Travaux : Les députés de la transition rendent le tablier après deux ans de service.

Après deux années d’intenses travaux législatifs, les députés de l’Assemblée Nationale de la Transition ont officiellement achevé leur mission ce jeudi 13 novembre 2025. La cérémonie solennelle de clôture s’est tenue dans l’hémicycle du Palais Léon Mba, sous l’égide de l’Honorable Jean-François NDONGOU, Président de l’institution. Ce moment hautement symbolique a réuni, le Président du Sénat de la Transition Paulette MISSAMBO, le Vice-Président du Gouvernement, Hugues Alexandre BARRO CHAMBRIER, les membres du Gouvernement, les présidents des institutions constitutionnelles, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Guy NZOUBA NDAMA, les diplomates, ainsi que l’ensemble du personnel et le public venu nombreux. L’évènement a été marqué par les témoignages des trois composantes des députés de la transition : politique, militaire et société civile avec comme maître mot, l’exhortation à la consolidation de l’unité nationale pour un Gabon qui gagne. Dans son discours de clôture, Jean-François NDONGOU est revenu sur le rôle historique joué par cette Assemblée de la Transition « la mandature qui s’achève ce jour a constitué une séquence de forte activité législative. Les députés de la transition se sont employés, dans la sérénité qui les caractérise, à examiner 105 textes, dont 85 ont été adoptés », a-t-il indiqué, citant notamment la loi référendaire, la nouvelle Constitution, le Code électoral, la loi sur les partis politiques, le statut des greffiers ou encore le Code de la santé… Il a également précisé que « parmi les textes examinés et adoptés, figurent dix propositions de loi, dont certaines ont été transmises au Gouvernement pour promulgation », a-t-il fait savoir en rappelant le travail de contrôle parlementaire effectué durant cette période « Nous avons adressé au Gouvernement 11 questions orales, 8 questions d’actualité et 1 question écrite, portant sur des sujets aussi variés que la gestion foncière, le relogement des déguerpis de Pleine Orety, la situation des enseignants bénévoles, les déraillements de train, la gestion des Archives nationales ou encore l’insécurité en milieu scolaire », a indiqué NDONGOU, saluant à cette occasion le dévouement, la rigueur et le sens du devoir de ses collègues députés tout au long du mandat, sans ignorer le professionnalisme de l’administration parlementaire et des médias ayant couvert leurs travaux. Jean-François NDONGOU a par ailleurs mis en avant « la diplomatie parlementaire active et constructive » menée par l’Assemblée Nationale de la Transition, au service du rayonnement international du Gabon. Profitant de cette tribune, il a lancé un appel solennel au Gouvernement afin que celui-ci veille scrupuleusement au respect de l’État de droit « en toute circonstance, les exigences de l’État de droit doivent être respectées dans leur plénitude, avec responsabilité et transparence. Le Gouvernement doit lutter contre les anti-valeurs telles que la corruption, l’impunité et le clientélisme. Si nous voulons donner à notre pays les moyens de son développement moderne, il faut que l’éthique républicaine soit de rigueur ». Cette cérémonie de clôture a permis aux acteurs issus des composantes militaire, politique et civile de la Transition de partager un moment empreint d’émotion, marquant la fin d’une étape déterminante de la vie politique du Gabon. Julien LEPACKA.
Séminaire : Octobre rose : Le Réseau National des Femmes Députées en première ligne contre les cancers féminins.

Dans le cadre de l’édition 2025 de la campagne « Octobre Rose » célébrée à travers la planète, le Réseau National des Femmes Députés (RENAFED) a organisé ce mardi au Palais Léon MBA, le siège de l’Assemblée nationale de la transition, un séminaire de sensibilisation dédié à la lutte contre les cancers féminins, principalement le cancer du sein et du col de l’utérus. Placée sous le thème « Unis par l’unique, au-delà d’Octobre Rose », la campagne nationale entend prolonger l’engagement citoyen contre les cancers féminins au-delà du seul mois d’octobre, pour en faire une mobilisation continue tout au long de l’année. Les manifestations qui s’étendent du 28 au 30 Octobre prochain sont fortement axées sur l’action et combinent outre le séminaire de sensibilisation, la séance de dépistage gratuit et l’activité sportive (fitness) afin d’allier prévention, information et bien-être. Ouvrant les hostilités, l’honorable Albertine MAGANGA MOUSSAVOU, 5ᵉ VPANT et Présidente du RENAFED, a exhorté les femmes à ne plus être de simples cibles de sensibilisation mais des actrices engagées de cette lutte. « Ce thème nous interpelle toutes : faisons front comme une seule armée pour combattre les cancers féminins. L’urgence est réelle. La prévention, le dépistage précoce, la solidarité et la mobilisation de masse doivent devenir notre réflexe permanent », a-t-elle déclaré, invitant par la même occasion ses collègues du RENAFED à transformer Octobre Rose en culture de vigilance durable. Venu rehausser par sa présence, l’éclat de cet évènement annuel, le Président de l’Assemblée nationale de Transition, Jean-François NDONGOU a salué l’initiative, tout en exhortant les femmes à jouer un rôle moteur dans la transmission de l’information, notamment auprès des jeunes. « Faites-vous dépister pour éviter un diagnostic tardif. Brisons les tabous et parlons-en avec nos filles, nos sœurs, nos communautés. La prévention ne doit plus être un sujet silencieux », a-t-il insisté. Cette rencontre a été marquée par des interventions de spécialistes de renom du corps médical qui ont donné des outils essentiels aux participantes. Le Médecin-Colonel Koumba a par exemple, présenté le fonctionnement de l’Institut de Cancérologie d’AKANDA (ICA) et le parcours lié à la prise en charge des patientes, de la consultation au traitement. Pour sa part, le Professeur Assoumou, gynécologue-obstétricien, a livré un exposé très apprécié sur les gestes d’autopalpation, l’hygiène de vie préventive, ainsi que les signes auxquels les femmes doivent être attentives. Au terme de cette journée inaugurale, les participantes sont reparties mieux édifiées et engagées à devenir des ambassadrices de la prévention dans leurs familles, administrations et communautés respectives. Juniorette ITATY
Travaux : Paul-Marie GONDJOUT défend le Projet de loi de création et de transformation de Gabon 24 en EPIC au Palais Léon MBA.

Le Ministre de la communication et des médias a été auditionné le vendredi 24 Octobre 2025 par la Commission des Lois, des Affaires Administratives et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale de la Transition. Les échanges entre Paul-Marie GONDJOUT et les députés de la transition ont porté exclusivement sur le projet de loi autorisant la ratification de l’ordonnance n°0003/PR/2025 du 12 août 2025 relative à la création, l’organisation et le fonctionnement de la chaîne d’information nationale Gabon 24. Concrètement, cette ordonnance transforme Gabon 24 en Établissement Public à Caractère Industriel et Commercial (EPIC), un statut qui lui confère davantage de flexibilité budgétaire et managériale. Dans son exposé des motifs, le ministre a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité institutionnelle exigée par l’article 94 de la Constitution. Selon lui, « la ratification de cette ordonnance permettra de corriger les dysfonctionnements structurels observés depuis la création de Gabon 24, tout en dotant la chaîne d’une autonomie de gestion indispensable à sa modernisation ». Cette évolution vise à garantir un modèle économique viable, à renforcer la gouvernance à travers un Conseil d’Administration et une Direction Générale clairement définis, et à adapter la gestion du personnel aux standards du secteur audiovisuel moderne. La fin de l’exposé des motifs du membre du Gouvernement a donné lieu à un questionnement de la part des Représentants du peuple sur la mise en œuvre pratique de la réforme. Un député a notamment insisté sur la nécessité d’assurer « la transparence dans la gestion des ressources publiques et la garantie du pluralisme éditorial ». Occasion pour un autre de rappeler que « Gabon 24 doit rester un outil d’information au service de tous, et non une vitrine institutionnelle », soulignant l’importance de préserver l’indépendance journalistique dans le cadre du nouveau statut. Se voulant rassurant, le ministre GONDJOUT a signifié que le texte « consacre le principe d’un service public d’information moderne, rigoureux et ouvert sur le monde », tout en précisant que les missions de la chaîne incluront désormais : La valorisation de la culture gabonaise à l’international, La diversification des formats éditoriaux, Et l’adoption d’une approche plurilingue pour toucher un public plus large. La ratification de ce projet de loi marque une étape décisive dans la refondation du paysage audiovisuel gabonais. « Gabon 24 doit devenir un vecteur de rayonnement du pays, un miroir de la vitalité démocratique et culturelle du Gabon », a conclu le ministre. Juniorette ITATY
Journal des Débats de la 13ème Législature _1ère session ordinaire 2019
Journal des Débats de la 12ème Législature _1ère session ordinaire 2018
REUNION DU BUREAU DE L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE 2022

DISCOURS D’OUVERTURE DE M. Faustin BOUKOUBI, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU GABON MEMBRE DU BUREAU DE L’APF PRESIDENT DE LA REUNION Libreville – Gabon 27 janvier 2022 Madame le Président du Sénat, Madame le Président de la Cour Constitutionnelle, Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, Vénérables Sénateurs, honorables Députés, Chers collègues parlementaires francophones, Distingués Invités, Mesdames, Messieurs. A l’entame de ce propos, je voudrais au préalable réitérer ce que vient de dire Monsieur le Secrétaire Général Parlementaire, Monsieur KRABAL, à savoir que j’interviens ici par délégation de Monsieur Amadou SOUMAHORO, Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et Président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), qui comme ce fut le cas récemment à Kigali, m’a mandaté pour présider la présente rencontre internationale. C’est pour cela que vous constaterez que le discours de Monsieur KRABAL est plus gabonais que le mien. Empêché par des contraintes indépendantes de sa volonté, Monsieur SOUMAHORO qui avait souhaité lui-même diriger notre réunion, vous prie de bien vouloir accepter ses excuses. J’en profite pour lui adresser solennellement nos salutations fraternelles et amicales, de même qu’à mon cher aîné le Président MOUSTAPHA NIASSE, notre doyen, également empêché. Excellences, Mesdames et Messieurs, C’est pour moi un réel plaisir, après deux années de visioconférences, de nous retrouver ici à Libreville, à l’occasion de la Réunion du Bureau de notre organisation, incarnation de la démocratie parlementaire dans l’espace francophone. Malgré les masques auxquels nous a désormais astreint la pandémie de la covid-19, j’entrevois le visage rayonnant de chacun d’entre vous, chers collègues, ce qui est pour moi une source de satisfaction. Tout comme vous, nos rencontres chaleureuses, fraternelles et amicales, nos échanges directs, sans intermédiaires logistiques, m’ont particulièrement manqué. Toutefois, se tenant également en hybride, une partie des membres du Bureau se trouve ici et l’autre en visioconférence, contraint par les restrictions sanitaires. C’est le cas des collègues des sections des Régions Amérique et Asie-Pacifique. Vous qui avez veillé toute la nuit ou vous êtes réveillés très tôt pour se joindre à nous, je vous salue particulièrement et vous remercie mes chers collègues, pour votre présence virtuelle. Quant à vous qui êtes ici à Libreville, recevez également mes cordiales salutations et mes sincères remerciements, pour avoir bravé toutes les contraintes que nous imposent désormais le contexte sanitaire actuel, afin que nous puissions renouer avec notre agenda habituel, tant bien que mal et poursuivre ensemble notre œuvre commune, celle de porter la voix des Peuples francophones et de défendre leurs intérêts, face aux nombreux risques et enjeux du moment. Mesdames, Messieurs, Depuis la création de l’APF en 1967, la réunion du Bureau a toujours été le cadre idoine pour envisager des solutions sur toutes les questions auxquelles sont confrontées les sections et particulièrement les questions d’actualité. Chers collègues, le Président SOUMAHORO, Président de l’Assemblée Nationale d’un pays membre de la CEDEAO, en l’occurrence la Côte-d’Ivoire, ne saurait ignorer que cette actualité, est marquée ces derniers jours par le coup d’Etat au Burkina Faso et la détention de Monsieur le Président Roch Marc Christian KABORE, ancien Président de l’APF. Une situation qui vient s’ajouter aux nombreuses autres crises sociopolitiques, sécuritaires, sanitaires, économiques et climatiques actuelles que nous connaissons et dont certaines sont inscrites à l’ordre du jour de nos travaux. Nous exprimons notre solidarité au peuple frère du Burkina, de même qu’à ceux de Guinée, du Mali et du Tchad. C’est le lieu d’engager une réflexion sur les racines profondes de ces maux qui nous affectent et nous affligent ; c’est également cela notre rôle, individuellement et surtout collectivement. Tout peuple a besoin d’un Etat qui garantit ses droits, assure sa sécurité et promeut son bien-être durable, tout en préparant judicieusement l’avenir de la jeunesse, notamment par une éducation appropriée. Plus que par le passé, l’heure est donc à la solidarité internationale. Notre communauté et notre organisation, représentées sur les cinq continents doivent résolument contribuer au développement et à la prospérité de nos pays, s’ancrer dans le quotidien des populations, dans la recherche de leur bien-être durable. Toutefois, il est juste de reconnaître que le rôle des élus n’est pas aisé. Face au dilemme de servir deux maîtres à la fois, en l’occurrence la population, à priori souveraine et le bord politique sensé représenter la majorité de la population, la tâche du parlementaire en général, du Député en particulier ne peut être facilitée que s’il y a concordance entre la posture dudit bord politique et l’avis dudit bord politique et l’avis de l’opinion majoritaire. Sinon, le Parlementaire exerce en permanence dans une position inconfortable et est constamment vilipendé d’un côté ou de l’autre. Cela nous contraint à toujours rechercher laborieusement l’harmonie avec notre propre conscience. Le thème de la résilience de cette rencontre arrive à propos. Mesdames et Messieurs, Honorables parlementaires, Au-delà des grandes questions de l’heure, l’avenir de notre organisation nous interpelle aussi. L’APF doit évoluer, s’ouvrir un peu plus au monde, à la jeunesse et donner un caractère plus concret à ses actions de coopération, au service de nos Parlements nationaux et des parlementaires. Nul doute que cette rencontre participera à nous y mener progressivement. Mesdames et Messieurs, Distingués invités, Chers collègues parlementaires, Tout en vous réitérant les vifs remerciements de Monsieur le Président Amadou SOUMAHORO, notre souhait est donc que ces travaux de Libreville, placés sous le sceau de la résilience, servent de relance à nos activités en présentiel, pour une plus grande efficacité de nos actions. Sur ce, au nom de Monsieur le Président de l’APF, je déclare ouverts les travaux de cette Réunion du Bureau de l’APF à Libreville. Vive la francophonie Vive l’Afrique Vive le Gabon Je vous remercie.
ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE (APF)

DISCOURS DE L’HONORABLE ISSAKA SIDIBE A LA 8ème CONFERENCE DES PRESIDENTS D’ASSEMBLEES ET DE SECTION DE LA REGION AFRIQUE DE L’ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE (APF) Monsieur le Président de l’Assemblée Parlementaire de l’APF Monsieur le Secrétaire Général parlementaire de l’APF Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Gabon et président d’honneur de l’APF Mesdames et Messieurs les Présidents d’Assemblées et Chefs de délégation, Mesdames et Messieurs, Chers collègues, Par ma voix, les membres de l’Assemblée Nationale du Mali vous adressent leurs salutations chaleureuses et fraternelles. Ces salutations s’adressent singulièrement au Président GUY NZOUBA NDAMA, Président de l’Assemblée Nationale du Gabon, pour l’invitation qu’il a bien voulu nous adresser et surtout pour l’hospitalité dont ma délégation et moi-même sommes l’objet depuis notre arrivée à Libreville. Chers collègues, nous comprenons que cette adresse doit être axée sur la situation politique et sociale de nos pays respectifs, mais permettez-moi au préalable de réitérer à chacun de vous la reconnaissance du Parlement malien pour l’élan général de solidarité déployé en direction du Mali dans la gestion de la crise pluridimensionnelle dont il sort progressivement. Cet accompagnement s’est produit depuis Ottawa, par l’éligibilité de notre Parlement au Programme Multilatéral de développement parlementaire, confirmée par le Bureau lors de sa réunion de janvier 2015 en Suisse. Parmi les nombreuses actions menées, depuis, au Mali par l’APF, figurent la création du site internet de l’Assemblée Nationale, le séminaire organisé en septembre 2015 à l’intention des Députés et celui organisé en novembre 2015 pour le personnel parlementaire. C’est au cours de cette dernière activité, chers collègues, que Monsieur Geoffrey DIEUDONNE, Haut fonctionnaire au Parlement Belge, Expert intervenant dans ce séminaire à malheureusement perdu la vie lors de l’attaque terroriste perpétrée à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre 2015. Ce drame prouve à suffisance que la lutte contre le terrorisme doit être poursuivie sans relâche à tous les niveaux et qu’aucun effort ne serait de trop pour éradiquer ce fléau. La guerre asymétrique déclarée par le terrorisme dans mon pays se traduit régulièrement par des attaques perpétrées contre des populations civiles, des éléments des forces armées et de sécurité maliennes, la MINUSMA avec plusieurs attentas enregistrés dont le dernier a fait sept (7) morts dans le contingent guinéen à Kidal. Chers collègues, à la mémoire de Monsieur Geoffrey DIEUDONNE et de toutes les autres victimes civiles et militaires innocentes touchées par ces actes barbares et observer une minute de silence. Je vous remercie. Chers collègues, Mesdames et Messieurs, Ces attaques terroristes ne doivent pas cacher, les avancées politiques et sociales majeures que connait le Mali depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation aux mois de mai et juin 2015 entre les mouvements armés et le Gouvernement. Un comité de suivi de l’Accord a été mis en place. Ce comité travaille au quotidien à la mise en œuvre rapide dudit accord pour le bonheur de l’ensemble des maliens et de la communauté internationale. A ce sujet, le Gouvernement vient de procéder à la nomination des Gouverneurs des nouvelles régions de Ménaka et de Taoudéni. L’administration civile et militaire, quant à elle, s’installe progressivement dans toutes les régions du nord à l’exception de Kidal où les mouvements armés (CMA et Plateforme) parviennent néanmoins à trouver un « Modus vivendi » depuis quelques temps. Des consultations ont eu lieu entre ces mouvements armés et le Gouvernements du 169 au 26 février dernier à l’issue desquelles, ils se sont engagés à tenir un grand forum sur la paix à Kidal du 27 au 30 mars prochain. C’est lieu de saluer la synergie d’actions existant entre le Parlement et le Gouvernement dans le processus de mise en œuvre de l’Accord. En effet, après avoir participé à toutes les rencontres d’Alger ayant abouti à la signature de l’Accord pour la Paix et le Réconciliation, le Parlement à initié une série d’écoutes des différentes acteurs aux fins de créer, en son sein, une commission Parlementaire chargée du suivi dudit Accord. Au niveau de l’Assemblée Nationale, nous saluons l’identification des sites de cantonnement et souhaitons vivement le démarrage du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) Aussi, je voudrais vous informer que le Parlement est actuellement en session extraordinaire et l’un des projets phares que nous nous apprêtons à étudier est le projet de loi portant modification du code des lignes dans l’exécution de l’Accord et devrait ouvrir la voie à la mise en place des autorités transitoires dans lesdites collectivités. Chers Collègues ; Mesdames et Messieurs ; Dans le cadre de la Réconciliation Nationale, la Commission Vérité, Justice et Réconciliation a été mise en place depuis le 2ème semestre de 2015 et est opérationnelle. Le retour de nos populations réfugiées dans les pays amis se poursuit. Au plan politique, il faut également rappeler l’adoption de la loi portant statut du chef de l’opposition. Aussi, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès des femmes aux fonctions nominatives et électives a été votée par l’Assemblée Nationale, lors de la session d’octobre dernier. Messieurs les Présidents d’Assemblées, chers collègues députés, avant de clore mon intervention, permettez-moi de vous réitérer notre fierté à vous recevoir en terre africaine du Mali, à la faveur de la prochaine Assemblée Régionale Afrique. La commission d’organisation, présidée par l’Honorable Aicha Belco MAIGA, Présidentes déléguée de la Section APF, est déjà à pied d’œuvre pour la réussite de cet important rendez-vous. Je vous remercie de votre attention.
Discours du Président de l’Assemblée nationale de la RDC à la Conférence des Présidents d’Assemblées et de Section de la Région Afrique de l’APF

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Gabon et président d’honneur de l’APF Madame la Présidente du Sénat, Mesdames et Messieurs les Présidents d’Assemblées et Chefs de délégation, Monsieur le Chargé de Mission de la Région Afrique, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs, Qu’il me soit permis d’abord et avant tout de saluer et de remercier la section gabonaise et son président Guy NZOUBA NDAMA, ainsi que tout le Parlement du Gabon, pour leur accueil empressé et chaleureux. La grande Libreville, si délicatement adossé sur l’estuaire du Komo est un délice pour les yeux et pour les sens, d’autant plus qu’en arrivant ici, nous éprouvions la quiétude de savoir que nous venions en territoire ami ou notre civilisation Bantu prend toute sa place. Le Gabon est un pays et un territoire ami, en raison bien entendu de la confraternité qui caractérise au plus haut point L’Assemblée Parlementaire de la Francophonie sous les auspices de laquelle nous sommes réunis. Mais bien au-delà, je dirais pour ma part que c’est un pays et un territoire ami parce qu’avant tout, nous partageons tous ici même de toute les sections de la Région Afrique de l’APF, est représentative de cette confraternité. Mes chers collègues, L’action de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a été marquée au début de cette année, par la tenue du Bureau de Siem Reap à laquelle certaines des sections ici présentes ont été représentées. Cette importante activité statutaire a été l’occasion de revenir sur les questions importantes qui redéfinissent sensiblement les défis auxquels notre institution fait quotiennement face. Il s’agit des défis traditionnels de respect de l’Etat de droit et de la démocratie, de promotion des droits de l’homme et de l’égalité homme-femme d’une part ; et il s’agit aussi d’autre part, de développement économique, de sécurité et de quiétude dans les diverses actions et missions que nous entreprenons tel que les événements de novembre dernier à Bamako y ont tragiquement appelé notre attention. Mesdames et Messieurs, Les événements de Bamako, loin de mettre à l’index un pays et sa capitale dont les succès restent pourtant visibles en matière de stabilité des institutions, de respect de la démocratie et de sécurité, ceci malgré l’environnement régional de moins en moins propice ; ces évènements de Bamako révèlent plutôt que nul n’est désormais à l’abri du fanatisme et de l’extrémisme, pas plus Paris qui a subi des attaques terribles le 13 novembre dernier que le Caire ; pas plus Tunis que Bruxelles. Plus que dans ces lointains espace territoriaux que nous avions longtemps crus les cibles privilégiées du terrorisme mondial, c’est désormais à notre porte et contre nos valeurs africaines de fraternité, de vivre-ensemble et de solidarité, que s’insurgent violemment ces mouvances radicales. Et notre réponse devrait être commune, cohérente et globale. En nous inspirant de la sagesse africaine bien rendue par le proverbe gabonais qui rappelle qu’ « un seul doigt ne lave pas la figure » c’est ensemble, je crois qu’il nous serait plus utile d’apporter cette réponse. Ensemble, disais-je, et j’ajouterais, galvanisés par nos valeurs et nos convictions partagées, celles-là même qui justifient et légitiment notre présence aujourd’hui à Libreville. Chers collègues, cette affirmation de nos valeurs communes passe par l’affermissement de la stabilité de nos institutions et leur ancrage dans des normes et procédures fortes et transparentes. Il en va de la légitimité de celles-ci et de la qualité de l’image que nous renvoyons à nos parlementaires. A ce titre, permettez-moi de me féliciter de l’exemple que nous en donnent les récentes élections en République Centrafricaine et au Niger. Les premières sont la preuve que les consultations électorales apaisées sont toujours possibles, même dans les contextes difficiles de sortie de crise, et les secondes démontrent s’il fallait encore, que les peuples qui nous élisent ne demandent qu’à exprimer librement leur choix et sauront toujours nous accompagner dans l’enracinement de la démocratie. C’est pourquoi je reste persuadé que les échéances électorales qui se profilent sur notre continent pour la suite de cette année 2016 affermiront ces valeurs de liberté et de transparence des choix, de démocratie et de respect des différences, dans un dialogue constructif et inclusif. Bien évidemment, l’Assemblée parlementaire de le Francophonie st pour sa part fortement disposée à apporter son soutien à ces élections, afin qu’elles se déroulent au mieux. Mes chers collègues, je m’en voudrais de conclure mon propos sans remercier à nouveau le Parlement gabonais pour les dispositions qu’il ne cesse de prendre afin de rendre agréable notre séjour et nos trvaux de cette 8ème conférence des Présidents de la région. Je ne doute pas que de nos travaux sortiront des directives et des lignes de conduite fermes et pertinentes, pour non seulement marquer positivement l’empreinte de notre région au sein de l’APF, mais aussi impulser des dynamiques positives dans notre institution commune. Nous nous le devons à nous-même, nous le devons à l’Afrique, et nous le devons par-dessus tout aux peuples africains qui nous ont élus pour les représenter à divers niveaux. Et nous ne failliront pas à nos engagements. J’ai dit. Je vous remercie.
Discours du Président de l’Assemblée Nationale du Gabon à la Conférence des Présidents d’Assemblées et de Section de la Région Afrique de l’APF

Monsieur le Président de l’APF , Mesdames et Messieurs les Présidents d’Assemblées et de Sections, Mesdames et Messieurs les Parlementaires et chers Collègues. C’est pour moi un grand plaisir de prendre la parole ce matin, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 8ème conférence des Présidents d’Assemblées et de Sections de la Région Afrique de l’Assemblées Parlementaires de la Francophonie. Je voudrais à cette occasion souhaiter la plus cordiale des bienvenus à vous tous, mes chers collègues, vous qui en dépit de vos nombreuses obligations avez honoré de votre présence le rendez-vous de Libreville. Cela illustre à suffisance l’intérêt que vous accordez à ces rencontres que nous avons su perpétuer et qui constituent l’aboutissement d’un travail collectif entamé depuis huit ans déjà, lorsque notre région commençait sa mue progressive au sein de la grande faille de l’APF après les assises de Dakar et de Paris. C’est le lieu pour moi de me réjouir de cette initiative, partagée par certains de nos collègues Présidents à l’époque, qui aujourd’hui reste le lieu privilégié d’échange sur les questions liées à la démocratie et celles spécifiques à notre Région. Je saisis par conséquent cette opportunité qui est offerte au Parlement gabonais d’abriter pour la seconde fois cette conférence, pour rendre hommage à mes amis, frères et collègues, anciens Présidents des Assemblées du Sénégal, du Tchad, du Burkina-Faso, du Mali, du Togo et du Bénin qui ont posé avec moi la pierre angulaire de notre édifice ici même à Libreville au palais Léon MBA les 24 et 25 avril 2009. Je reste convaincu que ces pionniers continuent de défendre inlassablement les idéaux de la Francophonie. Mesdames et Messieurs, Depuis la session inaugurale de 2009, le taux de participation ne cesse de s’accroitre. Il est passé du simple eu triple. Cependant, beaucoup reste à faire et ce, de manière concertée afin d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Les thèmes inscrits à l’ordre du jour de la présente rencontre à savoir : « défis et espoirs de la COP21 pour l’Afrique » et « Médias sociaux et Développement démocratiques en Afrique Francophone » soulèvent des questions cruciales de notre ère. Le premier sujet nous permettra de faire le point de la participation de l’Afrique à la conférence parlementaire sur les changements climatiques qui a eu lieu à Paris en novembre 2015. Le second quant à lui, donnera l’occasion de poser les jalons d’une discussion sur le rôle des médias sociaux sur le développement en Afrique. Les discussions sur ces deux thèmes ainsi que l’ensemble des travaux de la présente Conférence seront dirigés, conformément aux dispositions de l’alinéa 1er de l’article 6 du règlement de la R2GION ? PAR Monsieur Aubin MINAKU, président de l’Assemblée nationale de la République du Congo et Président en exercice de l’APF. Monsieur le Président, Je voudrais saisir la solennité que nous offre cette occasion pour vous réitérer au nom du comité d’organisation et en mon nom propre, nos sincères félicitations à l’occasion de votre accession à la tête de notre Assemblée depuis la session de juillet 2015 à Berne. Nous voudrions vous rassurer de notre disponibilité entant que Section Membre à soutenir votre action durant tout votre mandat. C’est sur ces mots d’engagement que je souhaite pleins succès à nos travaux et surtout un excellent séjour à Libreville. Vive la diplomatie parlementaire Vive l’APF Vive le parlement Gabonais Je vous remercie.
Discours d’ouverture du Président de l’Assemblée Nationale

I. INTRODUCTION : DE LA PAROLE À L’ACTION Monsieur le Premier Ministre, Alors qu’elle entreprend d’examiner le destin des objectifs du Développement Durable, la 132ème Assemblée de l’Union Interparlementaire qui s’est tenue à Hanoï au Viet Nam du 28 mars au 1er avril 2015, avait cru bon de préciser dans le thème du débat général, je cite : « Passer des mots à l’action » fin de citation. Au-delà de la simple formule destinée à sensibiliser la conscience parlementaire sur le besoin d’accompagner l’accomplissement des ODD, et si cet intitulé mettait plutôt le doigt sur l’une des causes profondes du discrédit qui affecte la vie politique ? C’est-à-dire, cette impression que la politique est désormais réductible à la parole. La parole comme véhicule d’un catalogue de bonnes intentions que les responsables politiques ont pris fâcheuse habitude de ressasser à volonté sans spécialement donner le sentiment qu’ils se soucient d’en trouver une traduction concrète ? Telles sont les interrogations qui m’ont spontanément envahi en découvrant cette sorte de consigne et d’incitation sous entendu dans le thème évoqué. La politique ne peut certes se passer des mots. Nous en expérimentons présentement l’importance. C’est à travers les paroles que se dévoilent les ambitions politiques. C’est à travers les paroles que les femmes et les hommes politiques lèvent le voile sur les ardeurs qui les animent autant que sur le mystère de leur personnalité. Les paroles peuvent aussi créer du lien, de la proximité avec le peuple qu’elles assurent et rassurent à l’occasion. Mais la parole sert aussi à formuler des promesses. Lesquelles promesses suscitent l’espoir et entretiennent l’espérance voire la croyance en une sorte de fonction magique de la politique, susceptible de changer le cours des événements dans la singularité des vies mais aussi dans la communauté de celles-ci. Pour autant que la politique ait pour vocation d’apporter le bien être dans la cité. Or, notre époque est si obnubilée par le souci performatif du discours politique, que celui-ci donne à plusieurs égards le sentiment d’être maintenant une sorte de fin en soi ou d’avoir sa finalité en lui-même. La vertu qui devrait résider dans l’adéquation entre les paroles et les actes semble désormais abandonnée à elle-même. La valeur quasi sacrée de la parole qui formule des promesses dans le souci de les réaliser, ne semble plus contenir une quelconque importance pour certains acteurs politiques. La parole censée engager l’honneur et la dignité de l’homme politique devient entre certaines lèvres, une forme de fanfaronnade, ventilateur de farces à mauvais goût qui abusent de la patience mais surtout d’une certaine forme de crédulité d’une partie du peuple. Toute chose qui aboutit finalement à exacerber le mépris, le ressentiment voire le caractère haïssable de la politique et même des responsables politiques ; qu’on finit par considérer comme une espèce de messies foireux auxquels on ne devrait plus croire, à force de prêcher des miracles qui ne se produisent jamais. D’où la 132ème Assemblée de l’Union Interparlementaire a eu beau jeu de prescrire ce qu’elle a appelé : le passage des mots à l’action. Mais que pourrait alors signifier : passer des mots à l’action ? II. DÉFINITION DU PASSAGE À L’ACTION Mesdames et Messieurs, A notre humble avis, et sans vouloir dérouler un Discours de la méthode, passer des mots à l’action, c’est : Car, la femme ou l’homme politique devrait assumer un certain statut. Le statut de femme ou d’homme supérieur au sens où une sagesse enseignée par Confucius déclare à ce propos, je cite : «L’homme supérieur est celui qui d’abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions » fin de citation. En d’autres termes, si gouverner c’est communiquer, les femmes et les hommes politiques devraient avant tout agir. C’est-à-dire changer le cours des événements et produire des résultats tangibles. Voilà par quoi, ils doivent commencer pour regagner la confiance des peuples. Marcel Proust disait justement dans son livre bien nommé A la recherche du temps perdu, je cite : « Agir est autre chose que parler, même avec éloquence, et que penser, même avec ingéniosité » fin de citation. Dans le même dossier, je ne puis résister à l’envie de verser une autre pièce tirée de cette diatribe du Général De Gaulle quand il souligne : « Je parle. Il le faut bien. L’action met les ardeurs en œuvre » fin de citation. III. SALUTATIONS ET PROTOCOLE Mesdames et Messieurs, A l’évocation de l’auteur du célèbre appel du 18 juin 1944, c’est aussi pour moi, l’occasion de saluer à présent toutes celles et ceux qui ont eu l’amabilité de répondre favorablement à l’appel ou plutôt à l’invitation du Palais Léon MBA pour cette circonstance. 1. Le Premier Ministre et le Gouvernement Je pense tout d’abord à Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Professeur Daniel ONA ONDO. Et autour de lui, à tous les ministres qui l’accompagnent. Monsieur le Premier Ministre, depuis votre arrivée à la tête du Gouvernement, l’Assemblée Nationale n’a cessé de souligner vos efforts inlassables pour établir une collaboration harmonieuse entre le pouvoir Exécutif et le pouvoir Législatif. Le tout, dans le cadre de la coproduction normative qui nous engage. De même, la Représentation Nationale aime à relever l’optimisme intelligent que vous inoculez au sein de l’équipe gouvernementale, afin d’affronter dignement les aléas du moment. Cet optimisme est doublé d’une autre vertu que j’appellerais le refus d’auto-complaisance qui s’est notamment exprimé le 12 janvier dernier, lorsque vous avez émis ce constat lucide, à l’occasion des vœux que les Membres du Gouvernement ont bien voulu vous adresser en notant, je cite : « une insuffisante collégialité, une propension à travailler seul ou encore, une tendance à confondre vitesse et précipitation » parmi certains éléments de votre équipe. Monsieur le Premier Ministre, l’Assemblée Nationale vous sait capable de relever n’importe lequel des défis soumis à votre manœuvre. Néanmoins, si les impondérables du moment devraient entraver ou contrarier vos capacités de conduire ce navire vers le cap de « Bonne Espérance », le jugement de