Discours du Président de l’Assemblée Nationale du Togo.
DISCOURS DE SON EXCELLENCE DAMA DRAMANI, A L’OUVERTURE DE LA PREMIERE SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU GABON (Libreville, le 03 mars 2014) Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale du Gabon et Cher Collègue, Excellence Monsieur le Premier Ministre, Madame la Présidente du Sénat, Mesdames et Messieurs les Présidents des Institution Constitutionnelles, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Honorables membres de l’Assemblée nationale et du Sénat et Chers Collègues, Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire et Représentants des Organisations Internationales, Distingués invités en vos grades et qualités, Mesdames, Messieurs, Avant tout propos, je voudrais me réjouir de l’opportunité que vous me donnez ce jour, cher doyen NZOUBA-NDAMA, de prendre la parole devant l’auguste Assemblée nationale du Gabon, pour exprimer ma joie de prendre part à l’ouverture de la première session ordinaire de votre Institution, pour le compte de l’année 2014. En jetant un regard sur ce parterre impressionnant d’éminentes personnalités, rassemblées en ce lieu, je mesure aussi le privilège qui est le mien d’être associé à cet évènement qui augure de très belles perspectives de développement d’une coopération exemplaire entre les Parlements du Gabon et du Togo. Monsieur le Président, Chers Collègues députés, Votre amicale invitation traduit justement notre souci commun, maintes fois renouvelé, de raffermir les liens interparlementaires si harmonieusement établi entre nos Assemblées. Je considère que les échanges fréquents de délégations entre nos deux Institutions illustrent à merveille les relations séculaires qui existent entre nos deux pays, nos deux Chefs d’Etat et partant, nos deux peuples. Ces relations riches et multiformes, portent en elles-mêmes, la marque indélébile d’une amitié véritable dont nous souhaitons en bonne intelligence, la pérennité et l’approfondissement, conformément à la vision de nos illustres pères fondateurs, Omar BONGO ONDIMBA et GNASSINGBE EYADEMA, de glorieuses mémoires. Monsieur le Président, nous sommes donc parfaitement en phase avec le destin commun de nos deux pays. Car, c’est au bout de l’ancienne corde que nous continuons à tisser la nouvelle. C’est le cas de le dire. Nous faisons en effet, le constat heureux que les années qui passent, malgré les aléas politiques, loin d’altérer les relations entre nos deux pays les confortent et les renforcent chaque jour d’avantage, sous l’impulsion éclairée de leurs Excellences Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République gabonaise et Faure ESSOZIMNA GNASSINGBE, Président de la République togolaise. C’est le lieu, Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, de demander qu’il vous plaise de bien vouloir transmettre à Monsieur le Président de la République gabonaise, toute mon admiration et la reconnaissance du peuple togolais pour sa contribution inestimable aux efforts de maintien de la paix au Gabon, dans la sous-région Afrique centrale et sur le continent. Je suis par ailleurs charger de relayer très respectueusement auprès de Monsieur le Président de la République, les sentiments d’amitié de son frère et ami, son Excellence Faure ESSOZIMNA GNASSINGBE, Président de la République togolaise. En réalité, mon cher doyen NZOUBA-NDAMA, il nous tenait fortement à cœur, la délégation que j’ai l’honneur de conduire et moi-même, de vous exprimer de vive voix, la gratitude de l’Assemblée nationale togolaise pour la participation remarquable d’une forte délégation de parlementaires gabonais, conduite par votre Excellence en personne, à la manifestation marquant la rentrée officielle des Députés de la 5e législature de la République togolaise le 02 octobre dernier à Lomé. Nous en étions honorés, et surtout réconfortés, car, comme vous savez toujours si bien le faire, vous aviez adressé à cette occasion un brillant discours d’encouragement que les Députés togolais n’oublieront pas de si tôt. Encore une fois soyez en remercier, Monsieur le Président. Excellence, Monsieur le Président, Distingués invités, Je reste persuadé qu’au-delà des personnes, ce sont les Institutions que nous incarnons, qui doivent servir de tremplin à la dynamisation des relations entre nos pays africains dans un environnement régional et mondial où la globalisation des échanges, nous impose la qualité et la compétitivité. En effet, notre continent est plus que jamais bouleversé par le spectre de la guerre, de la pauvreté et de la faim. Nus devons pour cela, avoir conscience de la responsabilité des parlementaires devant l’histoire. Chers Collègues parlementaires, l’essence même de notre mission de représentants des populations nous amènent à être les plus proches de celles-ci. Cette posture nous permet d’être des acteurs de prévention et de règlement des conflits. D’un autre point de vue, les Parlements, personne ne peut le nier, sont au centre des débats politiques et démocratiques autour des préoccupations de leurs Etats dans tous les domaines. La position des Parlements dans l’ordre Institutionnel des Etats devrait donc les amener à s’impliquer davantage dans le règlement pacifique des conflits. C’est possible et devons nous organiser en conséquence. Je signale que l’idée de la création d’un conseil parlementaire pour la paix (CPP) fait son chemin au niveau de la Conférence des Présidents d’Assemblée d’Afrique de l’Ouest (CPAO). Le CPP est une structure strictement composés de parlementaires qui existe déjà au comité interparlementaire de l’UEMOA (CIP). Elle a pour attribution d’examiner les cas de crises ou de conflits et de contribuer à leur prévention et à leur règlement. Je souhaite, une mutualisation des efforts dans ce domaine, si cela n’a pas encore commencé, entre les Parlements de la CEMAC et ceux de la CEDEAO, parce que nous tous parlementaires ici réunis, sommes résolument attachés à la paix, à la sécurité et à la démocratie comme facteurs de développement économique et social de nos pays respectifs. Excellence Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames et Messieurs, Permettez-moi, au moment de conclure, de saluer l’hospitalité généreuse du peuple frère gabonais qui nous accueille en terre africaine. Merci pour tous les soins dont nous sommes entourés depuis que nous avons foulé le sol de votre grand et beau pays. Le Gabon est un merveilleux pays où vivent en bonne entente, les africains en général et les togolais en particulier. Le Gabon est pour mes compatriotes togolais, une patrie d’adoption comme le Togo en est
Ouverture de la Première session ordinaire à l’Assemblée Nationale
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Madame la Présidente du Sénat ; Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale du TOGO ; Madame et Messieurs les Présidents des Institutions Constitutionnelles ; Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, tout corps diplomatique accrédité en République Gabonaise ; Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementales ; Distingués Invités ; Mes Chers Collègues. Mardi 31 décembre 2013, dans l’atmosphère enchantée qui précède les réjouissances du nouvel an, nous mettions un point final à nos travaux, au compte de l’année parlementaire 2013. Aussi, après deux mois d’éloignement qui me paraissent chaque fois interminables, tant me manquent le parfum enivrant de nos débats et l’ambiance fourmilière qu’imprime notre présence en ce lieu, tout le plaisir est pour moi de retrouver les uns et les autres dans une forme flamboyante comme les pétales d’une fleur baignée par les rosées matinales. Preuve, s’il en faut, de l’importance que revêtent également ces quelques semaines durant lesquelles nous retournons vers nos familles, nos amis et nos électeurs ; sources de fortification intarissable à travers les encouragements, les conseils mais surtout l’amour dont ils nous couvent. Autant d’ingrédients nécessaires à l’équilibre et à l’ordre intérieur que recommande l’accomplissement serein de notre exaltante fonction, parfois aux allures sacerdotales. Bref. Comme d’habitude, je puis espérer que nous mettrons l’ensemble des forces accumulées pendant cette trêve au service de la page parlementaire que nous sommes entrain d’ouvrir. Afin que celle-ci soit aussi fertile, sinon plus vivante et enthousiasmante que les précédentes. Mesdames et Messieurs, Distingués invités, Entre le 31 décembre dernier et ce lundi 03 mars 2014, beaucoup d’eau ont coulé sous le pont de notre fleuve politique. Les conseillers départementaux et municipaux, choisis par les habitants de nos villes et villages, viennent de désigner dans la plupart des cas, les principaux responsables de nos municipalités et des collectivités locales. Cet épisode politique a occasionné, à son tour, un bouleversement du puzzle gouvernemental notamment justifié par le mouvement de certaines pièces importantes de ce puzzle, appelés désormais à servir nos villes et départements. Dès lors, la volonté du Chef de l’Etat visant à impulser une dynamique nouvelle à son action, a-t-elle appelé la mise en place d’un nouveau Gouvernement qui compte aujourd’hui un mois et trois(3) jours. Aussi, avons-nous le vaste plaisir d’accueillir ce matin les femmes et les hommes qui incarnent cette pétillante équipe, au premier plan de laquelle se trouve notre ancien collègue et désormais ex-Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, j’ai cité : le Professeur Daniel ONA ONDO. L’évocation de ce dernier me rappelle que je devrais maintenant m’acquitter du devoir toujours agréable de dire ma gratitude à l’ensemble de toutes les personnalités de la République, sans oublier nos invités ainsi que les simples citoyens venus une fois de plus nous apporter leur soutien au cours de cette cérémonie hautement symbolique dans la bonne marche de nos institutions. Monsieur le Premier Ministre, Qu’il me soit permis, tout d’abord, de vous adresser mes vives et sincères félicitations pour cette belle promotion dont vous êtes l’heureux bénéficiaire depuis votre nomination intervenue le 24 janvier écoulé. Cette promotion est celle de l’homme d’expérience, doté d’une solide formation intellectuelle et politique. C’est la promotion de l’homme loyal vis-à-vis de sa formation politique et de son obédience idéologique. C’est la promotion de la patience, la dignité et la sérénité qui tranche d’avec l’esprit vindicatif ambiant du microcosme politique national. Lequel esprit vindicatif ignore que tout vient à point nommé pour qui sait attendre. Ni trop tôt, ni trop tard. « C’est à la nuit tombée, dit-on, que l’oiseau de minerve prend son envol ». Monsieur le Premier Ministre entrant, vous êtes pour l’Assemblée Nationale le Premier Vice-Président sortant. Ce chiasme me permet de souligner que votre présence au Palais Léon MBA, à l’occasion de cette cérémonie n’est pas une surprise. C’est le contraire qui nous aurait étonnés. Car, ici vous êtes dans vos jardins. Aucun angle de ce Palais ne vous échappe. Seul change désormais le prisme à partir duquel vous observerez cette galerie de grands portraits à laquelle vous êtes accoutumée. Merci, Monsieur le Premier Ministre, de nous afficher d’entrée, votre bienveillante coopération. Suivant le même élan, permettez que nos remerciements soient aussi adressés à l’ensemble des Ministres qui vous entourent ce matin. Mesdames et Messieurs les Ministres, Je voudrais également vous féliciter pour le choix que le Président de la République et le Premier Ministre ont porté sur vos personnes respectives. Chacun doit pouvoir mesurer à juste valeur l’honneur qui lui est fait de compter parmi les membres du Gouvernement. Il y a en effet beaucoup d’appelés, mais très peu d’élus. Pour sa part, le Bureau de l’Assemblée Nationale a force d’espérer que le Gouvernement mieux que par le passé œuvrera à un véritable rayonnement de notre lien républicain. Lequel lien a parfois manqué de complicité et de dynamisme agissant à cause d’une certaine tendance consistant à regarder l’action du Parlement comme nuisible aux membres du Gouvernement. Bon nombre parmi vous vient de quitter ces bancs. Beaucoup connaissent les règles du jeu qui ne devraient plus alors souffrir d’aucune mésinterprétation. Mesdames et Messieurs les Ministres, l’Assemblée Nationale vous remercie d’être venu lui témoigner de votre considération institutionnelle et républicaine. Chers Collègues, L’Assemblée Nationale a également le plaisir de compter parmi ses soutiens, la Présidente du Sénat, Madame Rose Francine ROGOMBE dont la présence à nos côtés ne souffre jamais de lassitude. Ce souci d’inspirer l’exemple par le haut, dans le lien constitutionnel qui nous engage est devenu le gage même du respect mutuel, de la sincérité et de la complémentarité harmonieuse entre nos deux Chambres parlementaires. Je vous remercie Madame la Présidente de la marque constante de votre déférence à l’égard de nos travaux. Dans le même ordre d’idée, je tiens à saluer la présence de Madame et Messieurs les Présidents des Institutions Constitutionnelles de la République. L’hommage mérite d’être rendu à tous pour les efforts déployés chacun à son niveau,
Discours d’ouverture du Président de l’Assemblée Nationalale durant l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie

Madame la Présidente de la Commission Politique de l’Assemblée Parlementaire et la Francophonie, Mesdames et messieurs les présidents des chambres des Parlements Francophones,Mesdames et messieurs les Représentants de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Mesdames et messieurs les chefs des délégations,Chers collègues,Mesdames, messieurs.J’ai grand plaisir, au nom du Parlement gabonais, et en ma qualité de Président de la section gabonaise de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, de vous souhaiter la plus cordiale des bienvenues en terre gabonaise, terre d’hospitalité et d’accueil, à l’occasion de la tenue ici à Libreville, de la présente réunion de la Commission Politique de notre Institution Parlementaire.Dans le même élan, je souhaite saluer et remercier toutes les personnalités présentes ici qui ont décidé de s’associer aux travaux de cette commission dont nous connaissons l’importance et qui constituent incontestablement, à bien des égards, un exercice de pédagogie.L’an dernier à la même période nous étions à Rabat au Maroc, nous voici aujourd’hui à Libreville toujours animés par la même envie d’examiner les questions politiques, l’état de droit dans le monde francophone, les rapports avec les autres Institutions francophones, les orientations générales de notre Assemblée Parlementaire, ainsi que les questions juridiques relatives au règlement et à ses dispositions d’application.Je caresse le vœu que la rencontre de Libreville soit des plus fructueuses, qu’elle permette notamment ainsi qu’il avait été convenu à Rabat, de mettre à jour la convention entre le Secrétariat général de l’APF et l’Organisation Internationale de la Francophonie.Il en est de même de l’examen des situations de crise politique dans l’espace francophone. Je pense notamment à celle que traverse un pays frère de notre sous-région Afrique Centrale, la République Centrafricaine, qui s’enfonce malheureusement chaque jour un peu plus dans un invraisemblable torrent de haine entre Chrétiens et Musulmans par milices interposées.Sans empiéter sur les contours de vos travaux, il me parait nécessaire de vous suggérer d’examiner les enjeux politiques au sein des sections suspendues ou mises sous observation par l’APF. Ce sont là, autant de pistes de travail, qui donne à penser que la réunion de Libreville aura l’exaltant devoir de formuler des résolutions dont la mise en œuvre future devra contribuer à asseoir la Démocratie et l’Etat de droit dans le monde Francophone.Nous devons garder présent dans nos esprits que l’APF, qui entend constituer le principal lien démocratique entre les institutions et les peuples francophones, ne saurait être sourde aux échos que renvoient les grandes mutations de notre temps.Avec l’apparence d’effets collatéraux de la mondialisation, nous voyons fleurir de nouvelles polémiques économiques, de nouveaux enjeux politiques et sociaux.Il me semble judicieux, dans un tel contexte, de chercher les réponses à nos difficultés en instaurant au sein de nos organes des débats réalistes qui permettraient d’appréhender les données de chaque problème dans leur juste perspective. L’importance de notre Institution et le succès de nos actions me paraissent en dépendre.Vous êtes à Libreville, ville libre mais aussi ville des libertés. C’est pourquoi, je vous invite à laisser libre cours à vos pensées, à vos réflexions afin que les conclusions de vos travaux apportent aux problèmes identiques, des réponses qui doivent être calibrées en considération des espèces.Chers collègues Parlementaires, mesdames, messieurs,Hormis le caractère studieux de votre séjour librevillois, j’espère que vous aurez le temps de découvrir notre belle cité et d’en garder un très bon souvenir !Sur ce, je déclare ouverts, les travaux de la Commission Politique de l’APF et vous remercie de votre aimable attention.
Décoration des Agents de la main d’oeuvre non permanente

Au cours de la présentation des voeux au Président de l’Assemblée nationale, certains Agents de la main d’oeuvre non permanente ayant totalisé dix années et plus de service au sein de l’Institution se sont vus décerner des médailles du mérite de travail par des hauts fonctionnaires du Ministère de Travail. Remise de médaille Photo avec Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le Secrétaire Général Adjoint du Ministère du Travail et les trois médaillées d’or.
Présentation des voeux de nouvel an au Président de l’Assemblée nationale

– Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; – Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau ; – Monsieur le Président du groupe parlementaire PDG ; – Mesdames et Messieurs les Présidents des Commissions générales permanentes ; – Distingués invités ; – Chers collaborateurs ; – Mesdames, Messieurs.L’administration de l’Assemblée Nationale a perdu, au cours de l’année qui vient de s’achever, deux (02) de ses agents les plus méritants qui avaient su, par leur sympathie et leur sens élevé du service public, susciter l’admiration unanime des personnels de notre Institution. Je souhaite, Monsieur le Président, en préambule à mon propos de circonstance, que vous me permettiez de rendre hommage à leurs mémoires en faisant observer une minute de silence.Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Le génie inventif de l’Homo sapiens lui a permis de séquencer le cours infini du temps et de maîtriser l’étendue de son espace de vie. Il a ainsi pu donner à son action sur terre, des repères sans lesquels l’humanité et le monde moderne auraient été autrement organisés.Au titre de ses repères, l’année apparaît comme le référentiel temporel universellement agréé ; le principe de l’annualité régit, en effet, la quasi-totalité de l’activité humaine et la présente cérémonie me paraît y trouver sa justification. Sinon, comment comprendre qu’au moment même où je m’adresse respectueusement à vous, des manifestations similaires ont lieu à travers le monde entier ?Monsieur le Président, Si l’Homo sapiens a su inventer la chronologie afin de situer dans le temps, les actions qu’il accomplit, il reste encore heureusement ou malheureusement, c’est selon ; il reste encore disais-je, sans arme sur la maîtrise de son avenir.Et si l’on peut considérer que les études prospectives ou l’art divinatoire sont des armes, j’estime, pour ma part, que ces armes demeurent encore sans munitions.Monsieur le Président, Mes collaborateurs et moi-même aurions voulu être pour vous, des « contemplateurs des pénombres », l’expression est de Victor Hugo.Nous aurions aimé, les premiers, voir surgir des brumes du futur, la matérialisation de vos meilleurs rêves et vous apporter, par anticipation la bonne nouvelle.Nous aurions également aimé sonder l’avenir et pénétrer les voies du Seigneur pour briser, à l’avance, tout ce qui pourrait survenir de fâcheux dans votre vie tout au long de l’année qui commence.Mais notre impuissance nous a vite ramenés à la réalité. Même si notre beau et bon pays y échappe encore, cette réalité nous présente, avec une prégnance inquiétante une planète en ébullition où, les conflits armés, les risques écologiques, les crises économiques, financières et sociales deviennent de plus en plus aigus. C’est pourquoi, dans un contexte globalisant où le pire semble avancer plus vite que le meilleur, nous nous résolvons, mes collaborateurs et moi-même, à vous présenter, Monsieur le Président, ainsi qu’à votre illustre famille, nos vœux ardents et sincères de santé, de longévité, de bonheur et de paix intérieure.A ces vœux, nous associons naturellement les membres du Bureau, de même que les Présidents du groupe parlementaire P.D.G. et ceux des commissions générales permanentes qui accompagnent utilement votre action politique et contribuent de façon décisive à l’activité normative de notre prestigieuse Institution.Monsieur le Président, Il m’est difficile en la circonstance, de résister à la tentation d’évoquer l’un des plus anciens dieux de la mythologie romaine, JANUS en l’occurrence, représenté avec deux visages opposés rappelant les deux faces d’une porte.Considérée dans une optique managériale, cette représentation à double face me suggère de jeter un regard rétrospectif sur ce qui a été fait en 2013 et de tirer de l’expérience de ce passé récent, la substance nourricière, que dis-je, l’amnios de notre plan d’action embryonnaire pour 2014.Sur le plan de la production législative et du contrôle de l’action gouvernementale, 2013 n’a pas été, loin s’en faut, une année de tout repos.En effet, des trente quatre (34) textes déposés sur le Bureau de l’Assemblée Nationale, vingt six (26) ont été adoptés et vous avez suffisamment expliqué les contours des plus emblématiques d’entre-eux pour que nous y revenions sans courir le risque d’être superfétatoire.Cinq (05) restent en cours d’examen dont trois (03) transmis pour contre-amendements au Gouvernement, tandis que trois (03) autres ont été rejetés. L’Assemblée Nationale a également procédé à quarante et une (41) auditions de membres du Gouvernement, posé 18 questions orales avec débat et organisé neuf (09) séminaires nationaux et internationaux d’échanges et de renforcement de capacités.Elle a tenu dix (10) réunions du Bureau et le même nombre pour les Conférences des Présidents, soit un rythme d’une réunion par mois.Le Bureau a, en outre, effectué une mission de contrôle de l’exécution de certains travaux d’intérêt collectif dans toute la province du Woleu-Ntem.Par ailleurs, la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique a procédé à trois (03) missions de contrôle budgétaire, cependant que le Comité de suivi de l’application des lois a vérifié l’exécution par le Gouvernement de trois (03) textes à portée sociale. Sur le plan administratif, le renforcement des capacités opérationnelles de nos unités administratives, ainsi que le développement des compétences de nos agents ont été au cœur de notre action. Les dotations en moyens roulants, en équipements informatiques, de même que l’envoi en stage ou séminaires au Gabon et à l’étranger peuvent étayer mes propos.Le social n’a pas été en reste avec, notamment, la création, grâce à votre volonté personnelle, de la Caisse de Secours et de Solidarité des Agents de l’Assemblée Nationale qui, j’en suis convaincu, accompagnera utilement la politique sociale du Bureau que vous présidez.Nous comptons préserver ces acquis et agir, en 2014, sur d’autres leviers susceptibles de bonifier notre productivité. Monsieur le Président, Il y a un (01) an et demi, vous m’avez confié la conduite d’un important chantier ; celui de procéder au ravalement de la façade administrative de notre Institution, en lui donnant parallèlement, les traits d’un service public moderne, tourné vers la qualité de ses prestations, célébrant les résultats et cultivant le mérite.Avec l’appui de mes collaborateurs, je m’emploie quotidiennement à la résolution de l’équation bipolaire que me pose l’exécution de ce projet de
Allocution du Premier Ministre Turc à l’Assemblée Nationale du Gabon

Arrivé à Libreville le 06 janvier 2013 pour une visite de travail et d’amitié, Son Excellence Recep Tayyip ERDOGAN a quitté la capitale gabonaise au terme d’un bref séjour qui l’aura conduit, après la Présidence de la République et la Primature, à l’Assemblée Nationale où il a été reçu le 07 janvier par la première personnalité de cette Institution, Monsieur Guy NZOUBA-NDAMA. La visite du Premier Ministre Turc avait donné lieu à l’ouverture d’une session extraordinaire pendant la période d’intersession parlementaire. Les Députés qui devaient être en vacances fin décembre ont dû réaménager leur calendrier pour leur hôte et toute la délégation d’hommes d’affaires et de journalistes qui l’accompagnaient. Présentant les atouts de son pays dans un discours à forte tonalité économique que politique, Son Excellence Recep Tayyip ERDOGAN a plaidé pour que les autorités gabonaises accordent des facilités administratives aux investisseurs Turcs. Les accords antérieurs qui existent entre nos deux pays, a-t-il indiqué, offrent des perspectives et des opportunités pour nos Etats et qu’il fallait donc les renforcer. Signalons qu’une société Turque a obtenu le marché de construction à Libreville des maisons préfabriquées dans le cadre de la politique de logement du Président Ali BONGO ONDIMBA. La compagnie aérienne turque, Turquish Airlines a quant à elle reçu l’autorisation d’exploitation du ciel gabonais avec sept rotations hebdomadaires Libreville-Ankara. Il a aussi invité les hommes d’affaires de son pays à investir dans les secteurs de restructuration, notamment la santé, l’agriculture, l’habitat et le tourisme. Tenant compte de la volonté du Gabon d’être un pays émergent à l’horizon 2025, il a présenté la vision politique de son pays et invité les acteurs politiques gabonais à continuer d’oeuvrer pour une démocratie participative.
Invités de marque

Deux invités de marque à l’ouverture solennelle de la Première Session Ordinaire 2013 de l’Assemblée Nationale Sur invitation du Président de l’Assemblée Nationale, deux invités de marque à savoir Madame Rose MUKANTABANA, Présidente de la Chambre des Représentants des Députés du Parlement Rwandais et Monsieur BOURHANE HAMIDOU, Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores ont pris part à la cérémonie solennelle d’ouverture de la session parlementaire qui a eu lieu le 1er mars 2013 au palais Léon MBA , siège de l’Assemblée Nationale. Cette invitation entre dans le cadre des relations entre les différentes Chambres du Parlement des trois pays. Dans leur allocution, après avoir tour à tour remercié le Président de l’Assemblée Nationale, Son Excellence Guy NZOUBA-NDAMA et rappelé les liens historiques qui unissent nos Etats, ils ont évoqué la nécessité pour les différents parlements de renforcer la coopération qui devrait caractériser aujourd’hui nos relations pour autant que celle-ci est devenue un instrument de concertation de rapprochement et d’unité pour nos trois Etats, y compris nos peuples respectifs. Rose MUKANTABANA, Présidente de la Chambre des Représentants des Députés du Parlement Rwandais BOURHANE HAMIDOU, Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores
Présentation du livre de Marc-Louis ROPIVIA dédié à Paul-Marie INDJENDJET GONDJOUT

En présence des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale en tête desquels le Président Guy NZOUBA-NDAMA, des Anciens Présidents de l’Assemblée Nationale, des Responsables des Partis politiques, des membres de la famille et de plusieurs invités, l’Assemblée Nationale a abrité la présentation du livre du Professeur Marc-Louis ROPIVIA dédié à la mémoire du premier Président de l’Assemblée Nationale du Gabon, Monsieur Paul-Marie INDJENDJET GONDJOUT. Le livre est une biographie. A en jugé par son contenu, il constitue une véritable source d’information à la fois pour les historiens, les politistes et tous ceux et celles qui s’intéressent à l’histoire de notre pays. C’est un miroir sur l’histoire politique du Gabon de façon générale et sur celle du Parlement de façon particulière. Le choix de l’hémicycle du Palais Léon MBA pour accueillir la cérémonie est très symbolique. Acteur politique majeur dans l’histoire du Gabon, Paul-Marie INDJENDJET GONDJOUT fut un grand conseiller de l’AEF, Sénateur, Député ; plusieurs fois Président de l’Assemblée Nationale, Président du Conseil Economique et Social, Président de la Cour Suprême. Le titre du livre : « Paul-Marie INDJENDJET GONDJOUT, un pionnier dans la construction du Gabon contemporain » en dit long sur la personnalité et la grandeur de l’homme parce qu’il aura marqué l’activité parlementaire du Gabon moderne.
Allocution de la Présidente de la chambre des députés, du Parlement du Rwanda, MUKANTABANA Rose, A L’Assemblée nationale du Gabon lors de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2013.

Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Gabon ; Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale de Comores ;Honorables Vices Présidents de l’Assemblée nationale du Gabon ;Honorables Députés ;Mesdames et Messieurs ; C’est avec un réel plaisir que je suis avec vous aujourd’hui et que je prends la parole dans ce palais Léon MBA de la démocratie qu’est l’Assemblée nationaledu Gabon, en cette occasion de l’ouverture de sa première session ordinaire de l’année 2013. Je voudrais ainsi transmettre les salutations de son Excellence le Président de la République du Rwanda, Paul KAGAME à son Excellence le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA et partant, les salutations de tous les rwandais aux frères et soeurs du Gabon. Plus particulièrement je vous transmets chers parlementaires les salutations de vos collègues du Parlement du Rwanda. Je faisais l’occasion pour exprimer, au nom de ma délégation et en mon nom propre, notre profonde reconnaissance pour l’accueil et toute l’attention dont nous avons bénéficiédepuis notre arrivée dans votre belle capitale Libreville. Je remercie spécialement l’Honorable Guy NZOUBA NDAMA, Président de cette Assemblée qui a bien voulu nous associer à cet important événement. L’invitation qu’il nous a adressée témoigne suffisamment des bonnes relations de fraternité et de coopération qui existe entre le Gabon et le Rwanda et entre les deux Parlements. C’est aussi un signe éloquent de la solidarité, nue des valeurs intrinsèques aux peuples de l’Afrique. Excellence Monsieur le Président ; Honorables Vices Présidents ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs ; Nul n’ignore que nous partageons beaucoup dans nos traditions et cultures même s’il existe quelques spécificités propres à chaque pays. Les crises et les profondes mutations de la société moderne nous concernent tous bien qu’à des degrés différents. Les avancés des technologies de l’information et de la communication, l’interdépendance et l’internationalisation des relations ne laissent aucun pays, ni aucun peuple de côté. Dans ces conditions, le renforcement des liens d’amitié et de fraternité déjà existants s’avèrent plus que nécessaires. L’Afrique a subi et continue à subir les effets et les conséquences de ces transformations parfois imposées de l’extérieur et les nouvelles formes de domination ne font qu’exacerber les problèmes auxquels font face les africains. Le leadership africain est à prendre plus de conscience que le développement de l’Afrique et le bien-être des africains ne viendrons jamais des autres continents ; il en va plutôt de la responsabilité première de nous-mêmes africains. Nous ne devrions pas continuer à présenter les excuses de l’histoire d’il y a plus de 50 ans pour esquiver cette responsabilité, nous avons l’obligation de chercher à comprendre pourquoi il y a un grand nombre de populations pauvres sur le Continent Africain alors qu’il regorge des richesses énormes, mais aussi et surtout le devoir d’y trouver des solutions durables. Cela exige une vision bien éclairée et une gouvernance efficace pour répondre aux aspirations sans cesse croissantes des citoyens de nos pays respectifs et pour leur assurer un avenir meilleur. Excellence Monsieur le Président ; Honorables Vices Présidents ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs ; Certains pays africains ont enregistré des avancées louables dans la gouvernance démocratique, l’organisation des élections libres et transparentes, la corruption et la mise en place de mécanismes juridiques et institutionnels correspondants, ainsi qu’en matière de développement humain. Toutefois, il existe encore dans certains coins de l’Afrique des signes visibles de toutes sortes qui génèrent des conflits armés et des tensions récurrentes. Les efforts de développement économique sont ainsi anéantis par ces déchirements au niveau de la communauté, ce qui fait que le taux de croissance laisse toujours à désirer. Excellence Monsieur le Président ;Honorables Vices Présidents ;Honorables Députés ;Mesdames et Messieurs ; Le rôle des Parlements est capital pour instaurer et renforcer la démocratie et la bonne gouvernance. En effet, grâce à sa mission de législateur et de contrôleur de l’action gouvernementale, le Parlement assure l’adéquation des politiques du gouvernement aux besoins de la population, il peut exiger des comptes ou alors refuser de cautionner des décisions de nature à affecter négativement la vie du peuple. Le rôle croissant joué par le Parlement dans la gouvernance est le reflet de profondes transformations des relations entre politique, économie et société. Excellence Monsieur le Président ; Honorables Vices Présidents ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs ; J’aimerais vous partager l’expérience de mon pays le Rwanda, qui a connu la tragédie du génocide contre les Tutsi en 1994, mais qui se reconstruit de façon satisfaisante au fil des années. En effet, d’un côté, nous regrettons vivement que nous ayons connu une période sombre de notre histoire où l’exclusion, la discrimination, la haine des uns envers les autres ont culminé en un génocide qui a emporté plus d’un million de vies humaines et détruit les propriétés tant publiques que privées en un laps de temps de trois mois, d’avril à juillet 1994. D’un autre côté, nous sommes fiers que des rwandais eux-mêmes ont arrêté ce génocide face à l’impuissance ou l’inaction de la communauté internationale. Depuis lors, le pays est embarqué dans une vision ou chaque rwandais doit se sentir chez lui, doit jouir des mêmes droits que les autres et participer à titre d’égalité à la vie politique, économique et sociale du pays. Tous les réfugiés rwandais où qu’ils se trouvent sont appelés à rentrer au pays et à collaborer aux efforts de développement. Pour ceux qui ont reçu la nationalité des pays d’accueil et qui préfèrent y rester, qu’ils ne se privent pas du droit de venir au pays visiter leurs membres de famille ou les amis ou même y investir sans aucune entrave. Le leadership rwandais a compris que le développement du pays ne sera acquis que par la participation de tous les fils et filles du pays. Ainsi, l’égalité homme/femme est une réalité indiscutable dans notre pays, lequel est le premier au niveau mondial à voir plus de femmes au Parlement (56.25% à la Chambre des Députés). Cela résulte d’une volonté politique bien délibérée et du consentement de la population lors du référendum constitutionnel de 2003 où un quota
Allocution de Monsieur Guy NZOUBA-NDAMA, Président de l’Assemblée Nationale à l’occasion de la cérémonie solennelle d’ouverture de la 1ère Session Ordinaire 2013

Le 31 Décembre dernier, nous mettions un terme aux travaux comptant pour la deuxième session ordinaire de notre Assemblée, conformément à l’esprit de la loi fondamentale. Cette pause a été l’occasion bien méritée de retourner vers nos électeurs et vers nos familles respectives pour partager avec les uns et les autres l’allégresse suscitée par l’ambiance festive du nouvel an. Aussi, au moment de retrouver cet hémicycle, je ne puis résister à l’envie de réitérer à toutes et à tous mes voeux de bonne santé, de paix familiale, de succès individuel dans vos projets privés et de réussite collective dans notre aventure parlementaire commune. Mesdames et Messieurs, J’ai parlé de l’intersession qui vient de s’achever comme d’une pause bien méritée. De fait, cette parenthèse législative est venue couronner une intense activité dont j’avais déjà eu l’occasion de présenter les contours lors de notre cérémonie de clôture. Tant en matière d’élaboration de la loi et de contrôle du travail gouvernemental, qu’en ce qui concerne la diplomatie interparlementaire. Dans le cadre de cette diplomatie, l’abondance et l’importance de l’actualité ont même nécessité l’ouverture d’une session extraordinaire dont l’évocation vaut le détour. Mais, avant toute chose, je voudrais m’acquitter de l’agréable devoir de remercier toutes celles et tous ceux qui ont bien voulu honorer notre Institution de leur prestigieuse présence à cette cérémonie qui marque l’ouverture de sa première session ordinaire 2013. Mes remerciements vont d’abord au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Raymond NDONG SIMA qui a choisi de consacrer une grande partie de son agenda, combien serré, à notre rentrée solennelle.A cet hommage, nous associons tous les Ministres qui l’accompagnent ; et qui ont bien compris que leur présence ici n’est pas réductible à une simple bienséance protocolaire ; mais qu’elle relève de la nécessité de jumeler nos efforts pour mieux servir les intérêts du peuple gabonais. Ma profonde gratitude va également à l’adresse de Madame Rose Francine ROGOMBE, Présidente du Sénat dont la solidarité infaillible à l’égard de nos travaux constitue une véritable marque déposée. Je n’oublie pas non plus les autres Présidents des Institutions Constitutionnelles qui nous apportent de façon toute aussi renouvelée leur précieux soutien dans l’intérêt bien compris de notre complémentarité républicaine. Aux Représentants du Corps diplomatique, aux Organisations non gouvernementales, partenaires essentiels du Gabon dans son oeuvre et son ambition encore inachevée de parvenir à un Etat de droit irréprochable et influent sur la scène internationale, la Représentation Nationale voudrait exprimer la reconnaissance du peuple gabonais et l’honneur que l’Assemblée Nationale éprouve à les compter parmi ses soutiens constants et particulièrement lors de ses cérémonies solennelles. Au peuple gabonais qui nous encourage quotidiennement dans cette mission et plébiscite de plus en plus l’importance qu’elle revêt dans leur vie et dans la vie de la nation, l’Assemblée Nationale voudrait exprimer la même gratitude. Enfin, comme je l’ai déjà annoncé au seuil de cette allocution, nous avons l’honneur et le plaisir d’accueillir ce matin et pour la première fois au Gabon : Madame Rose MUKANTABANA, Présidente de l’Assemblée Nationale du Rwanda et Monsieur Hamidou BOURHANE, Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores ; venus tous les deux en frères nous apporter leur soutien et le témoignage de leur grande considération à l’égard du peuple gabonais dont nous sommes ici les représentants. Chers Collègues, Au nom de tous les Députés, au nom de tous nos concitoyens et en mon nom personnel, je voudrais vous souhaiter la bienvenue au Palais Léon MBA, siège de l’Assemblée Nationale du Gabon. Ici, vous êtes en terre africaine, vous êtes sur la terre de nos ancêtres communs : vous êtes chez vous.Le Bureau de notre Assemblée sait apprécier à juste valeur les efforts que vous avez consentis pour être parmi nous ce jour. D’autant plus, je puis objectivement imaginer combien vos agendas sont surchargés, combien vous êtes sollicités à l’échelle de vos nations respectives, compte tenu des lourdes responsabilités que vous y assumez. Cependant, Madame la Présidente, Monsieur le Président, dans un contexte de crises multiformes qui secouent le continent, il importe à l’Afrique de savoir parler à elle-même ; il importe aux africains d’apprendre à se serrer les coudes pour rechercher et résoudre ensemble les problèmes qui minent leur existence. Une Afrique de Nations solitaires courrait inévitablement vers sa perte. Seule une Afrique de Nations solidaires peut sauver l’Afrique du « mal-être » et de toutes les formes de déchéance qui la guettent. C’est ainsi qu’à travers les nombreux fora au cours desquels nous nous sommes souvent rencontrés, nous avons acquis ensemble la ferme conviction suivant laquelle, les parlementaires que nous sommes, pouvons jouer un rôle majeur dans l’optique de ce dialogue inter africain qui conditionne désormais notre survie. Ce dialogue, dans le cas d’espèce, passe par la diplomatie interparlementaire ; laquelle permet d’une certaine façon la rencontre des peuples à travers leurs élus. Plus que jamais, ces rencontres doivent devenir le lieu de partage de nos différences afin d’enrichir nos particularismes. Elles doivent aussi constituer la tribune d’échange de toutes nos expériences, afin que les expériences ainsi échangées permettent à l’Afrique et aux africains d’appréhender de façon plus globale les difficultés et les résolutions afférentes à ces difficultés dorénavant mutualisées. Madame la Présidente de l’Assemblée Nationale du Rwanda,Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale de l’Union des Comores, J’ai la force de croire que l’alliance scellée ce jour entre nos assemblées pourrait devenir un modèle de ce dialogue inter africain que nous appelons de tous nos voeux, pour des lendemains meilleurs à nos peuples respectifs. Merci d’être venu. Merci de votre soutien fraternel. Puissent les brises du Komo bercer de leurs mélodies envoutantes chaque instant de votre séjour Librevillois. Monsieur le Premier Ministre,Mesdames et Messieurs, Eu égard à l’importance que notre Assemblée accorde à la coopération internationale, nous avons ouvert le 31 décembre dernier une session extraordinaire notamment motivée par les besoins de cette cause. En effet, cette séquence extraordinaire a été d’abord marquée par deux évènements majeurs : -La réception du Premier Ministre Turc, Monsieur RECEP TAYYIP ERDOGAN à la tête d’une délégation forte