Allocution du Premier Ministre Turc à l’Assemblée Nationale du Gabon

Arrivé à Libreville le 06 janvier 2013 pour une visite de travail et d’amitié, Son Excellence Recep Tayyip ERDOGAN a quitté la capitale gabonaise au terme d’un bref séjour qui l’aura conduit, après la Présidence de la République et la Primature, à l’Assemblée Nationale où il a été reçu le 07 janvier par la première personnalité de cette Institution, Monsieur Guy NZOUBA-NDAMA. La visite du Premier Ministre Turc avait donné lieu à l’ouverture d’une session extraordinaire pendant la période d’intersession parlementaire. Les Députés qui devaient être en vacances fin décembre ont dû réaménager leur calendrier pour leur hôte et toute la délégation d’hommes d’affaires et de journalistes qui l’accompagnaient. Présentant les atouts de son pays dans un discours à forte tonalité économique que politique, Son Excellence Recep Tayyip ERDOGAN a plaidé pour que les autorités gabonaises accordent des facilités administratives aux investisseurs Turcs. Les accords antérieurs qui existent entre nos deux pays, a-t-il indiqué, offrent des perspectives et des opportunités pour nos Etats et qu’il fallait donc les renforcer. Signalons qu’une société Turque a obtenu le marché de construction à Libreville des maisons préfabriquées dans le cadre de la politique de logement du Président Ali BONGO ONDIMBA. La compagnie aérienne turque, Turquish Airlines a quant à elle reçu l’autorisation d’exploitation du ciel gabonais avec sept rotations hebdomadaires Libreville-Ankara. Il a aussi invité les hommes d’affaires de son pays à investir dans les secteurs de restructuration, notamment la santé, l’agriculture, l’habitat et le tourisme. Tenant compte de la volonté du Gabon d’être un pays émergent à l’horizon 2025, il a présenté la vision politique de son pays et invité les acteurs politiques gabonais à continuer d’oeuvrer pour une démocratie participative.

Invités de marque

Deux invités de marque à l’ouverture solennelle de la Première Session Ordinaire 2013 de l’Assemblée Nationale Sur invitation du Président de l’Assemblée Nationale, deux invités de marque à savoir Madame Rose MUKANTABANA, Présidente de la Chambre des Représentants des Députés du Parlement Rwandais et Monsieur BOURHANE HAMIDOU, Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores ont pris part à la cérémonie solennelle d’ouverture de la session parlementaire qui a eu lieu le 1er mars 2013 au palais Léon MBA , siège de l’Assemblée Nationale. Cette invitation entre dans le cadre des relations entre les différentes Chambres du Parlement des trois pays. Dans leur allocution, après avoir tour à tour remercié le Président de l’Assemblée Nationale, Son Excellence Guy NZOUBA-NDAMA et rappelé les liens historiques qui unissent nos Etats, ils ont évoqué la nécessité pour les différents parlements de renforcer la coopération qui devrait caractériser aujourd’hui nos relations pour autant que celle-ci est devenue un instrument de concertation de rapprochement et d’unité pour nos trois Etats, y compris nos peuples respectifs. Rose MUKANTABANA, Présidente de la Chambre des Représentants des Députés du Parlement Rwandais BOURHANE HAMIDOU, Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores

Présentation du livre de Marc-Louis ROPIVIA dédié à Paul-Marie INDJENDJET GONDJOUT

En présence des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale en tête desquels le Président Guy NZOUBA-NDAMA,  des Anciens Présidents de l’Assemblée Nationale, des Responsables des Partis politiques, des membres de la famille et de plusieurs invités, l’Assemblée Nationale a abrité la présentation du livre du Professeur Marc-Louis ROPIVIA dédié à la mémoire du premier Président de l’Assemblée Nationale du Gabon, Monsieur Paul-Marie INDJENDJET GONDJOUT.  Le livre est une biographie. A en jugé par son contenu, il constitue une véritable source d’information à la fois pour les historiens, les politistes et tous ceux et celles qui s’intéressent à l’histoire de notre pays. C’est un miroir sur l’histoire politique du Gabon de façon générale et sur celle du Parlement de façon particulière. Le choix de l’hémicycle du Palais Léon MBA pour accueillir la cérémonie est très symbolique. Acteur politique majeur dans l’histoire du Gabon, Paul-Marie INDJENDJET GONDJOUT fut un grand conseiller de l’AEF, Sénateur, Député ; plusieurs fois Président de l’Assemblée Nationale, Président du Conseil Economique et Social, Président de la Cour Suprême. Le titre du livre : « Paul-Marie INDJENDJET GONDJOUT, un pionnier dans la construction du Gabon contemporain » en dit long sur la personnalité et la grandeur de l’homme parce qu’il aura marqué l’activité parlementaire du Gabon moderne.

Allocution de la Présidente de la chambre des députés, du Parlement du Rwanda, MUKANTABANA Rose, A L’Assemblée nationale du Gabon lors de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2013.

Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Gabon ; Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale de Comores ;Honorables Vices Présidents de l’Assemblée nationale du Gabon ;Honorables Députés ;Mesdames et Messieurs ; C’est avec un réel plaisir que je suis avec vous aujourd’hui et que je prends la parole dans ce palais Léon MBA de la démocratie qu’est l’Assemblée nationaledu Gabon, en cette occasion de l’ouverture de sa première session ordinaire de l’année 2013. Je voudrais ainsi transmettre les salutations de son Excellence le Président de la République du Rwanda, Paul KAGAME à son Excellence le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA et partant, les salutations de tous les rwandais aux frères  et soeurs du Gabon. Plus particulièrement je vous transmets chers parlementaires les salutations de vos collègues du Parlement  du Rwanda. Je faisais l’occasion pour exprimer, au nom de ma délégation et en mon nom propre, notre profonde reconnaissance pour l’accueil et toute l’attention dont nous avons bénéficiédepuis notre arrivée dans votre belle capitale Libreville. Je remercie spécialement l’Honorable Guy NZOUBA NDAMA, Président de cette Assemblée qui a bien voulu nous associer à cet important événement. L’invitation qu’il nous a adressée témoigne suffisamment des bonnes relations de fraternité et de coopération qui existe entre le Gabon et le Rwanda et entre les deux Parlements. C’est aussi un signe éloquent de la solidarité, nue des valeurs intrinsèques aux peuples de l’Afrique. Excellence Monsieur le Président ; Honorables Vices Présidents ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs ; Nul n’ignore que nous partageons beaucoup dans nos traditions et cultures même s’il existe quelques spécificités propres à chaque pays. Les crises et les profondes mutations de la société moderne nous concernent tous bien qu’à des degrés différents. Les avancés des technologies de l’information et de la communication, l’interdépendance et l’internationalisation des relations ne laissent aucun  pays, ni aucun peuple de côté. Dans ces conditions, le renforcement des liens d’amitié et de fraternité déjà existants s’avèrent plus que nécessaires. L’Afrique a subi et continue à subir les effets et les conséquences de ces transformations parfois imposées de l’extérieur et les nouvelles formes de domination ne font qu’exacerber les problèmes auxquels font face les africains. Le leadership africain est à prendre plus de conscience que le développement de l’Afrique et le bien-être des africains ne viendrons jamais  des autres continents ; il en va plutôt de la responsabilité première de nous-mêmes africains. Nous ne devrions pas continuer à présenter les excuses de l’histoire d’il y a plus de 50 ans pour esquiver cette responsabilité, nous avons l’obligation de chercher à comprendre pourquoi il y a un grand nombre de populations pauvres sur le Continent Africain  alors qu’il regorge des richesses énormes, mais aussi et surtout le devoir d’y trouver des solutions durables. Cela exige une vision bien éclairée et une gouvernance efficace pour répondre aux aspirations sans cesse croissantes des citoyens de nos pays respectifs et pour leur assurer un avenir meilleur. Excellence Monsieur le Président ; Honorables Vices Présidents ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs ;  Certains pays africains ont enregistré des avancées louables dans la gouvernance démocratique, l’organisation des élections libres et transparentes, la corruption et la mise en place de mécanismes juridiques et institutionnels correspondants, ainsi qu’en matière de développement humain. Toutefois, il existe encore dans certains coins de l’Afrique des signes visibles de toutes sortes qui génèrent des conflits armés et des tensions récurrentes. Les efforts de développement économique sont ainsi anéantis par ces déchirements au niveau de la communauté, ce qui fait que le taux de croissance laisse toujours à désirer. Excellence Monsieur le Président ;Honorables Vices Présidents ;Honorables Députés ;Mesdames et Messieurs ; Le rôle des Parlements est capital pour instaurer et renforcer la démocratie et la bonne gouvernance. En effet, grâce à sa mission de législateur et de contrôleur de l’action gouvernementale, le Parlement assure l’adéquation des politiques du gouvernement aux besoins de la population, il peut exiger des comptes ou alors refuser de cautionner des décisions de nature à affecter négativement la vie du peuple. Le rôle croissant joué par le Parlement dans la gouvernance est le reflet de profondes transformations des relations entre politique, économie et société. Excellence Monsieur le Président ; Honorables Vices Présidents ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs ;   J’aimerais vous partager l’expérience de mon pays le Rwanda, qui a connu la tragédie du génocide contre les Tutsi en 1994, mais qui se reconstruit de façon satisfaisante au fil des années. En effet, d’un côté,  nous regrettons vivement que nous ayons connu une période sombre de notre histoire où l’exclusion, la discrimination, la haine des uns envers les autres ont culminé en un génocide qui a emporté plus d’un million de vies humaines et détruit les propriétés tant publiques que privées en un laps de temps de trois mois, d’avril à juillet 1994. D’un autre côté, nous sommes fiers que des rwandais eux-mêmes ont arrêté ce génocide face à l’impuissance ou l’inaction de la communauté internationale. Depuis lors, le pays est embarqué dans une vision ou chaque rwandais doit se sentir  chez lui, doit jouir des mêmes droits que les autres et participer à titre d’égalité à la vie politique, économique et sociale du pays. Tous les réfugiés rwandais où qu’ils se trouvent sont appelés à rentrer au pays et à collaborer aux efforts de développement. Pour ceux qui ont reçu la nationalité des pays d’accueil et qui préfèrent y rester, qu’ils ne se privent pas du droit de venir au pays visiter leurs membres de famille ou les amis ou même y investir sans aucune entrave. Le leadership rwandais a compris que le développement du pays ne sera acquis que par la participation de tous les fils et filles du pays. Ainsi, l’égalité homme/femme  est  une réalité indiscutable dans notre pays, lequel est le premier au niveau mondial à voir plus de femmes au Parlement  (56.25% à la Chambre des Députés). Cela résulte d’une volonté politique bien délibérée et du consentement  de la population lors du référendum  constitutionnel de 2003 où un quota

Allocution de Monsieur Guy NZOUBA-NDAMA, Président de l’Assemblée Nationale à l’occasion de la cérémonie solennelle d’ouverture de la 1ère Session Ordinaire 2013

Le 31 Décembre dernier, nous mettions un terme aux travaux comptant pour la deuxième session ordinaire de notre Assemblée, conformément à l’esprit de la loi fondamentale.  Cette pause a été l’occasion bien méritée de retourner vers nos électeurs et vers nos familles respectives pour partager avec les uns et les autres l’allégresse suscitée par l’ambiance festive du nouvel an. Aussi, au moment de retrouver cet hémicycle, je ne puis résister à l’envie de réitérer à toutes et à tous mes voeux de bonne santé, de paix familiale, de succès individuel dans vos projets privés et de réussite collective dans notre aventure parlementaire commune. Mesdames et Messieurs, J’ai parlé de l’intersession qui vient de s’achever comme d’une pause bien méritée. De fait, cette parenthèse législative est venue couronner une intense activité dont j’avais déjà eu l’occasion de présenter les contours lors de notre cérémonie de clôture. Tant en matière d’élaboration de la loi et de contrôle du travail gouvernemental, qu’en ce qui concerne la diplomatie interparlementaire. Dans le cadre de cette diplomatie, l’abondance et l’importance de l’actualité ont  même nécessité l’ouverture d’une session extraordinaire dont l’évocation vaut le détour. Mais, avant toute chose, je voudrais m’acquitter de l’agréable devoir de remercier toutes celles et tous ceux qui ont bien voulu honorer notre Institution de  leur prestigieuse présence à cette cérémonie qui marque l’ouverture de sa première session ordinaire 2013. Mes remerciements vont d’abord au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Raymond NDONG SIMA qui a choisi de consacrer une grande partie de son agenda, combien serré, à notre rentrée solennelle.A cet hommage, nous associons tous les Ministres qui l’accompagnent ; et qui ont bien compris que leur présence ici n’est pas réductible à une simple bienséance protocolaire ; mais qu’elle relève de la nécessité de jumeler nos efforts pour mieux servir les intérêts du peuple gabonais. Ma profonde gratitude va également à l’adresse de Madame Rose Francine ROGOMBE, Présidente du Sénat dont la solidarité infaillible à l’égard de nos travaux constitue une véritable marque déposée. Je n’oublie pas non plus les autres Présidents des Institutions Constitutionnelles qui nous apportent de façon toute aussi renouvelée leur précieux soutien dans l’intérêt bien compris de notre complémentarité républicaine. Aux Représentants du Corps diplomatique, aux Organisations non gouvernementales, partenaires essentiels du Gabon dans son oeuvre et son ambition encore inachevée de parvenir à un Etat de droit irréprochable et influent sur la scène internationale, la Représentation Nationale voudrait exprimer la reconnaissance du peuple gabonais et l’honneur que l’Assemblée Nationale  éprouve à les compter parmi ses soutiens constants et particulièrement lors de ses cérémonies solennelles. Au peuple gabonais qui nous encourage quotidiennement dans cette mission et plébiscite de plus en plus l’importance qu’elle revêt dans leur vie et dans la vie de la nation, l’Assemblée Nationale voudrait exprimer la même gratitude. Enfin, comme je l’ai déjà annoncé au seuil de cette allocution, nous avons l’honneur et le plaisir d’accueillir ce matin et pour la première fois au Gabon : Madame Rose MUKANTABANA, Présidente de l’Assemblée Nationale du Rwanda et Monsieur Hamidou BOURHANE, Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores ; venus tous les deux en frères nous apporter leur soutien et le témoignage de leur grande considération à l’égard du peuple gabonais dont nous sommes ici les représentants. Chers Collègues,  Au nom de tous les Députés, au nom de tous nos concitoyens et en mon nom personnel, je voudrais vous souhaiter la bienvenue au Palais Léon MBA, siège de l’Assemblée Nationale du Gabon. Ici, vous êtes en terre africaine, vous êtes sur la terre de nos ancêtres communs : vous êtes chez vous.Le Bureau de notre Assemblée sait apprécier à juste valeur les efforts que vous avez consentis pour être parmi nous ce jour. D’autant plus, je puis objectivement imaginer combien vos agendas sont surchargés, combien vous êtes sollicités à l’échelle de vos nations respectives, compte tenu des lourdes responsabilités que vous y assumez. Cependant, Madame la Présidente, Monsieur le Président, dans un contexte de crises multiformes qui secouent le continent, il importe à l’Afrique de savoir parler à elle-même ; il importe aux africains d’apprendre à se serrer les coudes pour rechercher et résoudre ensemble les problèmes qui minent leur existence. Une Afrique de Nations solitaires courrait inévitablement vers sa perte. Seule une Afrique de Nations solidaires peut sauver l’Afrique du « mal-être » et de toutes les formes de déchéance qui la guettent. C’est ainsi qu’à travers les nombreux fora au cours desquels nous nous sommes souvent rencontrés, nous avons acquis ensemble la ferme conviction suivant laquelle, les parlementaires que nous sommes, pouvons jouer un rôle majeur dans l’optique de ce dialogue inter africain qui conditionne désormais notre survie. Ce dialogue, dans le cas d’espèce, passe par la diplomatie interparlementaire ; laquelle permet d’une certaine façon la rencontre des peuples à travers leurs élus.  Plus que jamais, ces rencontres doivent devenir le lieu de partage de nos différences afin d’enrichir nos particularismes. Elles doivent aussi constituer la tribune d’échange de toutes nos expériences, afin que les expériences ainsi échangées permettent à l’Afrique et aux africains d’appréhender de façon plus globale les difficultés et les résolutions afférentes à ces difficultés dorénavant mutualisées. Madame la Présidente de l’Assemblée Nationale du Rwanda,Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores, J’ai la force de croire que l’alliance scellée ce jour entre nos assemblées pourrait devenir un modèle de ce dialogue inter africain que nous appelons de tous nos voeux, pour des lendemains meilleurs à nos peuples respectifs.  Merci d’être venu. Merci de votre soutien fraternel. Puissent les brises du Komo bercer de leurs mélodies envoutantes chaque instant de votre séjour Librevillois.  Monsieur le Premier Ministre,Mesdames et Messieurs, Eu égard à l’importance que notre Assemblée accorde à la coopération internationale, nous avons ouvert le 31 décembre dernier une session extraordinaire notamment motivée par les besoins de cette cause. En effet, cette séquence extraordinaire a été d’abord marquée par deux évènements majeurs :  -La réception du Premier Ministre Turc, Monsieur RECEP TAYYIP ERDOGAN à la tête d’une délégation forte