𝐒𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐥𝐞́𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 : 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐨𝐢 𝐢𝐬𝐬𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐢𝐱𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐝𝐨𝐩𝐭𝐞́𝐬 𝐚̀ 𝐥’𝐮𝐧𝐚𝐧𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́.

À quelques heures de la fin de la 1ère session ordinaire 2026, les députés mettent les bouchées doubles. Ce lundi 29 juin 2026, ils ont examiné en séance plénière au Palais Léon MBA, deux projets de loi de ratification issus des travaux de la Commission mixte paritaire (CMP) Assemblée Nationale-Sénat. Les travaux étaient conduits par le deuxième Vice-président de l’Assemblée nationale, Jeannot KALIMA, en lieu et place du Président de l’institution, Michel Régis ONANGA M. NDIAYE, empêché. À l’ouverture des travaux, le 2ème Vice-président a rappelé l’importance des textes soumis à l’appréciation de la Représentation nationale. « 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐨𝐢 𝐞𝐱𝐚𝐦𝐢𝐧𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐟𝐫𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐞𝐧𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐂𝐌𝐏 (𝐀𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞́𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞/𝐒𝐞́𝐧𝐚𝐭). 𝐈𝐥𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐮𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐡𝐚𝐦𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐧𝐬𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞̂𝐭 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 », a souligné le Président de séance. Le premier texte portait sur la ratification de l’ordonnance n°006/PR/2026 du 26 février 2026 fixant le régime de la propriété foncière en République gabonaise. Le second concernait la ratification de l’ordonnance n°005/PR/2026 portant réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires #ARTF. Après la présentation des rapports, les deux projets de loi été adoptés à l’unanimité des députés présents, consacrant ainsi l’aboutissement de la procédure parlementaire engagée entre les deux chambres. Clôturant les travaux, Jeannot KALIMA a salué l’esprit de responsabilité des élus. « 𝐋’𝐮𝐧𝐚𝐧𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐝𝐞́𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞𝐬 𝐭𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧 𝐚̀ 𝐝𝐨𝐭𝐞𝐫 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐣𝐮𝐫𝐢𝐝𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐡𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐞. 𝐉𝐞 𝐫𝐞𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐩𝐮𝐭𝐞́𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐬𝐞𝐧𝐬 𝐞́𝐥𝐞𝐯𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞̂𝐭 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 », a déclaré le 2ème Vice-président KALIMA. Par cette double adoption, l’Assemblée nationale achève l’examen de deux textes majeurs issus de la Commission mixte paritaire, réaffirmant ainsi son attachement à un processus législatif fondé sur le dialogue, le consensus et l’efficacité au service des citoyens. 𝐏𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐀𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞́𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞.

Clap de fin pour la première session ordinaire de l’Assemblée nationale.

Après quatre mois d’une intense activité parlementaire, les députés ont officiellement clos, ce mardi, 30 juin 2026, les travaux de la première session ordinaire de la Ve République, dite « session des lois ». La cérémonie solennelle de clôture, présidée par le Président de l’Assemblée nationale, Michel Régis ONANGA M. NDIAYE, s’est déroulée dans l’hémicycle du Palais Léon-Mba en présence des présidents des institutions constitutionnelles, du Vice-président du Gouvernement, des membres du Gouvernement, du corps diplomatique accrédité au Gabon ainsi que de nombreuses personnalités politiques, administratives et militaires. Cette séance de clôture marque l’aboutissement d’un cycle parlementaire particulièrement soutenu, consacré à la mise en place du cadre juridique devant accompagner l’édification des institutions de la Ve République. Dans son allocution de circonstance, le Président de l’Assemblée nationale a dressé un bilan détaillé des travaux accomplis au cours de cette session. Il a souligné que la Représentation nationale avait pleinement assumé ses missions constitutionnelles « au cours de cette session qui s’achève, l’Assemblée nationale a pleinement assumé les missions que lui confère la Constitution en procédant à l’examen et à l’adoption de 23 des 33 textes législatifs qui lui ont été soumis, ayant un impact direct sur la vie de nos compatriotes », a déclaré Michel Régis ONANGA M. NDIAYE. Le Président de l’Assemblée nationale a, par ailleurs, réaffirmé la détermination des députés à exercer leur mandat avec responsabilité et indépendance « quoi qu’il en coûte, et n’en déplaise à nos détracteurs, rien ne fera fléchir les Honorables Députés. Nous exercerons notre mandat jusqu’au bout. Nous userons pleinement de notre droit d’examen, d’amendement et de renvoi vers le Gouvernement si cela s’avère nécessaire, pour le bien du peuple gabonais et pour la réussite de la refondation de notre pays », a-t-il affirmé. Insistant sur l’exigence de responsabilité qui incombe aux élus de la Nation, il a rappelé que les citoyens demeurent les premiers observateurs de l’action parlementaire « le peuple gabonais, même silencieux, nous observe. Il scrute chacun de nos actes. Il note chacun de nos petits arrangements. Si nous nous laissions entraîner dans la dérive, il nous sanctionnera au moment opportun. Il nous tiendra pour responsables parce que nous aurons trahi le 30 août et foulé aux pieds l’esprit du « Coup de la Libération ». » Dans la même dynamique, le Patron de la Représentation nationale a invité le Gouvernement à réserver le recours aux ordonnances aux seules situations présentant un caractère d’urgence « le nombre de textes examinés par nos différentes commissions ne présentait aucune urgence. Ne donnons pas du grain à moudre à ceux qui pensent que l’usage systématique des ordonnances occulte le débat parlementaire sur d’importants sujets de société », a-t-il averti. Saluant l’esprit de consensus qui a prévalu tout au long des travaux, ONANGA M. NDIAYE a félicité ses collègues pour leur engagement et la qualité du travail accompli avant de les exhorter à renforcer le lien avec leurs mandants « livrez-vous à cet exercice de transparence et de redevabilité. Portez le message d’espoir de la Ve République. Les choses vont changer. Elles changent déjà. Le peuple ne comprendrait pas que nous réclamions des comptes au Gouvernement si nous ne nous les rendions pas d’abord à nous-mêmes. L’hémicycle n’est pas une option. C’est notre devoir. » Au-delà de sa mission législative, le Président de l’Assemblée nationale a rappelé que l’institution s’est également illustrée comme un espace privilégié du dialogue institutionnel. Il est notamment revenu sur la tenue, le 15 juin dernier, du Congrès du Parlement Gabonais, au cours duquel le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, a prononcé son premier discours sur l’état de la Nation devant les deux chambres réunies. Selon lui, cet exercice républicain a permis au Chef de l’État de présenter en toute transparence la situation du pays, de définir les principaux chantiers prioritaires et d’annoncer plusieurs mesures fortement attendues par les populations, parmi lesquelles le paiement des rappels de solde, le remboursement des épargnants de Poste S.A., l’extension de la couverture sociale au secteur informel, la réforme de la SEEG ainsi que le renforcement des transports aériens et urbains. Le Président de l’Assemblée nationale a également mis en avant l’intense activité diplomatique des députés au cours de cette session. « Les Honorables Députés n’ont pas limité leur action à Libreville. Ils ont porté la voix du Gabon sur les scènes régionale et internationale. Que ce soit au sein du Parlement de la CEMAC, du Parlement panafricain, de l’Union interparlementaire, de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ou à l’occasion de rencontres bilatérales, l’Assemblée nationale du Gabon a fait entendre sa voix à travers une participation active aux grandes rencontres parlementaires », a-t-il relevé. Avant de lever la séance, Michel Régis ONANGA M. NDIAYE a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des services administratifs de l’Assemblée nationale ainsi qu’à tous les partenaires ayant contribué au bon déroulement de cette première session ordinaire. Il a réservé une mention particulière aux professionnels des médias pour leur engagement dans la couverture des activités parlementaires. « Je rends hommage à ces femmes et à ces hommes qui, jour après jour, couvrent nos travaux avec rigueur et professionnalisme. À vous tous, je lance un appel : soyez au service de la vérité. Refusez d’être l’instrument de ceux qui sont avides de pouvoir et maîtres dans la désinformation », a-t-il déclaré. C’est sur cet appel à la responsabilité collective que le Président de l’Assemblée nationale a officiellement déclaré clos les travaux de la première session ordinaire de la Ve République. Presse Assemblée nationale.