabon, 15 septembre 2015. 09 H 00 Arrivée des Invités 09H 30 Arrivée des Députés et Sénateurs 10H 00 Mot de Circonstance du Président de L’Assemblée National ou de son Représentant 10H15 Mise en place du Bureau de séance 10H30 Conférence-débat 13h00 Clôture 13H30 Cocktail
Discours d’ouverture du Premier Vice-Pésident de l’Assemblée Nationale

Monsieur Le Premier Ministre, Gouvernement Madame la Présidente du Sénat ; Madame et Messieurs les Présidents des Institutions Constitutionnelles ; Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, et Représentants des Pays Amis ; Mesdames et Messieurs les représentant des Organisations Non Gouvernementales ; Distingués invités ; Honorables Députés, Mes chers Collègues ; Mesdames et Messieurs.En l’absence du Président de l’Assemblée Nationale qui participe en ce moment même aux travaux de la 4ème Conférence Mondiale des Présidents de Parlements, au siège des Nations Unies à New York, l’honneur me revient de vous accueillir ce matin, au Palais Léon MBA, dans le cadre de la cérémonie marquant l’ouverture de la deuxième session ordinaire de notre Assemblée. Entre le caractère sacré de notre mandat à l’échelle nationale et le souci de faire entendre la voix du Parlement gabonais au sein des instances internationales, l’Assemblée Nationale gabonaise, sous l’égide du Président Guy NZOUBA-NDAMA s’est toujours employée à équilibrer la gestion des paramètres. Aussi, concernant cette grande rencontre qui s’est ouverte hier, 31 août 2015, il me plait de souligner qu’elle a été précédée par trois réunions préparatoires au cours desquelles le Président de l’Assemblée Nationale du Gabon a compté parmi les quinze Présidents d’Assemblée que l’Union Interparlementaire (UIP) a choisis pour concevoir le thème central destiné à alimenter les débats. « Mettre la démocratie au service de la paix et du développement durable : construire un monde tel que le veut le Peuple. » tel est l’intitulé du thème des réflexions de New York. Abordé sous l’angle parlementaire, le thème objet des discussions de New York, au- delà de sa transversalité, comporte des enjeux et une portée qui laissent d’ores et déjà augurer de la richesse des débats. L’Assemblée Nationale, comme à son habitude, se fera le devoir et le plaisir de partager avec l’Exécutif, le moment venu, la quintessence des travaux de cette 4ème Conférence des Présidents de Parlement par le biais du rapport de mission qui sera adressé à cet effet au Gouvernement de la République. Parlant du Gouvernement de la République, je voudrais saluer la présence dans cet hémicycle de Monsieur le Ministre ISSOZET-NGONDET, représentant Monsieur le Premier Ministre en mission Professeur Daniel ONA-ONDO et celle des Ministres qui l’accompagnent. Monsieur le Ministre, représentant Monsieur le Premier Ministre, la collaboration harmonieuse qui a toujours prévalu entre le Gouvernement de la République et la Représentation Nationale est un gage essentiel pour l’exercice efficace de nos missions respectives. La Représentation Nationale vous encourage à persévérer dans cette volonté de sanctuariser cette harmonie, pour la réussite du travail commun de construction nationale, que le Peuple Gabonais nous a confié. Je ne passerai pas sous silence le fait que ce travail commun peut donner lieu, de temps en temps, à des débats vifs, voire âpres, mais n’est-ce-pas là le symbole fort de la vigueur de notre Démocratie ? Dans tous les cas, je note, et ceci pour m’en féliciter, que nos débats sont toujours empreints de respect et de considération mutuels, car chacun de nous se conforme, en toutes circonstances à l’esprit et à la lettre des prérogatives de chaque pouvoir, fixées par la Loi Fondamentale de notre pays. Monsieur le 1er Vice-Président du Sénat, représentant Madame le Président du Sénat en mission, nous avons plaisir à vous recevoir ce matin parmi nos invités, car l’Assemblée Nationale salue en vous, la Volonté chaque fois renouvelée du Sénat ? d’entretenir la tradition bien établie, d’entente cordiale entre nos deux Chambres parlementaire : l’objectif commun étant de produire et voter les meilleures lois pour notre Peuple. Merci Monsieur le 1er Vice-Président du Sénat, de contribuer par votre présence, à l’éclat de cette cérémonie. Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Constitutionnelles, votre présence dans cet hémicycle ce matin est la manifestation de la vigueur des institutions politiques de notre pays, traduction concrète des avancées politiques indéniables du Gabon, notre pays, en la matière. Merci de contribuer présence au rayonnement de la présente cérémonie. Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des pays amis, l’Assemblée Nationale reconnait en vous l’ensemble des valeurs qui fondent l’Amitié : respect mutuel, sincérité et fidélité dans les rapports entre vos pays respectifs et le Gabon. Je puis vous assurer que le Peuple gabonais entretient avec « gourmandise », nos différences avec nos nations, parce que ces différences, loin de constituer un handicap, sont plutôt source de richesse pour nous. Merci d’être parmi nous ce matin. Merci de nous apporter à nouveau, le témoignage de votre intérêt pour le Gabon. Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementales et de la Société Civil, nous avons en partage la volonté de consolider notre démocratie et de faire face aux défis visant à améliorer les conditions matérielles d’existence de nos populations. Cette quête commune doit nous conduire à mener nos actions dans le cadre d’une dynamique inclusive propre à fédérer les énergies ainsi mobilisées : pour le bonheur de nos concitoyens. Je tiens enfin à saluer les Gabonaises et les Gabonais qui, à chaque occasion, investissent spontanément les travées de cette salle des séances. Votre élan, outre qu’il nous rassure, est également le signe que l’importance du travail parlementaire ne vous échappe pas et que celui-ci gagnerait à être vulgariser un peu plus ! Votre présence par ailleurs, est pour nous, un rappel constant, bien que subtil, de ce que c’est de vous que nous tenons les mandats qui font de nous vos partes-paroles à l’Assemblée Nationale. C’est la raison pour laquelle, nous aimons à nous rappeler la Représentation Nationale. Merci de votre constance constructive. Honorables Députés, mes Chers collègues, nous voici arrivés au terme de notre intercession parlementaire. Je dis intercession parlementaire et non vacances parlementaires, car le Député n’est jamais en vacances : pendant cette période, il travaille avec sa base électorale. Pendant donc cette intercession parlementaire vous avez tous communié avec nos bases respectives. Vous avez entendu et enregistré les préoccupations de nos populations Vous avez été parfois encouragés dans votre mission
Discours de clôture de la Première Session Ordinaire 2015 du Président de l’Assemblée Nationale

Monsieur le Premier Ministre, La classe politique gabonaise a été rudement éprouvée au cours de ces quatre derniers mois. Allusion faite ici aux dispositions successives de Madame Rose Francine ROGOMBE, Messieurs André MBA OBAME et Augustin BOUMAH. Par leur engagement singulier, ces trois destins ont su graver leurs noms de façon indélébile dans le livre de notre histoire récente. Madame Rose Francine ROGOMBE s’est particulièrement investie dans la cause féminine. Elle a fait de sa propre vie un exemple d’émancipation de la femme gabonaise. Une émancipation bâtie sur le travail, le goût de l’effort, l’intelligence, le respect de la verticalité des rapports entre les aînés et les cadets. Sans oublier les valeurs de la famille véritable ciment du lien social. La promotion par le mérite ; la revendication par le droit, le respect du devoir. Telles me semblent les leçons que la magistrate, la femme politique et la mère de famille a bien voulu laisser à la postérité. De son côté, Monsieur André MBA OBAME comptera comme l’un des hommes politiques influents des quinze dernières années du règne de feu Président Omar BONGO ONDIMBA. Plusieurs fois Ministre de la République, il a consacré l’énergie de sa jeunesse aux besoins de cette cause. Homme de tous les débats et de tous les conciliabules qui ont ponctué la vie politique de notre pays depuis 1990, André MBA OBAME s’est illustré comme un acteur agile, doté d’une souplesse d’esprit qu’il savait combiner d’avec un certain sens de la courtoisie et de la mesure, selon un souci manifeste d’assumer une stature d’homme d’Etat. Puisse la postérité, garder là aussi, le souvenir d’un républicain loin des clichés « jusqu’au boutistes » que certains partisans zélés et mal intentionnés risquent de rapprocher de son image. Quant à Augustin BOUMAH, je dirais simplement qu’il compte parmi les pionniers de la vie politique gabonaise. J’ai l’habitude de comparer les femmes et les hommes de sa générations à des navigateurs sans boussole, à qui devrait néanmoins échoir la lourde responsabilité de baliser les chemins les plus droits possibles aux fins d’organiser socialement, politiquement et économiquement notre jeune Etat à peine sorti de la tutelle coloniale. A posteriori, on peut constater que c’est avec l’encre du cœur que ces véritables artistes ont écrit les premières pages de notre histoire nationale. Aussi, voudrais-je au nom des membres du Bureau qui représentent la nervure principale de notre Assemblée, avoir une pensée républicaine à l’égard de es trois citoyens à la fois au sens d’un ultime hommage mais surtout au sens de la reconnaissance qu’on attendrait de la Représentation Nationale à l’égard de femmes et d’hommes d’une certaine envergure compte tenu des services rendus à la Nation dans la quête du bien-être collectif. Selon le même registre, j’ai maintenant la faiblesse de penser que notre pays gagnerait à célébrer davantage ses icônes. C’est dans cette célébration que nous apprendrons à construire une véritable mémoire républicaine. Laquelle mémoire aurait pour vocation d’éclairer tant soit peu, notre présent à l’aune des consciences qui ont fait notre passé destinal. Ce devoir de mémoire est encore une autre façon de reconnaître un socle commun à notre pacte social, par-delà les contingences contextuelles. C’est une telle mémoire qui peut nous aider à mieux connaitre nos valeurs, ceux qui en ont été les bâtisseurs. Enfin, c’est cette mémoire qui peut par exemple nous emmener à comprendre quelles valeurs ont permis au Gabon de préserver jusqu’ici son unit nationale contre le spectre du conflit intérieur, alors que le vent de la démocratie qui a soufflé sur le continent en 1990 a souvent été une sorte de xintia, ravageant impitoyablement le paysage politique de plusieurs pays africains ? Dès lors, bâtir notre mémoire et la célébrer à plus forte raison, c’est refuser de reculer devant notre pays question. Cette éthique de la célébration devrait également interpeller la République sur la nécessité d’honorer ceux qui incarnent sa dignité et sa responsabilité, selon le registre où chacun a bien pu hisser le plus haut possible le drapeau gabonais. Qu’il s’agisse en effet de femmes et d’hommes politiques, qu’il s’agisse de nos artistes, de nos chercheurs et inventeurs, toutes ces figures porteuses de génie devraient faire l’objet d’un véritable culte républicain. Non pas seulement lorsqu’ils ont tiré leur révérence mais aussi lorsqu’ils sont parmi nous, entrain de faire briller les trois couleurs de l’emblème nationale dans le ciel étoilé de notre modernité à travers les œuvres de l’esprit ou leurs productions intellectuelles. De fait, s’il est acquis pour l’époque que le développement économique et social sont fortement tributaires de la recherche et de l’innovation technologique, n’importe-t-il pas de considérer nos hommes de sciences comme les soldats de première ligne en vue de relever les défis de cette bataille ? A ce propos, il me plait de noter l’éveil politique qui se manifeste à nouveau au sein de certaines instances africaines. En particulier au niveau de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie qui recommande expressément dans son communiqué final, à l’issue de la 7ème conférence des Présidents et de sections de la région Afrique, je cite « Face aux maux qui rongent le continent africain et annihilent les effets de ses dirigeants en vue de son développement, (…) les Etats doivent apporter un appui à la recherche scientifique et aux autres activités de production intellectuelle dans les domaines les plus variés de la vie ; afin de permettre aux Peuples d’Afriques de se prendre en charge notamment en matière de sécurité d’industrialisation, de santé, d’éducation et d’infrastructures ». Fin de citation. Toutefois, Mesdames et Messieurs, pendant que je voudrais ainsi parler de mémoire, il vaudrait mieux que je m’abstinsse de perdre la mienne. C’est pourquoi, il m’importe à présent de me souvenir de nos invités, tout protocole observé, venus nous apporter soutien et solidarité au cours de cette cérémonie qui marque la clôture de notre Première Session Ordinaire 2015. A cet égard, nous avons le plaisir de compter parmi nous, le Premier Ministre Chef du Gouvernement le Professeur Daniel ONA ONDO. Monsieur le Premier Ministre,
Présentation du Parlement par Monsieur le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale.

Exposé sur le Parlement Gabonais Au Gabon, le pouvoir législatif est représenté par un Parlement composé depuis la révision constitutionnelle de 1994 par deux Chambres : l’Assemblée Nationale et le Sénat. Les Chambres du Parlement se renouvellent intégralement un mois au moins et six mois au plus avant l’expiration de la législature en cours. Les Députés, au nombre de 120, sont élus pour une durée de 5 ans au suffrage universel direct. Les Sénateurs, quant à eux, sont au nombre de 102 et sont élus pour une durée de 6 ans au suffrage universel indirect. Ils doivent être âgés de 40 ans au moins. Le Sénat assure la représentation des collectivités locales. Les parlementaires décédés ou nommés au Gouvernement sont remplacés par leurs suppléants. Lorsqu’ils perdent leur statut de membres du Gouvernement ils récupèrent automatiquement leurs sièges. Le Parlement jouit de l’autonomie administrative et financière, conformément aux dispositions de l’article 46 de la constitution. De même, les députés et les sénateurs jouissent de l’immunité parlementaire. Les missions du Parlement Consentir ou refuser l’impôt, faire la loi, contrôler les décisions publiques, accorder sa confiance au Gouvernement ou le censurer. Les sessions Le Parlement se réunit de plein droit au cours de deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre le premier jour ouvrable de mars et prend fin, au plus tard, le dernier jour ouvrable de juin. La seconde session s’ouvre le premier jour ouvrable de septembre et prend fin, au plus tard, le dernier jour ouvrable de décembre. Le Parlement peut se réunir en session extraordinaire, sur convocation de son Président, pour un ordre du jour déterminé, à la demande, soit du Président de la République sur proposition du Premier Ministre, soit de la majorité absolue de ses membres. La session extraordinaire est ouverte et close par décret du Président de la République. Elle ne peut excéder une durée de quinze jours. La procédure législative L’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement et au Parlement comme le stipulent les dispositions de l’article 53 de la loi fondamentale. Les membres du Parlement ont le droit d’amendement. Les propositions de loi et les amendements d’origine parlementaire sont irrecevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, soit une diminution des recettes publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique sans dégagement des recettes correspondantes. Les projets de loi de finances et les projets de révision de la Constitution sont déposés en premier lieu à l’Assemblée Nationale, ceux afférents aux collectivités locales sont présentés en premier lieu devant le Sénat. Les autres textes peuvent être déposés dans l’une ou l’autre des Chambres. Tout texte de loi (Projet de loi ou proposition de loi) est examiné successivement dans les deux Chambres du Parlement en vue de son adoption en des termes identiques. En cas de désaccord entre les deux Chambres, le Gouvernement peut convoquer la réunion de la Commission Mixte Paritaire Assemblée Nationale/Sénat afin d’harmoniser les points de divergences entre les deux Chambres. Les organes des chambres du Parlement Les organes de direction Le Président Le Président est élu au début et pour toute la durée de la législature. Il représente l’Institution, dirige les débats et veille à la police des séances. Il est l’ordonnateur du budget de la chambre. Le Bureau Le Bureau est composé de quinze membres. Hormis le Président, il ya six Vice-Présidents, deux questeurs et six secrétaires tous élus en même temps que le Président, par leurs pairs au début et pour la durée de la législature. Le Bureau doit refléter la configuration politique de l’Assemblée. Des 15 membres du Bureau, seul le 2ème Secrétaire n’est pas issu des rangs du parti majoritaire. Le Bureau a tous pouvoirs pour diriger les débats, organiser et assurer le bon fonctionnement des services. Les Vice-Présidents assistent le Président dans ses attributions et le suppléent en cas d’absence ou d’empêchement. Les Questeurs sont chargés, quant à eux, sous l’autorité du Président, de la coordination et du contrôle de la gestion des services financiers. Les secrétaires surveillent la rédaction des Procès-verbaux des séances et en sont responsables. Ils enregistrent les intervenants, procèdent à l’appel nominal, constatent les votes en dépouillant les différents scrutins. Le Bureau se prononce sur la recevabilité et l’opportunité des propositions de loi et des questions écrites après avis conforme de la Conférence des Présidents. Le Bureau représente la chambre auprès des autres Institutions de la République. – La Conférence des Présidents. La Conférence des Présidents a pour principale mission la fixation de l’ordre du jour et l’organisation des travaux en séance plénière. Elle comprend le Président de la chambre qui en est le Président, les six Vice-Présidents, les Présidents et Vice-Présidents des commissions permanentes et les Présidents et Vice-Présidents des groupes parlementaires. Les Questeurs et les Secrétaires prennent part à la Conférence des Présidents avec voix consultative. Le Gouvernement quant à lui est représenté au sein de cet organe par le Ministre chargé des relations avec les Institutions Constitutionnelles. Il est, à cet effet, tenu informé du jour et de l’heure de la Conférence. La Conférence des Présidents est convoquée par le Président de la chambre au début de chaque session et chaque fois que c’est nécessaire. Enfin, la Conférence des Présidents détermine également l’ordre des questions orales que les Députés souhaitent poser aux membres du Gouvernement et procède à la répartition du temps de parole. Les organes de travail Les groupes parlementaires. Les Députés peuvent se grouper par affinités politiques pour constituer un groupe parlementaire. Chaque groupe parlementaire comprend au moins six députés. Le groupe parlementaire se constitue en remettant au Président de la chambre une déclaration politique signée de ses membres, indiquant la dénomination du groupe ainsi que la composition du bureau dudit groupe et, le cas échéant, la liste des députés apparentés. C’est à partir d’eux que se constituent tous les autres organes de travail. Ils sont composés, d’un président, d’un Vice-Président, d’un trésorier et d’un secrétaire. Les groupes disposent d’un secrétariat administratif dont ils règlent eux-mêmes le statut,