
Le bureau de la Commission Santé et La ministre de la Santé, le Pr. Elsa NKANA Joséphine AYO épouse BIVIGOU.Le 4 juin dernier, les députés membres de la Commission de la Santé, de l’Éducation, des Affaires sociales et culturelles ont procédé à l’audition du ministre de la Santé, le Pr. Elsa NKANA Joséphine AYO épouse BIVIGOU, venue défendre plusieurs projets de loi relatifs à l’organisation et à la modernisation du système sanitaire national.
Au total, cinq textes ont été présentés par le ministre notamment, les projets de loi de ratification des ordonnances portant création, attributions, organisation et fonctionnement de structures sanitaires stratégiques suivantes : le Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne EBORI (CHUMEFJE), le Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL), le Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO) ainsi que le Laboratoire national de santé publique.
Dans son exposé des motifs, le Pr NKANA a indiqué que ces établissements, bien qu’opérationnels depuis plusieurs années, ne disposent pas encore d’un cadre juridique conforme aux dispositions légales en vigueur «les établissements susvisés évoluent en violation des dispositions des textes soumis ainsi que de la loi n°20/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État », a-t-elle expliqué. Selon elle, l’adoption desdits textes permettra de combler ce vide juridique, conférant à ces structures une existence légale pleinement reconnue.

Par ailleurs, face à la progression inquiétante de la consommation des nouveaux produits du tabac et de la nicotine, y compris les dispositifs à vapoter, le membre du Gouvernement a également défendu le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°0020/PR/2026 instituant des mesures relatives ce fléau en République gabonaise « l’objectif de cette loi est de protéger la santé de nos populations ainsi que celle des plus jeunes », a-t-elle indiqué.
Arrivé à la partie des échanges, les élus n’ont pas manqué de soulever une série de problématiques dans les établissements publics de santé, notamment les délais de prise en charge des patients en situation de détresse, l’accueil des malades par les personnels soignants, ainsi que le coût jugé élevé des consultations et des hospitalisations, en particulier pour les jeunes mères au CHUMEFJE.

Dissipant les inquiétudes des Représentants du peuple au terme de cette audition, la Responsable du département de la Santé, à souligner qu’à la suite du séminaire sur l’éthique et la déontologie du personnel soignant, un mécanisme de veille et de signalement a été instauré à travers la création d’un bureau de plaintes. Celui-ci est chargé de recevoir les dénonciations liées aux manquements professionnels et de veiller à l’application des sanctions prévues par les textes en vigueur à l’encontre des contrevenants.
Presse Assemblée Nationale.