Discours du Président de l’Assemblée Nationale

Chers membre de la famille, Chers collègues, Mesdames et Messieurs, en vos noms grades et qualités tout protocole observé, C’est dans la matinée du 22 Décembre 2015 que j’ai appris la douloureuse nouvelle relative au décès de l’Honorable Luc MARAT ABYLA, député du 1er siège du Département de Léconi-Lékori, commune d’Akiéni et Président du Groupe Parlementaire PDG à l’Assemblée Nationale. Une fois de plus, le sort vient d’endeuiller la grande famille du Palais Léon MBA. Une fois de plus, les mêmes interrogations sur le phénomène de la mort. Pourquoi ? Comment ? Une fois de plus, la désolation et vide devant la manque de réponse apaisante. Pour la dédramatiser, une vieille sagesse grecque enseigne que la mort ne nous concerne pas ; puisque nous ne la rencontrons jamais. Car vivants, nous ne sommes encore mort. Et morts, nous ne sommes plus vivants pour nous apitoyer sur notre propre sort. Pourtant, le mystère reste entier, épais comme un brouillard de saison sèche. En effet, force est de constater que nul ne parvient à dompter ni la douleur, ni le chagrin, ni le sentiment d’injustice dû au décès d’un proche. Face à la mort, la vie demeure un sempiternel torrent de larmes que rien ni personne ne sait encore apprivoiser. Quel que soit l’âge, et en dépit de la maladie, nous sommes chaque fois habités par un amer sentiment qui fait dire que les personnes qui nous quittent, partent toujours trop tôt. Comme à l’improviste, sans prévenir. Tant nous aimerions encore les garder auprès de nous, les voir simplement, les aimer, les chérir et même les chamailler. Puis se réconcilier, puis les chérir encore un peu plus dans un cycle infini de chaleur humaine fait de hauts et de bas pourvu qu’il nous garde ensemble et que nul ne s’égare dans les méandres de l’éternité. Tant nous avons le sentiment que les gammes musicales de l’existence de ceux qui partent vers l’autre rive peuvent encore délivrer plusieurs mélodies. Hélas, il faut se résoudre à accepter cette fatalité. D’où ce matin, ce sont encore tous ces sentiments mêlés d’incompréhension, d’injustice, de regrets et d’impuissance qui nous envahissent au moment où nous sommes ici rassemblés pour matérialiser l’hommage de la représentation nationale à l’un de ses plus dignes serviteurs. Né en 1944 à Akiéni, l’Honorable président du Groupe parlementaire PDG, Luc MARAT ABYLA était l’un des ainés de cet hémicycle du Palais Léon MBA. Un ainé qui inspirait la quiétude, le calme et la sérénité. Très apprécié de ses collègues de tout bord, l’Honorable Luc MARAT ABYLA bénéficiait d’un capital sympathie et d’une autorité quasi naturelle au sein de cette Assemblée. Pour autant, que cet ainé était aussi pour la plupart de ses collègues députés, l’enseignant et le Proviseur qui aura marqué les esprits de plusieurs générations entre 1972 et 1979 au Lycée National Léon MBA. A l’instar de son ami et frère Jean Pierre NZOGUE NGUEMA pour qui nous pouvons aussi avoir une pensée pieuse en cet instant, tous les témoignages s’accordent à reconnaitre que sous l’égide du Proviseur Luc MARAT ABYLA, le Lycée Léon MBA était la vitrine de l’école gabonaise. Son étoile la plus luisante. A la fois en terme d’excellence au travail qu’en terme de rigueur et de discipline comportement des élèves. Pointilliste jusqu’au bout de l’ongle, l’homme pouvait donner l’impression d’être à la fois l’enseignant, le proviseur mais aussi le surveillant général de son cher établissement. Conscient du caractère icône du lycée nommé Léon MBA, Monsieur le Proviseur avait à cœur de lever le symbole à la hauteur du prestigieux personnage que fût le Père de la Nation Gabonaise. Ce qui permet de constater à l’évidence combien le jeune serviteur de l’Etat était déjà imprégné d’un sens aigu de la République et des valeurs qu’elle devrait promouvoir afin que les filles et les fils du Gabon soient taillés dans le même bois, de la même essence : GABON D’ABORD. Toute chose que lui rappelait d’ailleurs la même formule gravée à l’entrée de son lycée et qui devait sonner dans son entendement de patriote résolu comme une injonction, comme un hoquet qui devrait secouer les entrailles du patriotisme de la jeunesse gabonaise soumise au façonnement du moule académique légendaire dont il assurait la gestion. Le Président Luc MARAT ABYLA a occupé ses fonctions de Proviseur cumulativement à celles de Directeur Général Adjoint des Enseignements et de la Pédagogie. Mais il fut aussi Directeur de l’Enseignement du Second Degré, Directeur Général de l’Education Nationale et même Haut Commissaire auprès du Ministre de l’Education Nationale. Toutes les cordes ici déclinées appartiennent à un même arc : l’univers de l’Education Nationale. C’est aussi dans cet univers que j’ai eu l’honneur de rencontrer et de connaitre personnellement l’Homme avant l’épisode du Palais Léon MBA qui a permis à nouveau le croisement de nos itinéraires. Qu’il me soit alors permis ce petit témoignage. Après l’épreuve particulièrement pénible de mon passage à la case prison, je suis immédiatement affecté par le Ministère de l’Education Nationale au Lycée d’Etat de Lambaréné comme nouvel enseignant de philosophie. Alors que je venais de rencontrer Monsieur le Secrétaire Général Luc NZE qui à l’occasion m’avait notifié l’affectation, j’ai eu la chance de croiser les pas de Monsieur Luc MARAT ABYLA dans les locaux du Ministère. Ses premières paroles envers ma modeste personne furent des propos d’un grand réconfort et d’une immense tendresse quasi paternelle. Parlant en effet de mon séjour carcéral, et de la fin sinon prématurée ou du moins précipitée de mes études, il me dit ce jour-là : « petit, il faut pouvoir tenir le coup. Ça fait partie de la formation de l’homme que de survivre à de telles épreuves ». Et de me poser la question : « Que vas-tu faire maintenant ? » J’avais répondu en expliquant que je viens d’être notifié d’une décision d’affectation au Lycée d’Etat de Lambaréné. J’ai senti l’homme comme offusqué et indigné par cette décision qui ressemblait à un prolongement de peine. « A Lambaréné, avait-il rétorqué, on te

Programme de la Journée Internationale de la Démocratie

PROGRAMME Journée Internationale de la Démocratie Libreville, Gabon, 15 septembre 2015. 09 H 00  Arrivée des Invités 09H 30   Arrivée des Députés et Sénateurs 10H 00   Mot de Circonstance du Président de               L’Assemblée National ou de son Représentant                                            10H15    Mise en place du Bureau de séance 10H30    Conférence-débat 13h00    Clôture 13H30   Cocktail

Discours d’ouverture du Premier Vice-Pésident de l’Assemblée Nationale

Monsieur Le Premier Ministre, Gouvernement Madame la Présidente du Sénat ; Madame et Messieurs les Présidents des Institutions Constitutionnelles ; Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, et Représentants des Pays Amis ; Mesdames et Messieurs les représentant des Organisations Non Gouvernementales ; Distingués invités ; Honorables Députés, Mes chers Collègues ; Mesdames et Messieurs.En l’absence du Président de l’Assemblée Nationale qui participe en ce moment même aux travaux de la 4ème Conférence Mondiale des Présidents de Parlements, au siège des Nations Unies à New York, l’honneur me revient de vous accueillir ce matin, au Palais Léon MBA, dans le cadre de la cérémonie marquant l’ouverture de la deuxième session ordinaire de notre Assemblée. Entre le caractère sacré de notre mandat à l’échelle nationale et le souci de faire entendre la voix du Parlement gabonais au sein des instances internationales, l’Assemblée Nationale gabonaise, sous l’égide du Président Guy NZOUBA-NDAMA s’est toujours employée à équilibrer la gestion des paramètres. Aussi, concernant cette grande rencontre qui s’est ouverte hier, 31 août 2015, il me plait de souligner qu’elle a été précédée par trois réunions préparatoires au cours desquelles le Président de l’Assemblée Nationale du Gabon a compté parmi les quinze Présidents d’Assemblée que l’Union Interparlementaire (UIP) a choisis pour concevoir le thème central destiné à alimenter les débats. « Mettre la démocratie au service de la paix et du développement durable : construire un monde tel que le veut le Peuple. » tel est l’intitulé du thème des réflexions de New York. Abordé sous l’angle parlementaire, le thème objet des discussions de New York, au- delà de sa transversalité, comporte des enjeux et une portée qui laissent d’ores et déjà augurer de la richesse des débats. L’Assemblée Nationale, comme à son habitude, se fera le devoir et le plaisir de partager avec l’Exécutif, le moment venu, la quintessence des travaux de cette 4ème Conférence des Présidents de Parlement par le biais du rapport de mission qui sera adressé à cet effet au Gouvernement de la République. Parlant du Gouvernement de la République, je voudrais saluer la présence dans cet hémicycle de Monsieur le Ministre ISSOZET-NGONDET, représentant Monsieur le Premier Ministre en mission Professeur Daniel ONA-ONDO et celle des Ministres qui l’accompagnent. Monsieur le Ministre, représentant Monsieur le Premier Ministre, la collaboration harmonieuse qui a toujours prévalu entre le Gouvernement de la République et la Représentation Nationale est un gage essentiel pour l’exercice efficace de nos missions respectives. La Représentation Nationale vous encourage à persévérer dans cette volonté de sanctuariser cette harmonie, pour la réussite du travail commun de construction nationale, que le Peuple Gabonais nous a confié. Je ne passerai pas sous silence le fait que ce travail commun peut donner lieu, de temps en temps, à des débats vifs, voire âpres, mais n’est-ce-pas là le symbole fort de la vigueur de notre Démocratie ? Dans tous les cas, je note, et ceci pour m’en féliciter, que nos débats sont toujours empreints de respect et de considération mutuels, car chacun de nous se conforme, en toutes circonstances à l’esprit et à la lettre des prérogatives de chaque pouvoir, fixées par la Loi Fondamentale de notre pays. Monsieur le 1er Vice-Président du Sénat, représentant Madame le Président du Sénat en mission, nous avons plaisir à vous recevoir ce matin parmi nos invités, car l’Assemblée Nationale salue en vous, la Volonté chaque fois renouvelée du Sénat ? d’entretenir la tradition bien établie, d’entente cordiale entre nos deux Chambres parlementaire : l’objectif commun étant de produire et voter les meilleures lois pour notre Peuple. Merci Monsieur le 1er Vice-Président du Sénat, de contribuer par votre présence, à l’éclat de cette cérémonie. Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Constitutionnelles, votre présence dans cet hémicycle ce matin est la manifestation de la vigueur des institutions politiques de notre pays, traduction concrète des avancées politiques indéniables du Gabon, notre pays, en la matière. Merci de contribuer présence au rayonnement de la présente cérémonie. Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des pays amis, l’Assemblée Nationale reconnait en vous l’ensemble des valeurs qui fondent l’Amitié : respect mutuel, sincérité et fidélité dans les rapports entre vos pays respectifs et le Gabon. Je puis vous assurer que le Peuple gabonais entretient avec « gourmandise », nos différences avec nos nations, parce que ces différences, loin de constituer un handicap, sont plutôt source de richesse pour nous. Merci d’être parmi nous ce matin. Merci de nous apporter à nouveau, le témoignage de votre intérêt pour le Gabon. Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementales et de la Société Civil, nous avons en partage la volonté de consolider notre démocratie et de faire face aux défis visant à améliorer les conditions matérielles d’existence de nos populations. Cette quête commune doit nous conduire à mener nos actions dans le cadre d’une dynamique inclusive propre à fédérer les énergies ainsi mobilisées : pour le bonheur de nos concitoyens. Je tiens enfin à saluer les Gabonaises et les Gabonais qui, à chaque occasion, investissent spontanément les travées de cette salle des séances. Votre élan, outre qu’il nous rassure, est également le signe que l’importance du travail parlementaire ne vous échappe pas et que celui-ci gagnerait à être vulgariser un peu plus ! Votre présence par ailleurs, est pour nous, un rappel constant, bien que subtil, de ce que c’est de vous que nous tenons les mandats qui font de nous vos partes-paroles à l’Assemblée Nationale. C’est la raison pour laquelle, nous aimons à nous rappeler la Représentation Nationale. Merci de votre constance constructive. Honorables Députés, mes Chers collègues, nous voici arrivés au terme de notre intercession parlementaire. Je dis intercession parlementaire et non vacances parlementaires, car le Député n’est jamais en vacances : pendant cette période, il travaille avec sa base électorale. Pendant donc cette intercession parlementaire vous avez tous communié avec nos bases respectives. Vous avez entendu et enregistré les préoccupations de nos populations Vous avez été parfois encouragés dans votre mission

Discours de clôture de la Première Session Ordinaire 2015 du Président de l’Assemblée Nationale

Monsieur le Premier Ministre, La classe politique gabonaise a été rudement éprouvée au cours de ces quatre derniers mois. Allusion faite ici aux dispositions successives de Madame Rose Francine ROGOMBE, Messieurs André MBA OBAME et Augustin BOUMAH. Par leur engagement singulier, ces trois destins ont su graver leurs noms de façon indélébile dans le livre de notre histoire récente. Madame Rose Francine ROGOMBE s’est particulièrement investie dans la cause féminine. Elle a fait de sa propre vie un exemple d’émancipation de la femme gabonaise. Une émancipation bâtie sur le travail, le goût de l’effort, l’intelligence, le respect de la verticalité des rapports entre les aînés et les cadets. Sans oublier les valeurs de la famille véritable ciment du lien social. La promotion par le mérite ; la revendication par le droit, le respect du devoir. Telles me semblent les leçons que la magistrate, la femme politique et la mère de famille a bien voulu laisser à la postérité. De son côté, Monsieur André MBA OBAME comptera comme l’un des hommes politiques influents des quinze dernières années du règne de feu Président Omar BONGO ONDIMBA. Plusieurs fois Ministre de la République, il a consacré l’énergie de sa jeunesse aux besoins de cette cause. Homme de tous les débats et de tous les conciliabules qui ont ponctué la vie politique de notre pays depuis 1990, André MBA OBAME s’est illustré comme un acteur agile, doté d’une souplesse d’esprit qu’il savait combiner d’avec un certain sens de la courtoisie et de la mesure, selon un souci manifeste d’assumer une stature d’homme d’Etat. Puisse la postérité, garder là aussi, le souvenir d’un républicain loin des clichés « jusqu’au boutistes » que certains partisans zélés et mal intentionnés risquent de rapprocher de son image. Quant à Augustin BOUMAH, je dirais simplement qu’il compte parmi les pionniers de la vie politique gabonaise. J’ai l’habitude de comparer les femmes et les hommes de sa générations à des navigateurs sans boussole, à qui devrait néanmoins échoir la lourde responsabilité de baliser les chemins les plus droits possibles aux fins d’organiser socialement, politiquement et économiquement notre jeune Etat à peine sorti de la tutelle coloniale. A posteriori, on peut constater que c’est avec l’encre du cœur que ces véritables artistes ont écrit les premières pages de notre histoire nationale.  Aussi, voudrais-je au nom des membres du Bureau qui représentent la nervure principale de notre Assemblée, avoir une pensée républicaine à l’égard de es trois citoyens à la fois au sens d’un ultime hommage mais surtout au sens de la reconnaissance qu’on attendrait de la Représentation Nationale à l’égard de femmes et d’hommes d’une certaine envergure compte tenu des services rendus à la Nation dans la quête du bien-être collectif. Selon le même registre, j’ai maintenant la faiblesse de penser que notre pays gagnerait à célébrer davantage ses icônes. C’est dans cette célébration que nous apprendrons à construire une véritable mémoire républicaine. Laquelle mémoire aurait pour vocation d’éclairer tant soit peu, notre présent à l’aune des consciences qui ont fait notre passé destinal. Ce devoir de mémoire est encore une autre façon de reconnaître un socle commun à notre pacte social, par-delà les contingences contextuelles. C’est une telle mémoire qui peut nous aider à mieux connaitre nos valeurs, ceux qui en ont été les bâtisseurs. Enfin, c’est cette mémoire qui peut par exemple nous emmener à comprendre quelles valeurs ont permis au Gabon de préserver jusqu’ici son unit nationale contre le spectre du conflit intérieur, alors que le vent de la démocratie qui a soufflé sur le continent en 1990 a souvent été une sorte de xintia, ravageant impitoyablement le paysage politique de plusieurs pays africains ? Dès lors, bâtir notre mémoire et la célébrer à plus forte raison, c’est refuser de reculer devant notre pays question. Cette éthique de la célébration devrait également interpeller la République sur la nécessité d’honorer ceux qui incarnent sa dignité et sa responsabilité, selon  le registre où chacun a bien pu hisser le plus haut possible le drapeau gabonais. Qu’il s’agisse en effet de femmes et d’hommes politiques, qu’il s’agisse de nos artistes, de nos chercheurs et inventeurs, toutes ces figures porteuses de génie devraient faire l’objet d’un véritable culte républicain. Non pas seulement lorsqu’ils ont tiré leur révérence mais aussi lorsqu’ils sont parmi nous, entrain de faire briller les trois couleurs de l’emblème nationale dans le ciel étoilé de notre modernité à travers les œuvres de l’esprit ou leurs productions intellectuelles. De fait, s’il est acquis pour l’époque que le développement économique et social sont fortement tributaires de la recherche et de l’innovation technologique, n’importe-t-il pas de considérer nos hommes de sciences comme les soldats de première ligne en vue de relever les défis de cette bataille ? A ce propos, il me plait de noter l’éveil politique qui se manifeste à nouveau au sein de certaines instances africaines. En particulier au niveau de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie qui recommande expressément dans son communiqué final, à l’issue de la 7ème conférence des Présidents et de sections de la région Afrique, je cite «  Face aux maux qui rongent le continent africain et annihilent les effets de ses dirigeants en vue de son développement, (…) les Etats doivent apporter un appui à la recherche scientifique et aux autres activités de production intellectuelle dans les domaines les plus variés de la vie ; afin de permettre aux Peuples d’Afriques de se prendre en charge notamment en matière de sécurité d’industrialisation, de santé, d’éducation et d’infrastructures ».  Fin de citation. Toutefois, Mesdames et Messieurs, pendant que je voudrais ainsi parler de mémoire, il vaudrait mieux que je m’abstinsse de perdre la mienne. C’est pourquoi, il m’importe à présent de me souvenir de nos invités, tout protocole observé, venus nous apporter soutien et solidarité au cours de cette cérémonie qui marque la clôture de notre Première Session Ordinaire 2015. A cet égard, nous avons le plaisir de compter parmi nous, le Premier Ministre Chef du Gouvernement le Professeur Daniel ONA ONDO. Monsieur le Premier Ministre,

Présentation du Parlement par Monsieur le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale.

Exposé sur le Parlement Gabonais Au Gabon, le pouvoir législatif est représenté par un Parlement composé depuis la révision constitutionnelle de 1994 par deux Chambres : l’Assemblée Nationale et le Sénat. Les Chambres du Parlement se renouvellent intégralement un mois au moins et six mois au plus avant l’expiration de la législature en cours. Les Députés, au nombre de 120, sont élus pour une durée de 5 ans au suffrage universel direct. Les Sénateurs, quant à eux, sont au nombre de 102 et sont élus pour une durée de 6 ans au suffrage universel indirect. Ils doivent être âgés de 40 ans au moins. Le Sénat assure la représentation des collectivités locales. Les parlementaires décédés ou nommés au Gouvernement sont remplacés par leurs suppléants. Lorsqu’ils perdent leur statut de membres du Gouvernement   ils récupèrent automatiquement leurs sièges. Le Parlement jouit de l’autonomie administrative et financière, conformément aux dispositions de l’article 46 de la constitution. De même,  les députés et les sénateurs jouissent de l’immunité parlementaire. Les missions du Parlement Consentir ou refuser l’impôt, faire la loi, contrôler les décisions publiques, accorder sa confiance au Gouvernement ou le censurer.   Les sessions Le Parlement se réunit de plein droit au cours de deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre le premier jour ouvrable de mars et prend fin, au plus tard, le dernier jour ouvrable de juin. La seconde session s’ouvre le premier jour ouvrable de septembre et prend fin, au plus tard, le dernier jour ouvrable de décembre. Le Parlement peut se réunir en session extraordinaire, sur convocation de son Président, pour un ordre du jour déterminé, à la demande, soit du Président de la République sur proposition du Premier Ministre, soit de la majorité absolue de ses membres. La session extraordinaire est ouverte et close par décret du Président de la République. Elle ne peut excéder une durée de quinze jours. La procédure législative L’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement et au Parlement comme le stipulent les dispositions de l’article 53 de la loi fondamentale. Les membres du Parlement ont le droit d’amendement. Les propositions de loi et les amendements d’origine parlementaire sont irrecevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, soit une diminution des recettes publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique sans dégagement des recettes correspondantes. Les projets de loi de finances et les projets de révision de la Constitution sont déposés en premier lieu à l’Assemblée Nationale, ceux afférents aux collectivités locales sont présentés en premier lieu devant le Sénat. Les autres textes peuvent être déposés dans l’une ou l’autre des Chambres. Tout texte de loi (Projet de loi ou proposition de loi) est examiné successivement dans les deux Chambres du Parlement en vue de son adoption en des termes identiques. En cas de désaccord entre les deux Chambres, le Gouvernement peut convoquer la réunion de la Commission Mixte Paritaire Assemblée Nationale/Sénat afin d’harmoniser les points de divergences entre les deux Chambres. Les organes des chambres du Parlement   Les organes de direction Le Président Le Président est élu au début et pour toute la durée de la législature. Il représente l’Institution, dirige les débats et veille à la police des séances.   Il est l’ordonnateur du budget de la chambre.   Le Bureau Le Bureau est composé de quinze membres. Hormis le Président, il ya six Vice-Présidents, deux questeurs et six secrétaires tous élus en même temps que le Président, par leurs pairs au début et pour la durée de la législature. Le Bureau doit refléter la configuration politique de l’Assemblée. Des 15 membres du Bureau, seul le 2ème Secrétaire n’est pas issu des rangs du parti majoritaire. Le Bureau a tous pouvoirs pour diriger les débats, organiser et assurer le bon fonctionnement des services. Les Vice-Présidents assistent le Président dans ses attributions et le suppléent en cas d’absence ou d’empêchement. Les Questeurs sont chargés, quant à eux, sous l’autorité du Président, de la coordination et du contrôle de la gestion des services financiers. Les secrétaires surveillent la rédaction des Procès-verbaux des séances et en sont responsables. Ils enregistrent les intervenants, procèdent à l’appel nominal, constatent les votes en dépouillant les différents scrutins. Le Bureau se prononce sur la recevabilité et l’opportunité des propositions de loi et des questions écrites après avis conforme de la Conférence des Présidents. Le Bureau représente la chambre auprès des autres Institutions de la République.   –    La Conférence des Présidents. La Conférence des Présidents a pour principale mission la fixation de l’ordre du jour et l’organisation des travaux en séance plénière.     Elle comprend le Président de la chambre qui en est le Président, les six Vice-Présidents, les Présidents et Vice-Présidents des commissions permanentes et les Présidents et Vice-Présidents des groupes parlementaires. Les Questeurs et les Secrétaires prennent part à la Conférence des Présidents avec voix consultative. Le Gouvernement quant à lui est représenté au sein de cet organe par le Ministre chargé des relations avec les Institutions Constitutionnelles. Il est, à cet effet, tenu informé du jour et de l’heure de la Conférence. La Conférence des Présidents est convoquée par le Président de la chambre au début de chaque session et chaque fois que c’est nécessaire. Enfin, la Conférence des Présidents détermine également l’ordre des questions orales que les Députés souhaitent poser aux membres du Gouvernement et procède à la répartition du temps de parole. Les organes de travail  Les groupes parlementaires. Les Députés peuvent se grouper par affinités politiques pour constituer un groupe parlementaire. Chaque groupe parlementaire comprend au moins six députés.       Le groupe parlementaire se constitue en remettant au Président de la chambre une déclaration politique signée de ses membres, indiquant la dénomination du groupe ainsi que la composition du bureau dudit groupe et, le cas échéant, la liste des députés apparentés.    C’est à partir d’eux que se constituent tous les autres organes de travail. Ils sont composés, d’un président, d’un Vice-Président, d’un trésorier et d’un secrétaire. Les groupes disposent d’un secrétariat administratif dont ils règlent eux-mêmes le statut,

Assemblée Parlementaire de la Francphonie,Réunion de la Commission de l’Education, de la Communication et des affaires Culturelles.

Rapport de la Réunion Intersessionnelle de la Commission de l’Education, de la Communication et des Affaires Culturelles La réunion de la Commission de l’Education, de la Communication et des Affaires Culturelles, (CECAC) de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) a tenu ses travaux les 20 et 21 Avril 2015 Libreville au Gabon sous des thèmes divers, notamment la marchandisation de l’éducation ainsi que l’instruction des filles. La cérémonie d’ouverture a eu lieu au Palis Léon Mba, Siège de l’Assemblée Nationale gabonaise sous l’égide de Son Excellence Guy NZOUBA-NDAMA. En ouverture, Monsieur Guy NZOUBA-NDAMA a souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants des sections de l’APF. Il a vu dans le choix du Gabon pour arbitrer ces assises la marque d’amitié et de considération de l’APF. Tout en se réjouissant de la densité des thèmes dont l’intérêt constitue des préoccupations de nos populations du monde francophone. Il a, par la suite, salué la qualité des rapports tissés avec TV5 Monde qui apparaît comme « un instrument incontournable de vulgarisation et de promotion de la diversité culturelle au sein de l’espace francophone ».  Il a toutefois déploré la cyber attaque de TV5, principal outil de vulgarisation et de valorisation de la langue française. Aussi, a-t-il évoqué les sujets abordés qui incitent au renforcement des actions et à l’amélioration de la coopération interparlementaire. Par ailleurs, Monsieur Guy NZOUBA-NDAMA a fait observer que tout en constatant des statistiques encourageantes dans la lutte contre le VIH/SIDA et regrette que cette pandémie continue de faire des ravages. En outre, il a déploré l’instrumentalisation de nos systèmes éducatifs ainsi que la situation de la jeune fille dont les droits fondamentaux dans le cadre de son éducation et de sa formation doivent être garantis. Prenant la parole à son tour, Monsieur Didier BERBERAT, Président de la Commission de l’Education, de la Communication et des Affaires Culturelles (CECAC), de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) a remercié la section gabonaise pour l’accueil aimable dont les délégués de l’APF ont fait l’objet et pour son dynamisme. Tout en saluant la présence du Président de l’Assemblée Nationale à cette cérémonie, il a tenu à rendre hommage aux autorités gabonaises et au peuple gabonais pour les deuils qui les frappent. Poursuivant son propos, le Président de la Commission de l’Education, de la Communication et des Affaires Culturelles a indiqué que les débats de la présente réunion se focaliseront entre autres sur la marchandisation de l’éducation, l’état de la langue française dans le monde, la protection et de la promotion de la diversité des expressions culturelles. Les travaux en plénière ont débuté par l’adoption de l’ordre du jour de la réunion et de l’adoption du compte rendu de la dernière réunion tenue à Ottawa le 06 juillet 2014. Sur ce dernier point, les assises ont conclu que la formation en alternance dite « duale » théorique à l’école et pratique en entreprise permet d’améliorer grandement l’employabilité des jeunes diplômés. Beaucoup de pays semblent adapté au contexte national et aux circonstances économiques, sociales et normatives d’autres juridictions. En outre, la CECAC a retenu qu’ « un système prévoyant l’alternance des lieux de formation au cours d’une même semaine-école puis industriel/entreprise peut rendre encore plus efficace ce type de formation ». Passant au projet de rapport d’activité de la CECAC, Monsieur Didier BERBERAT, Conseiller aux Etats (Suisse), est revenu entre autre sur la résolution entérinée par l’APF en plénière. Elle portait essentiellement sur les encouragements formulés à l’endroit des Etats et des parlements de l’espace francophone ainsi que l’organisation internationale de la francophonie et la COFEMEN à favoriser, sur le plan international l’échange d’information portant sur la formation professionnelle en général et la formation duale en particulier. Elle recommande donc aux Etats et aux Gouvernements de l’espace francophone de définir en partenariat avec les organisations professionnelles, des objectifs à atteindre en termes développement et professionnelles. Concernant le projet de rapport sur la marchandisation de l’éducation Madame Marie-Annick DUCHENE, Sénatrice, a mentionné plusieurs formes de marchandisation de l’éducation. En effet, dans la sphère de l’éducation, l’expression « marchandisation de l’éducation » a longtemps été utilisée principalement en lien avec l’enseignement supérieur, sphère où les acteurs sont intervenus de manière plus précoce et plus visible que dans les autres niveaux. Dans le même ordre d’idée, elle a relevé que fournir une éducation de base de qualité est non seulement un élément essentiel pour la connaissance et l’emploi mais aussi un facteur de  réduction de la pauvreté. Par conséquent, les moyens humains, financiers, et matériels pour y parvenir nécessitent une forte implication des Etats qui ne disposent pas toujours des recettes fiscales alors même que la pression démographique y est forte. Au-delà du principe de la gratuité scolaire mis en œuvre par de nombreux pays, le recours à une offre en matière d’éducation s’est largement développé. La CECAC a ainsi choisi de traiter plus spécifiquement de l’offre privée d’enseignement dans les cycles primaires et secondaires, afin d’identifier ses caractéristiques propres, les relations qu’elle est susceptible d’entretenir avec la sphère privée et son implication au sein des systèmes éducatifs. Madame Marie-Annick DUCHENE a proposé une intégration de la marchandisation de l’éducation au niveau universitaire. A cet effet, un groupe de travail constitué de trois (3) membres est mis en place. S’agissant du suivi de la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, Madame Carole POIRIER, Député du Québec, a cité trois (3) points à savoir : le suivi du Rapport sur les impacts et les enjeux du numérique sur la convention, le 10ème anniversaire de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et l’inclusion de la culture dans le programme de développement post-2015 des Nations Unies. En effet, c’est à l’occasion du 15ème Sommet de la francophonie a-t-elle précisé, que les Chefs d’Etats et de gouvernements membres de la francophonie ont adopté deux textes qui font référence à la diversité des expressions culturelles et plus particulièrement  aux technologies numériques et

Discours d’Ouverture du Président de l’Assemblée Nationale au cours de la Deuxième Session Ordinaire.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;Madame la Présidente du Sénat ;Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso ;Madame et Messieurs les Présidents des Institutions Constitutionnelles ;Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, tout corps diplomatique accrédité en République Gabonaise ;Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementales ;Distingués Invités ; Mes Chers Collègues. Les cloches du Palais Léon MBA retentissent ce lundi 1er septembre 2014 pour nous remettre au travail, après quelques semaines de congés bien mérités ; consécutifs à une première session ordinaire d’activité foisonnante.Ces jours de pause sont chaque fois précieux pour autant qu’ils nous permettent, une fois l’an de séjourner un peu plus longtemps auprès de nos électeurs pour savourer au passage l’ambiance conviviale qu’ils savent nous servir et respirer le parfum authentique de nos terroirs.Mais tout en profitant de ce contexte emplit de sérénité, force est de constater que nombreux parmi nous n’avions pas oublié de souscrire au devoir du compte-rendu parlementaire.Afin d’édifier nos populations sur les lois votées par notre Assemblée, ainsi que sur la pertinence qu’elles revêtent dans l’optique des attentes et de la prise en compte des besoins socio-économiques de base de tous les Gabonais.A côté du compte-rendu parlementaire, exercice devenu quasiment reflexe naturel, le Bureau de l’Assemblée Nationale tient à souligner, pour l’encourager, l’élan pédagogique qui anime désormais plusieurs Députés. Elan consistant notamment à expliquer aux Gabonaises et Gabonais, dans leurs langues, sur un ton simple et dépouillé, les tenants et les aboutissants de la politique menée par le Gouvernement.En d’autres termes, les actions réalisées par l’Exécutif, au bénéfice de chaque frange de la population.Cette initiative pédagogique des élus, outre le fait de mettre en exergue l’exemple d’une belle solidarité du Parlement à l’égard du Gouvernement, démontre un véritable souci des parlementaires visant à éduquer nos électeurs. Plus qu’un souci, il y a en effet une nécessité d’éduquer politiquement nos électeurs qui sont aussi nos militants pour en faire, autant que possible, des citoyens exemplaires en tout et pour tout.Car, c’est bien avec des citoyens exemplaires qu’on construit une Nation assise sur des valeurs solides et qu’on balise plus aisément et plus sûrement les voies qui conduisent vers une prospérité durable.Sans de tels citoyens, difficile d’atteindre les standards du mieux-vivre auquel aspire notre pays. Autrement dit, il ne suffit plus aujourd’hui de convoiter simplement le mieux-être. Encore faudrait-il le vouloir et traduire cette volonté à travers les actes.Mais qu’est-ce qu’un citoyen exemplaire ? Peut-on me demander. A mon humble avis, le citoyen exemplaire est celui qui a une haute idée de l’Etat, des Institutions et du contrat social qui nous lie. Le bon citoyen est celui qui travaille toujours déjà dans le sens du rayonnement de la République. Il doit se demander comme disait Kennedy : Qu’est-ce qu’il peut faire pour sa nation et à son juste niveau pour que celle-ci progresse.A plus forte raison, la citoyenneté ne peut plus être un simple décret lié à l’acte de naissance. Elle doit se mériter.A ceux qui pourraient se demander : comment la mériter ? Nous répondrions qu’elle se mérite à l’aune ou à travers le sens du sacrifice dont on peut faire preuve vis-à-vis de son pays et pour le bien collectif.Dans cette perspective, il ne suffit plus d’être de MVE-ZAYET, de N’KOLMESAS, de MANIENGUE, de BAMANGA, TSOTUANDZALA, DIBOUKA, MAYONAMI ou MANDOMBO pour justifier et se gargariser de sa citoyenneté.A contrario, un Gabonais peut naître en Papouasie Nouvelle Guinée, en Moldavie ou au Kosovo et mériter davantage de se gargariser de sa citoyenneté, s’il témoigne de ce sens du sacrifice à l’égard de la mère patrie. Aussi, le citoyen imbu de ce sens du sacrifice doit-il chaque fois voir, agir et penser : Gabon d’abord. Comme tel, il ne s’accommode d’aucun nombrilisme, ni d’égoïsme pathologique. Tel est le sens de la reconnaissance que le pays attend de la part de chacun.A propos de reconnaissance, je ne puis continuer à entretenir sereinement cette auguste assistance sans lui traduire à présent les mots de gratitude du Bureau de l’Assemblée Nationale pour l’honneur que chacun fait à notre Institution, en choisissant de vivre au plus près de ses élus cette cérémonie qui marque l’inauguration de ses travaux au compte de la deuxième session ordinaire de l’année 2014.Ainsi, notre gratitude va tout d’abord à l’adresse de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement : le Professeur Daniel ONA ONDO qui depuis sa nomination à la tête de ce Gouvernement tient à resserrer voire sacraliser les liens entre l’exécutif et le pouvoir législatif. Le tout, me semble-t-il, sous l’impulsion et la force injonctive de l’ADN parlementaire qui travaille en profondeur son pédigrée politique.Force est de constater que tous les membres du Gouvernement, par sorte de contamination heureuse, ne ménagent désormais aucun effort pour accomplir leurs obligations constitutionnelles auprès du Parlement et à l’Assemblée Nationale en particulier, considérée davantage comme un partenaire utile pas plutôt qu’un redoutable objecteur de conscience qui s’emploierait à mettre en péril des carrières individuelles.Merci Monsieur le Premier Ministre et merci à l’ensemble du Gouvernement de nous honorer sincèrement en cet instant solennel.Nous tenons aussi à souligner la présence habituelle de la Président du Sénat : Madame Rose Francise ROGOMBE.Madame la Présidente, les mots contenus dans un dictionnaire sont chiffrables, comptabilisables. En somme, notre expression langagière est désormais bien limitée pour traduire en termes laudatifs et suffisamment appropriés, le dévouement constant avec lequel vous tenez à soutenir les travaux de l’Assemblée Nationale et son action ; dans le cadre de notre coexistence bicamérale. Merci d’être venu. Merci de nous honorer sans relâche.Les autres Institutions Constitutionnelles nous soutiennent avec la même régularité et le même dévouement. Je voudrais leur rendre hommage et les assurer en retour de toute notre considération.Car, les Institutions de la République, faut-il ajouter, sont comme les maillons d’une chaîne. Chaque maillon doit pouvoir tenir sa place et jouer pleinement son rôle pour conserver la tension de la chaîne. Qu’un élément vienne à faillir et l’équilibre de la chaîne est mise

Mot de circonstance du Président des Jeunes Parlementaires à l’issue de son élection

Madame la Présidente du Sénat, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,Mesdames et Monsieur les membres du Gouvernement,Messieurs les Représentants Résidents des Organisations Internationales,Madame la Présidente Déléguée du Parlement Gabonais des Jeunes,Honorables Députés,Vénérables Sénateurs,Distingués Invités,Je voudrais au moment où je prends solennellement la parole du  haut de cette tribune, souvent aperçue au petit écran, exprimer toute ma gratitude, en mon nom propre et en celui de mes collègues ici présents, à Leurs Excellences Monsieur Guy NZOUBA-NDAMA, Président de l’Assemblée Nationale et Madame Rose Francine ROGOMBE, Présidente du Sénat et à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, pour cette entreprise formatrice.En effet, le Parlement Gabonais des Jeunes, fidèle a ses objectifs nous offre ce jour, un cadre nouveau de réflexion pour nombreux d’entre nous qui n’avons jamais côtoyé les compatriotes et frères d’autres provinces. L’occasion est unique pour être soulignée, c’est pourquoi, j’espère que nous regarderons tous dans la même direction lors de nos échanges.Mes Chers collègues, je tiens également à vous remercier pour le choix que vous avez bien voulu porté à ma modeste personne pour diriger les travaux de cette session. Je ne doute pas un seul instant que les recommandations de nos travaux permettront aux plus hautes autorités de résoudre les problèmes auxquels est confrontée la jeunesse gabonaise  et le peuple gabonais tout entier. Je souhaite de tout mon cœur plein succès à nos assises.Je vous remercie de votre aimable attention.

Discours du Président de l’Assemblée Nationales lors de la rencontre avec les Jeunes Parlementaires

Madame la Présidente du Sénat,Mesdames et Monsieur les Membres du Gouvernement,Messieurs les Représentants Résidents des Organisations Internationales,Mesdames et Messieurs les Parlementaires,Jeunes Parlementaires,Mesdames et Messieurs,C’est pour moi un immense honneur et un grand plaisir de vous accueillir ici, dans cet hémicycle du Palais Léon MBA, lieu des rendez-vous et des événements qui continuent de structurer la conscience de notre peuple ainsi que les progrès de notre démocratie ;  à l’instar de la présente session du Parlement Gabonais des Jeunes qui nous réuni ce matin.Au nom de ma collègue Rose Francine ROGOMBE, Présidente du Senat, au mien propre ainsi qu’à celui de mes collègues Députés et Sénateurs, je souhaite la bienvenue à chacune et chacun d’entre vous.Je voudrais également saluer la présence de Monsieur le Ministre de l’Education Nationale et à travers lui, le Gouvernement de la République dont l’engagement pour l’épanouissement de la jeunesse  via le département qu’il anime témoigne d’un intérêt toujours croissant.Je ne voudrais pas non plus oublier ses collaborateurs pour leur forte implication dans la conduite des activités de cette structure d’éveil pour nos jeunes compatriotes, aux côtés des membres du comité d’organisation.J’ajoute à ces salutations les deux autres membres du Gouvernement et les Représentants des Organisations internationales qui ont bien voulu se joindre à nous pour l’ouverture de cette session. C’est, à n’en point  douter, la preuve de leur confiance en notre Parlement et la reconnaissance des efforts que nous ne cessons de déployer pour l’éducation citoyenne de  la jeunesse gabonaise. Mesdames, Messieurs,Chers Parlementaires Juniors,La session qui s’ouvre aujourd’hui coïncide avec le dixième anniversaire du Parlement Gabonais des Jeunes qui, depuis 2004 date de sa création, constitue une des contributions du Parlement à l’éducation de notre jeunesse, aux côtés des parents et des enseignants.Ainsi, au moment de poursuivre mon propos, j’ai une pensée pour l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF). Cette organisation nous a accompagné dans la mise en place de ce cadre de formation  et de renforcement de la solidarité et de la fraternité entre de jeunes gabonais, appartenant à la même tranche d’âge. Après  dix (10) ans de fonctionnement le Parlement Gabonais des Jeunes est devenu un modèle qui inspire tous les autres parlements désireux de créer un cadre similaire.Que nos collègues et nos collaborateurs qui ont œuvré, grâce à leur travail remarquable, à la mise sur rails du train Parlementaire des Jeunes qu’ils conduisent depuis lors, avec maîtrise y trouvent également l’expression de nos encouragements.Je ne saurais oublier tous les Parlementaires Juniors qui nous ont représenté valablement non seulement au sein du Parlement Francophone des Jeunes dont les réunions ont lieu tous les deux ans dans une capitale francophone mais aussi dans les différents fora des jeunes organisés sur place au Gabon et en Afrique.Au regard de ce dynamisme tant reconnu par nos partenaires internationaux, la tenue de la cinquième session du PGJ est donc l’occasion d’affirmer à nouveau, notre volonté, chers enfants, de vous former au débat et à la discussion démocratique dans un cadre non partisan. C’est aussi l’occasion d’élargir le champ de réflexion des adultes que vous deviendrez au cours des prochaines décennies.L’éducation est un droit de l’homme mais c’est également un investissement intelligent. Tous les enfants ont le droit à une bonne éducation. L’éducation ne permet pas uniquement de trouver un travail : une personne instruite sera plus à même de connaître ses droits et de mieux s’assurer que ceux-ci sont respectés. L’éducation nous permet de faire des choix et nous donne la confiance nécessaire pour tirer partie des choix qui s’offrent à nous.Le Directeur Général de l’UNESCO, Monsieur Koïchiro MATSUURA, ne disait-il pas, je cite : « une éducation perçue par les jeunes comme ne répondant pas à leurs besoins et ne servant pas leurs intérêts, ne saurait être une éducation de qualité » fin de citation.Mesdames et Messieurs,Chers Parlementaires Juniors,Les thèmes inscrits à l’ordre du jour de la présente session ont été choisis en fonction de l’actualité, de leur pertinence mais aussi parce qu’ils touchent au quotidien des jeunes. De la « recrudescence des viols sur mineurs » à « la survivance des valeurs face aux rapports intergénérationnels » en passant par « l’impact des migrations dans notre pays » et l’épineuse question de la pauvreté, nous attendons de vous que vous puissiez, dans le respect de la diversité que constituent vos différences, échanger en développant un esprit critique loin de toute emprise idéologique, afin de trouver un dénominateur commun pour une jeunesse responsable.Vous allez vibrez au rythme du travail préparatoire en commission. Vous connaitrez également l’intensité des débats. Je souhaite que ces moments d’échange et de partage soient instructifs, vifs mais aussi courtois et fructueux.Je suis convaincu que vous allez vivre une expérience magnifique et que ces quelques jours en notre compagnie marqueront durablement les jeunes esprits épris d’émergence que vous êtes.Je souhaite pleins succès à vos travaux et je déclare ouverte la cinquième session du Parlement Gabonais des Jeunes.Je vous remercie.

Discours de Madame Michel ANDRE au cours de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie

Message de Madame Micheline ANDREPrésidente de la Commission politiqueMonsieur le Président du Sénat,Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Cher Président NZOUBA-NDAMA,Mesdames et messieurs les ministres,Mesdames et messieurs les représentants du corps diplomatique,Mesdames et messieurs les parlementaires,Mes chers collègues et amis,Mesdames, Messieurs,C’est pour moi un grand plaisir de présider ma première Commission politique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, ici, à Libreville, au Gabon.Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement le président de l’Assemblée nationale du Gabon, M. Guy NZOUBA-NDAMA, président de la section gabonaise de l’APF, président d’honneur de l’APF et doyen de notre organisation, qui nous a fait le grand honneur et l’immense plaisir de nous recevoir sur cette magnifique terre gabonaise.Je remercie également l’ensemble de la section gabonaise de même que les services administratifs du parlement pour le bel accueil qui nous a été réservé.Mais je tiens aussi à vous remercier, chers collègues parlementaires, d’avoir fait le déplacement pour que nous puissions échanger sur l’actualité des situations politiques de notre espace, actualité ô combien brûlante et mobilisatrice d’énergie pour notre commission.Véritable mosaïque de cultures, de langues et d’ethnies, notre pays hôte, le Gabon, est un fleuron de l’économie africaine. Mais il est également le pays africain avec la plus forte population francophone. Outre les langues bantoues et le baka, c’est en langue française que s’exprime plus de 80% de la population gabonaise.Cette situation fait du Gabon l’un des piliers de la Francophonie institutionnelle et bien sûr parlementaire. Ce n’est donc pas un hasard si la section gabonaise a déjà organisé trois Assemblées plénières de l’APF, en 1978, en 1993, et en 2007. C’est au cours de la dernière Assemblée plénière en 2007, qui a vu votre élection à la Présidence de l’APF, cher Président NZOUBA, que vous avez rappelé, je cite, votre « conviction que la Francophonie nous est indispensable pour contribuer à donner au Hommes cet esprit de liberté qui conditionne leur épanouissements et leur progrès. »Cet engagement, qui est aussi le nôtre et celui de notre commission, résonne toujours avec la même force aujourd’hui, en 2014, au siège de l’Assemblée Nationale du Gabon, dans ces lieux qui sont le cœur battant de votre démocratie et où les parlementaires travaillent chaque jour à représenter les intérêts des populations, mais également à faire avancer la société gabonaise.Un grand travail nous attend au cours de ces deux journées de réunion. Je tiens tout d’abord à vous dire que j’attache une importance particulière au tour d’actualité de nos sections qui va ouvrir notre réunion de Commission. Institué à Rabat l’an passé par l’ancien Président de la Commission, André Scheinder, dont je salue ici la présence en tant que représentant de la section française, ce tour de table revêt un grand intérêt à l’heure d’étudier les situations politiques dans l’espace francophone.Ce qui est essentiel, pour nous parlementaires francophones, ce sont les efforts que font les différentes autorités nationales, dans l’ensemble de notre espace, afin d’atteindre cet idéal qu’est la démocratie. C’est le travail de la Commission politique que j’ai l’honneur de présider de s’en assurer en examinant avec attention les situations politiques dans les différents pays de l’espace francophone. C’est ce que nous ferons résolument aujourd’hui et demain en ces lieux en étudiant le rapport sur le sujet présenté par la section gabonaise.Notre travail est alimenté par l’excellent travail réalisé par nos rapporteurs que je salue ce matin. La section canadienne et la section Belgique/Communauté française/Wallonie-Bruxelles nous présenteront respectivement des rapports sur La Francophonie numérique et sur les impacts du web social sur la citoyenneté, la démocratie et le monde politique. On le voit aujourd’hui, ces enjeux sont cruciaux, car ils redéfinissent nos rapports politiques.je remercie ces sections pour l’effort qu’elles investissent à approfondir ces sujets.Il nous faudra également étudier, au cours de cette réunion la mise à jour de la Convention entre l’Organisation internationale de la Francophonie et l’APF et la révision du règlement de l’APF. Nous devrons également débattre du projet de cadre stratégique de l’APF, présenté au Bureau de Rabat par notre Secrétaire général parlementaire, Pascal Terrasse. De nombreux points de ce nouveau document de travail, dont vous avez tous pris connaissance et qui fera entrer notre organisation dans une nouvelle étape de son développement concernent en effet notre Commission et il convient d’y réfléchir ici. Enfin, il nous faudra envisager la préparation de l’Avis de l’APF en prévision du 15e Sommet de la Francophonie en novembre prochain à Dakar, dont le thème est je vous le rappelle, «  Femmes et Jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement. »Messieurs les présidents, Mesdames et Messieurs les parlementaires, mes chers collègues et amis, la Commission politique tient un rôle central dans notre organisation. Nous avons deux journées pour discuter des grands enjeux de l’espace francophones  et apporter, à travers ces réflexions, des idées nouvelles pour faire rayonner les valeurs qui nous unissent au sein de notre grande famille. Je vous propose maintenant d’entrer dans le vif des travaux de notre Commission.  Je vous remercie.