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Loi de finances rectificative 2026 : les ministres des finances et de la Planification défendent le budget de l’Etat au Palais Léon MBA.

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Réunis au sein de la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique, les députés ont auditionné ce matin au Palais Léon MBA, le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, Thierry MINKO et la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette MVONO. Cet exercice, prévu par les dispositions constitutionnelles et organiques en vigueur, s’inscrit dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l’exercice 2026.

Les deux membres du Gouvernement auditionnés

D’entrée de jeu, Thierry MINKO a présenté les principaux ajustements budgétaires opérés par le Gouvernement à la lumière du nouveau cadrage macroéconomique. Le projet de budget rectificatif est ainsi arrêté à 5 495,2 milliards de FCFA, contre 6 358,9 dans la loi de finances initiale, soit une diminution de 862,9 milliards de FCFA.

Le membre du Gouvernement a détaillé les évolutions enregistrées au niveau des recettes, des dépenses, des engagements de l’État ainsi que de la gestion des finances publiques. Les recettes budgétaires sont désormais évaluées à 2 928,2 milliards de FCFA, tandis que les dépenses s’établissent à 5 180 milliards de FCFA. Parallèlement, les crédits alloués à la mission « Engagements de l’État » connaissent une hausse significative, passant de 508,5 à 691,4 milliards de FCFA.

Face à ces ajustements, plusieurs députés dont le 1er Vice-président de l’Institution, Eloi NZONDO a exprimé des préoccupations. Il a notamment interrogé le ministre sur l’impact de la baisse des recettes sur la mise en œuvre des politiques publiques, la soutenabilité de la dette ainsi que les garanties offertes pour préserver les investissements prioritaires et les dépenses sociales.

En réponse, le ministre MINKO a affiché une attitude rassurante : « Cette loi de finances rectificative vise avant tout à restaurer la sincérité budgétaire et à adapter nos prévisions aux réalités économiques actuelles. Elle permet également de créer les conditions favorables à la reprise des discussions avec le Fonds monétaire international (#FMI). »

Prenant à son tour la parole, Louise Pierrette MVONO a présenté le Programme d’investissement public (#PIP) 2026-2028, 1er cadre pluriannuel d’investissement de la Ve République : « Ce document répond à un triple impératif : intégrer le nouveau cadrage macroéconomique, traduire les orientations stratégiques du Chef de l’État et garantir la soutenabilité de la dépense publique. » , a-t-elle laissé entendre.

Par ailleurs, elle a indiqué que les perspectives de croissance ont été révisées à 4 %, contre 6,5 % initialement prévues. Malgré ce ralentissement, le secteur hors pétrole demeure le principal moteur de l’économie nationale, avec une progression attendue de 4,4 %.

S’agissant des investissements, l’enveloppe globale du PIP est projetée à 1 202 milliards de FCFA, dont 1 169 milliards au titre du budget général et 33 milliards pour les comptes spéciaux.

Au terme des échanges, les parlementaires ont salué les efforts de réajustement entrepris par le Gouvernement, insistant toutefois, sur la nécessité de renforcer le suivi de l’exécution budgétaire et l’efficacité des investissements publics. Des préoccupations qui devraient continuer d’alimenter les travaux en Commission avant l’adoption de ce texte majeur au cours de la prochaine séance plénière.

Presse Assemblée Nationale.

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