Loi de Finances Rectificative 2026 : la Défense nationale et l’Intérieur présentent leurs budgets respectifs devant la Commission des Finances.

Deux membres du Gouvernement, à savoir la ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte ONKANOWA, et le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien NGUEMA MBA, se sont présentés le jeudi 11 juin 2026 devant la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du Projet de Loi de finances rectificative (#PLFR) pour l’exercice 2026. Cette séance avait pour objectif de soumettre à l’appréciation des députés, les ajustements budgétaires concernant leurs départements ministériels respectifs. Adopté en Conseil des ministres le 22 mai dernier, le (#PLFR) 2026 établit les ressources et les charges de l’État à 5 495,2 milliards de francs CFA, contre 6 358,2 prévus dans la Loi de Finances Initiale (#LFI) 2026, soit une diminution globale de 862,9 milliards de francs CFA. Le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation n’échappe pas à cet effort collectif de rationalisation budgétaire. Son enveloppe passe de 200 440 449 455 milliards de francs CFA à 113 618 317 440 milliards de francs CFA, enregistrant ainsi une baisse de 86 822 132 015 milliards de francs CFA. Face à cette réduction substantielle, le ministre NGUEMA MBA a attiré l’attention des Représentants du peuple sur les conséquences que pourrait engendrer une telle baisse des crédits initialement programmés pour l’exécution des missions stratégiques de son département « les crédits inscrits dans la (#LFI) 2026 n’étaient ni des dépenses de confort ni des investissements de convenance. Ils répondaient à des objectifs précis découlant directement de la feuille de route du Président de la République », a-t-il précisé. Cette feuille de route vise notamment le renforcement de la politique sécuritaire du territoire, la mise en œuvre effective de la décentralisation ainsi que l’optimisation de l’administration territoriale. Les crédits d’investissement de la mission « Sécurité », destinés à la modernisation de l’appareil sécuritaire, passent ainsi de 83,51 milliards de francs CFA dans la Loi de Finances Initiale à 9,51 milliards de francs CFA dans le PLFR, soit une baisse de 74 milliards de francs CFA, représentant près de 89 % des crédits initialement prévus. La mission « Administration du territoire » est également affectée par cette réduction budgétaire. Ses crédits passent de 16,49 milliards de francs CFA à 8,35 milliards de francs CFA, soit une diminution de 8,14 milliards de francs CFA. Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs indiqué que, dans plusieurs provinces, certains Gouverneurs, Préfets et Responsables territoriaux exercent encore leurs fonctions dans des bâtiments dégradés ou occupent des logements locatifs « cette situation ne correspond ni au rang de leurs responsabilités ni aux exigences de la continuité de l’État », a-t-il souligné. De son côté, la ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte ONKANOWA, a présenté les orientations budgétaires de la mission « Défense », articulée autour de cinq programmes : Préparation et emploi des forces (311), Équipement des forces (318), Garde républicaine (325), Vie du soldat (332) et Pilotage et soutien à la politique de la Défense nationale (339). Selon le membre du Gouvernement, ces programmes visent à garantir, en toutes circonstances et contre toute forme d’agression, la sécurité et l’intégrité du territoire national, ainsi que la protection des populations et des biens « ces programmes sont mis en place pour faire face aux défis qu’impose à notre pays un contexte stratégique marqué par des enjeux permanents tels que la défense de l’intangibilité des frontières et la lutte contre l’immigration clandestine, mais également par de nouvelles menaces comme le terrorisme et les trafics de tous genres qui compromettent la paix et la sécurité dans notre pays », a-t-elle indiqué. Les crédits alloués à la mission « Défense » dans la (#LFI) 2026 s’élèvent à 377 684 838 660 milliards francs CFA, répartis entre les dépenses de personnel, les biens et services, les dépenses de transfert ainsi que les dépenses d’investissement. Les exposés des deux membres du Gouvernement, ont soulevé de nombreuses préoccupations de la part des députés. Ils ont notamment interrogé ces derniers sur le renforcement des effectifs et des équipements aux frontières, la création de brigades dans certaines localités du pays qui en sont encore dépourvues, ainsi que sur l’insuffisance des moyens roulants mis à la disposition des Préfets, pourtant essentiels à l’exercice de leurs missions sur le terrain. Presse Assemblée Nationale.

Loi de finances rectificative 2026 : les ministres des finances et de la Planification défendent le budget de l’Etat au Palais Léon MBA.

Réunis au sein de la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique, les députés ont auditionné ce matin au Palais Léon MBA, le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, Thierry MINKO et la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette MVONO. Cet exercice, prévu par les dispositions constitutionnelles et organiques en vigueur, s’inscrit dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026. D’entrée de jeu, Thierry MINKO a présenté les principaux ajustements budgétaires opérés par le Gouvernement à la lumière du nouveau cadrage macroéconomique. Le projet de budget rectificatif est ainsi arrêté à 5 495,2 milliards de FCFA, contre 6 358,9 dans la loi de finances initiale, soit une diminution de 862,9 milliards de FCFA. Le membre du Gouvernement a détaillé les évolutions enregistrées au niveau des recettes, des dépenses, des engagements de l’État ainsi que de la gestion des finances publiques. Les recettes budgétaires sont désormais évaluées à 2 928,2 milliards de FCFA, tandis que les dépenses s’établissent à 5 180 milliards de FCFA. Parallèlement, les crédits alloués à la mission « Engagements de l’État » connaissent une hausse significative, passant de 508,5 à 691,4 milliards de FCFA. Face à ces ajustements, plusieurs députés dont le 1er Vice-président de l’Institution, Eloi NZONDO a exprimé des préoccupations. Il a notamment interrogé le ministre sur l’impact de la baisse des recettes sur la mise en œuvre des politiques publiques, la soutenabilité de la dette ainsi que les garanties offertes pour préserver les investissements prioritaires et les dépenses sociales. En réponse, le ministre MINKO a affiché une attitude rassurante : « Cette loi de finances rectificative vise avant tout à restaurer la sincérité budgétaire et à adapter nos prévisions aux réalités économiques actuelles. Elle permet également de créer les conditions favorables à la reprise des discussions avec le Fonds monétaire international (#FMI). » Prenant à son tour la parole, Louise Pierrette MVONO a présenté le Programme d’investissement public (#PIP) 2026-2028, 1er cadre pluriannuel d’investissement de la Ve République : « Ce document répond à un triple impératif : intégrer le nouveau cadrage macroéconomique, traduire les orientations stratégiques du Chef de l’État et garantir la soutenabilité de la dépense publique. » , a-t-elle laissé entendre. Par ailleurs, elle a indiqué que les perspectives de croissance ont été révisées à 4 %, contre 6,5 % initialement prévues. Malgré ce ralentissement, le secteur hors pétrole demeure le principal moteur de l’économie nationale, avec une progression attendue de 4,4 %. S’agissant des investissements, l’enveloppe globale du PIP est projetée à 1 202 milliards de FCFA, dont 1 169 milliards au titre du budget général et 33 milliards pour les comptes spéciaux. Au terme des échanges, les parlementaires ont salué les efforts de réajustement entrepris par le Gouvernement, insistant toutefois, sur la nécessité de renforcer le suivi de l’exécution budgétaire et l’efficacité des investissements publics. Des préoccupations qui devraient continuer d’alimenter les travaux en Commission avant l’adoption de ce texte majeur au cours de la prochaine séance plénière. Presse Assemblée Nationale.

PROGRAMME DES TRAVAUX DES COMMISSIONS-(Semaine du 08 au 12 juin 2026)

Mercredi 10 juin 2026 Commission de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures et des Travaux Publics 09H30 : Examen et adoption du rapport de la Commission ad hoc chargée d’examiner le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°0005/PR/2026 du 26 février 2026 portant réorganisation de l’Agence de Régulation des Transports Ferroviaires. Commission de la Communication, de l’Information et des Technologies Numériques 11H30 : Examen et adoption des rapports des Commissions ad hoc chargées d’examiner les textes suivants : Commission de la Santé, de l’Education, des Affaires Sociales et Culturelles 14H00 : Examen et adoption des rapports de la Commission ad hoc chargée d’examiner les textes suivants :

LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE EXERCICE 2026      PROGRAMME DES AUDITIONS DES MINISTRES COMMISSION DES FINANCES, DU BUDGET ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE DATE MINISTRE (S) AUDITIONNE (S)                     Jeudi 11 juin 2026   09 heures 30 minutes   BUDGET GENERAL   VOLET RECCETTES DE L’ETATVOLET DEPENSES DE L’ETATENGAGEMENTS DE L’ETATGESTION DES FINANCES PUBLIQUESDEPENSES TRANSVERSALES              Thierry MINKO                      et        Louise Pierrette MVONO 14 heures   MISSION INTERMINISTERIELLE   SECURITEADMINSTRATION DU TERRITOIRE   Adrien NGUEMA MBA   MISSION MINISTERIELLE   DEFENSE   Brigitte ONKANOWA                   Vendredi 12 juin 2026   09 heures 30 minutes   MISSION INTERMINISTERIELLE :   VOLET CONSTRUCTION, LOGEMENT ET EQUIPEMENTS COLLECTIFS   Mays Lloyd KINGA MOUISSI et         Edgard MOUKOUMBI     11 heures 30 minutes   MISSION MINISTERIELLE :   SANTE   Pr Elza AYO ép. BIVIGOU   14 heures   MISSION INTERMINISTERIELLE :   GESTION ET CONTROLE DES RESSOURCES ENERGETIQUES, HYDRAULIQUES ET PETROLIERES   Philippe TONANGOYE   et      Clotaire KONDJA           Samedi 13 juin 2026   09 heures 30 minutes     MISSION MINISTERIELLE :   EDUCATION NATIONALE   Camélia NTOUTOUME LECLERCQ   13 heures   Mise en place des Commissions ad’hoc et Travaux SANTE   Pr Elza AYO ép. BIVIGOU     Dimanche 14 et Lundi 15 juin 2026       Travaux des Commissions ad’hoc et rédaction des rapports     Mardi 16 juin 2026 10 heures : Adoption des rapports en Commission générale Mercredi 17 juin 2026 14 heures :   Séance plénière

Alerte Info : Loi de finances rectificative 2026 : démarrage des auditions des membres du Gouvernement concernés ce jeudi au Palais Léon MBA.

Les travaux d’audition relatifs à l’examen de la loi de finances rectificative (#LFR) exercice 2026 débutent ce jeudi 11 juin 2026 à l’Assemblée nationale. Ils porteront entre autres sur le budget général de l’Etat, les missions interministérielles (sécurité, administration du territoire) ; (Construction, logement et équipements collectifs) ; (Gestion et contrôle des ressources énergétiques, hydrauliques et pétrolières) ; et les missions ministérielles (défense) ; (Santé), et (Education nationale). Ainsi seront auditionnés par les députés membres de la Commission de finances, du Budget et de la Comptabilité publique de cette Institution législative, les ministres de Finances Thierry Minko, de la Planification, Louise Pierrrette Mvono ; de l’Intérieur Adrien Nguema Mba, du Logement, Mays Lloyd Kinga Mouissi, des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, de l’Accès universel à l’énergie, Philippe Tonangoye, du Pétrole, Clotaire Kondja y compris, les ministres d’Etat chargé de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa et de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq. Encore appelée « Collectif budgétaire), la Loi de finances rectificative est une loi votée en cours d’année afin de corriger le budget initial. Et ce, conformément à la Loi Organique relative aux Lois de finances (#LOLF) N° 020/2014 du 21 mai 2015. Par ailleurs, seul le Parlement est habilité à apporter des modifications à ce texte qui détermine le fonctionnement de l’Etat pendant une année civile. La LFR vise divers objectifs dont les principaux sont : -L’ajustement des recettes, si le prix du pétrole, les recettes fiscales ou les dons sont élevés/ou bas ; -L’ouverture de nouveaux crédits :  urgence, catastrophe naturelle, crise sécuritaire, dépenses imprévues. Ex : subventions carburant, inondations… -L’annulation des crédits : si un ministère n’utilise pas tout son budget, on annule pour éviter le gaspillage ; -La modification des règles fiscales : créer, supprimer ou changer un impôt/taxe en cours d’année. Généralement au Gabon, la Loi de finances rectificative est votée une voire deux fois par an entre mai et juillet comme c’est le cas à partir de ce jeudi pour faire le bilan à mi-parcours par rapport aux chocs du premier semestre et entre octobre et novembre pour un ajustement final avant le budget de l’année suivante. Soulignons enfin que pour l’examen de ce texte, les députés travailleront sur une semaine environ, le week-end inclus, soit du jeudi 11 au mercredi 17 juin 2026. Presse Assemblée nationale.